Canton de Pontailler-sur-Saône

Pontailler-sur-Saône

1 300 hab., 1 317 ha dont 505 de bois, chef-lieu de canton de la Côte-d’Or dans l’arrondissement de Dijon, 28 km à l’est de Dijon, au confluent de la Saône et de la Vingeanne, et à l’extrémité du canal de la Marne à la Saône, ce qui place le village en partie dans une île. Pontailler est un relais de navigation doté d’un port de plaisance de 40 places, et un lieu de villégiature avec une maison de la pêche, une maison des arts et une base de loisirs.

La commune a un collège public, une cartoucherie Titanobel (Titanite, 100 sal.), une chaudronnerie (Tonic, 60 sal.) et une fabrique de pièces plastiques (Mecelec, 25 sal.); magasin Atac (25 sal.). Les environs sont horticoles (spécialité d’oignons, avec fête en juillet), mais on y trouve aussi une décharge très surveillée qui a servi au CEA de Valduc. Pontailler forme avec Mirebeau et Fontaine-Française la «station verte de vacances» de la Vingeanne. La population de la commune avait un peu augmenté entre 1950 et 1980, mais s’est stabilisée depuis et a même perdu 60 hab. après 1999. Le village est le siège de la communauté de communes de Pontailler-sur-Saône, qui correspond exactement au canton, et du pays Plaine de Saône-Vingeanne.

Le canton a 7 500 hab., 19 communes, 21 451 ha dont 7 622 de bois; limitrophe des départements de la Haute-Saône et du Jura, il s’étend dans la plaine de la Saône, très boisée à l’ouest (forêt domaniale de Saint-Léger, avec des étangs). Juste au sud de Pontallier, Vonges (340 hab., 456 ha dont 156 de bois) est un ancien site de fabriques d’explosifs, depuis qu’une poudrerie y avait été installée en 1691 et plusieurs fois refaite après accidents; elle occupait jusqu’à 3 000 salariés, dont des Chinois, à la fin du 19e s. C’est encore un lieu de stockage et de fabrication, mais dont l’effectif a été très réduit: Titanobel emploie 80 salariés à la fabrication d'explosifs d'usage civil; s’y ajoute un atelier de traitement de surface (Thomas STPI, 60 sal.).

L’ancienne cartoucherie du Fays, en pleine forêt domaniale de Saint-Léger, devenue stockage d'explosifs (Titanobel, 90 sal.) est dans la commune de Lamarche-sur-Saône (1 200 hab., 3 396 ha dont 1 517 de bois), dont le centre est en bordure de la Saône à 3 km au sud de Vonges, et qui a aussi une métallerie (Cita, 40 sal.). À Maxilly-sur-Saône (320 hab., 787 ha dont 203 de bois), 4 km NNE de Pontailler, bétons et préfabriqués Stradal (90 sal.) et métallerie Barbot (45 sal.); au NE, beau château de 1762 avec parc à Talmay (500 hab., 2 204 ha dont 858 de bois, 6 km NNE du chef-lieu), qui a aussi une métallerie (Francano, 50 sal.).

Perrigny-sur-l'Ognon (660 hab., 1 892 ha dont 723 de bois) fait face à Pontailler de l'autre côté de la Saône, dont elle occupe une large part de plaine alluviale, le village est au bord d'un bras de dérivation de l'Ognon, dont le cours principal fixe la limite orientale de la commune jusqu'à son confluent avec la Saône; elle a gagné 160 hab., soit plus de 30%, entre 1999 et 2008.

Soissons-sur-Nacey (310 hab., 772 ha dont 265 de bois) occupe l'extrémité sud-est du canton à 9 km SSE de Pontailler et voisine avec Vielverge (500 hab., 1 478 ha dont 518 de bois) qui accueille un atelier de plastiques Celtiplast (30 sal.). Cléry (130 hab., 337 ha), 7 km à l'est du chef-lieu, propose comme musée une «maison paysanne 1900». À l'opposé, Binges (630 hab., 1 766 ha dont 264 de bois) occupe l'extrémité occidentale du canton, 12 km à l'ouest du chef-lieu; travaux publics Bredillet (35 sal.).