Canton de Pléneuf-Val-André

Pléneuf-Val-André

4 060 hab. (Pléneuviens ou Valandréens), 1 707 ha, chef-lieu de canton des Côtes-d’Armor dans l’arrondissement de Saint-Brieuc, 26 km au NE de la préfecture par la route (18 à vol d’oiseau). Il est fait de plusieurs parties distinctes: un bourg sur le plateau, une urbanisation sur la pointe de Pléneuf qui fait saillie au milieu de la côte orientale de la baie de Saint-Brieuc (côte de Penthièvre), le bord de la belle plage du Val André, jadis val en Dret; le port de plaisance de Dahouët au sud-ouest; et quelques hameaux périphériques.

La station balnéaire du Val André a été aménagée dans les années 1880 et en porte la marque, mais n'est entrée officiellement dans le nom de la commune qu'en 1965; on y trouve un golf et un casino du groupe Partouche (60 sal., 105e de France, 6,9 M€). La population est à peu près stable depuis les années 1960; elle s'est accrue d'environ 300 hab. entre 1999 et 2008. les 2 200 résidences secondaires forment plus de la moitié du parc de logements; 4 campings (350 places), 5 hôtels (120 chambres).

La commune, dont le nom était à l’origine Ploeneuc, soit la paroisse de (saint) Enoc, compris ensuite en breton comme Plou Nevez (villeneuve) et devenu Pléneuf, y a ajouté celui de la station en 1965. Juste au sud de la plage, dans les rochers, le port de Dahoüët, dont l’entrée est difficile, a équipé jadis pour la pêche lointaine à la morue; on y a aménagé un port de plaisance de 330 places à ponton, 290 à bouée. L’ensemble est complété par vieux gréements, chars à voile, parc de l’Amirauté, Atelier du patrimoine maritime avec exposition sur la pêche en Islande, une antenne de la firme Cousteau (avec exposition), collège public et collège privé; un centre Leclerc (65 sal.). Au bout de la pointe de Pléneuf, l’îlot du Verdelet a une réserve ornithologique; il est relayé plus au large par les rochers des Platières.

Le canton a 12 800 hab. (11 800 en 1999), 5 communes, 12 850 ha dont 712 de bois. La communauté de communes de la côte de Penthièvre (6 communes, 13 500 hab., 13 900 ha) englobe le canton. La partie septentrionale du canton relève d’Erquy et de Plurien. Au sud de Pléneuf, la côte appartient à Planguenoual (1 870 Planguenoualais, 3 289 ha), dont le nom vient de saint Denoual (ou Conval) et qui compte plusieurs petits manoirs anciens; sa population s'est accrue de près 300 hab. entre 1999 et 2008. La commune aplus de 300 résidences secondaires (28% du parc) et un camping (50 places).

Le bourg de Saint-Alban (1 910 Albanais, 3 043 ha dont 360 de bois) est à 3 km au sud de Pléneuf; son finage n’atteint pas la côte mais s'approche du port de Dahouët. Il accueille les armements d'aquaculture Dahouëtin (20 sal.) et Porcher (45 sal.) et les automatismes Imap-Armor (35 sal.) et s’est vu attribuer le siège de la communauté de communes Côte de Penthièvre. La chapelle Saint-Jacques à l’est du bourg est ancienne et située sur le Tro Breizh; ses murs et ses décors sont surtout des 14e et 17e s. La population s’est étoffée entre 1968 (1 140 hab.) et 1990 (1 660 sdc) et a encore gagné plus de 300 hab. entre 1999 et 2008. La commune contient au sud-est le grand bois vde Coron et partage avec Hernansal (canton de Matignon) un parc éolien de 5 machines Vestas de 90 m, installé en 2009 (10 MW, 25 GWh). Elle a plus de 200 résidences secondaires (21% des logements) et un camping (65 places).


Erquy

3 900 hab. (Réginéens ou Erquiais), 2 646 ha, commune des Côtes-d’Armor dans le canton de Pléneuf-Val-André, 8 km au NE du chef-lieu. Le nom est d’origine obscure, peut-être «les rochers»; Erge-ar-Mor en breton. Le bourg s’étire le long d’une anse bien protégée de la côte orientale de la baie de Saint-Brieuc (côte de Penthièvre); le massif de grès rose du cap d’Erquy borde la rade côté nord.

Erquy a un actif port de pêche, riche de 80 bateaux dont 10 hauturiers, et qui serait le premier d’Europe pour les coquilles saint-jacques (1 500 t/an sur un total de prises de 10 000 t); il emploie 600 personnes directement (dont 300 marins-pêcheurs), 1 500 indirectement; armement des Pêcheries de l’Armorique (reprises en 2005 par le groupe Le Graët de Guingamp et descendues de 45 à 25 sal.), installations électriques Allez (55 sal.), supermarché U (65 sal.).

Erquy est aussi une station de vacances, avec deux ports de plaisance (450 places mais sans ponton), écoles de plongée et de voile; un collège public y est établi. Tout au sud de la commune, non loin de Pléneuf, l’élégant château de Bienassis (18e s.) offre à la visite ses beaux jardins; maison de retraite (40 sal.). Erquy a 2 700 résidences secondaires (57% du parc de logements), 11 terrains de camping (2 100 places) dont 2 de luxe (310 places), trois petits hôtels. La population communale est restée stable autour de 2 900 hab. entre 1890 et 1960, puis a entamé une lente croissance.

Le cap d’Erquy est un site classé, en partie boisé, qui a été racheté par la commune et où ont été tracés des sentiers pédestres; il est prolongé en mer par des écueils et des îlots; à l’est, il domine l’estran de Sables-d’Or-les-Pins au débouché du petit Islet, dont la vallée est coupée par le barrage de Montafilan. Juste à l’est d’Erquy se trouve la commune de Plurien, qui participe au développement des Sables-d’Or, station qu’elle partage avec Fréhel.


Plurien

1 300 hab. (Pluriennais), 2 165 ha, commune des Côtes-d'Armor dans le canton de Pléneuf-Val-André, 15 km au NE du chef-lieu. Elle partage avec sa voisine Fréhel la station balnéaire des Sables-d'Or-les-Pins, au bord d'une petite baie où débouche l'Islet. Le nom, qui amuse parfois, vient de saint Urien ou Thurien. La population est en légère baisse depuis 1975; elle avait dépassé 1 500 hab. autour de 1900.