Canton de Mirebeau-sur-Bèze

Mirebeau-sur-Bèze

1 900 hab. (Mirebellois), 2 219 ha dont 959 de bois, chef-lieu de canton de la Côte-d’Or dans l’arrondissement de Dijon, 24 km à l’ENE de la ville sur la route de Gray; la grande forêt domaniale de Mirebeau, à l’est du village, le sépare de la vallée de la Vingeanne et du canal de la Marne à la Saône. La bourgade, qui a de l’allure et figure parmi les «petites cités de caractère», a commencé à recevoir des Dijonnais dans les années 1970 et a ainsi pu reprendre quelque vigueur — mais sa seule usine, Nel-Tec (140 sal., circuits imprimés), a fermé en 2008.

Le village, «station verte de vacances» de la Vingeanne (avec Pontailler et Fontaine-Française), abrite la maison du canton et du pays de Vingeanne, où est le siège de la communauté de communes du Mirebellois, qui correspond au canton; il a un collège public. Le nom de la commune était Mirebeau tout court avant 1991. La population s’était abaissée à moins de 900 hab. entre 1921 et 1962, mais augmente depuis et a gagné 300 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 8 600 hab. (7 500 en 1999), 21 communes, 24 057 ha dont 5 207 de bois; limitrophe de la Haute-Marne, il est traversé à l’est par la Vingeanne et le canal de la Marne à la Saône, et touche à l’ouest à la vallée de la Tille, dont l’autoroute A 31 longe les marais. Bézouotte (210 hab., 110 ha), 2 km au sud de Mirebeau, abrite une fabrique de fibres textiles (Porteret-Beaulieu, 70 sal.) et le jardin du Logis. Tout au nord, à 9 km de Mirebeau, Bèze (730 hab., 2 340 ha dont 592 de bois) est également une «petite cité de caractère» dans une quasi-clairière forestière aux sources de la Bèze; celles-ci ont la forme d’une fontaine vauclusienne (résurgence), dont le débit peut varier de 0 à 24 m3/s et dont les grottes accueillent 20 000 visiteurs par an; un monastère s’y était installé au 7e s., et a eu des vignes à Gevrey-Chambertin, où subsiste un clos de Bèze parmi les grands crus; la commune a gagné 80 hab. après 1999.

Au NE, à 9 km du chef-lieu, château du 18e s. avec parc à Beaumont-sur-Vingeanne (180 hab., 1 172 ha), maison de retraite (45 sal.). Au SO, Belleneuve (1 400 hab., 1 447 ha) est déjà dans les extensions visibles de Dijon (lotissement): elle n’avait que 180 hab. en 1962! Il est vrai qu’entre temps elle a fusionné en 1965 avec Arçon, juste à l’est; mais la population est brusquement passée de 850 hab. à 1 500 entre 1975 et 1982, et s’est légèrement tassée depuis. La Saur (traitement des eaux) a un établissement dans la commune (30 sal.).

Beire-le-Châtel (830650 hab., 1 925 ha dont 424 de bois), 10 km à l’ouest du chef-lieu au bord des marais de la Tille, a gagné 180 hab. (+28%) de 1999 à 2008; elle a un institut médico-éducatif et un château de diverses époques (13e au 19e s.); mobilier Roblot-Noël (25 sal.). La commune d’Arceau (650 hab., 2 160 ha dont 481 de bois), à l’angle SO du canton, inclut le petit village et le beau château d’Arcelot (18e s.), avec parc, proche d’Arc-sur-Tille. Arceau est en croissance lente depuis 1962 (350 hab.) et a gagné 70 hab. de 1999 à 2008.