Canton de Ploubalay

Ploubalay

2 660 hab. (Ploubalaysiens), 3 545 ha, chef-lieu de canton des Côtes-d’Armor dans l’arrondissement de Dinan, 19 km au NNO de Dinan. La commune touche au littoral de la baie de Lancieux et suit à l’est la limite départementale, elle-même fixée sur le cours du Frémur, agrémenté d’une série d’étangs de barrage; elle a 70 ha de polders; supermarché Carrefour (25 sal.), transports Ambroise Bouvier (35 sal.), portage Distel (50 sal.), un terrain de camping (100 places). Le nom vient de saint Balay (ou Bachla). La population, fort stable depuis un siècle et demi, s'est accrue de 200 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton de Ploubalay a 10 100 hab. (9 000 en 1999), 8 communes, 8 249 ha dont 271 de bois. Il s’étire le long de la limite du département d’Ille-et-Vilaine, de la baie de l’Arguenon à l’ouest à celle de la Rance à l’est. Le finage de Ploubalay entoure la minuscule enclave de la commune de Plessix-Balisson, 6 km au sud, qui n’a que 86 hab. et 8 ha mais qui a réussi à rester indépendante, et dont le nom breton serait Ar-Genkiz-Yuzhael…. Tout au sud du canton se trouve Pleslin-Trigavou, qui anime la communauté de communes Rance-Frémur.

Au NO de Ploubalay s’active la station balnéaire de Saint-Jacut-de-la-Mer, au nord celle de Lancieux (1 460 Lancieutains, 669 ha), qui remonte au début du 19e s. et jouxte Saint-Briac-sur-Mer; son nom viendrait d’un ermite du 5e siècle (lann Seoc). Le moulin restauré d’un ancien monastère (Buglais) se visite; la baie de Lancieux, côté ouest, s’enfonce loin au sud et sépare Lancieux de Saint-Jacut. La commune avait gagné des habitants entre 1900 (770 hab.) et 1968 (1 200); sa population s'est stabilisée ensuite puis s'est accrue de 220 hab. entre 1999 et 2008. Ploubalay et Lancieux font partie de la communauté de communes interdépartementale de la Côte d’Émeraude, Rance et Frémur qui est centrée sur le canton voisin de Dinard.

La petite Trégon (240 hab.,612 ha) est à 5 km OPSO de Ploubalay et son finage ouvre au nord sur le fond de la baie de Lancieux (baie de Beaussais); au sud, dolmen de la Ville Tinguy et allée couverte de la Hautière; négoce agricole Bonenfant (25 sal.). À l’est, le canton inclut l’appendice formé par la commune de Langrolay-sur-Rance (860 Langrolaisiens, 528 ha), qui est presque séparée du reste du canton par le territoire de Plouër-sur-Rance, à laquelle elle fut d’ailleurs rattachée entre 1973 et 1983. Le bourg, dont le nom viendrait d’un saint Gourlais, est à 13 km au SE du chef-lieu et domine les eaux du lac de barrage de la Rance, face à Saint-Suliac. La population s'est accrue de 170 hab. entre 1999 et 2008.


Pleslin-Trigavou

3 540 hab. (Pleslinais-Trigavouais), 2 180 ha, commune des Côtes-d’Armor dans le canton de Ploubalay, 11 km au NNO de Dinan. Pleslin, à l’est du Frémur, a fusionné avec Trigavou, à l’ouest, en 1972; la population était de 2 300 hab. en 1975 et a sensiblement augmenté depuis, gagnant encore 320 hab. de 1999 à 2008. La commune est traversée par la voie ferrée de Dinard et écornée par la N 176 à 4 voies qui va de Saint-Brieuc à Alençon.

Son territoire a plusieurs châteaux et manoirs, dont celui du Bois de la Motte en Trigavou (16e-17e s.), un enclos paroissial à Trigavou, et le troisième alignement mégalithique de Bretagne, riche de 65 menhirs, dit «champ des Druides»; piste hippique (hippodrome en été), menuisierie et plastiques pour bâtiment Hilzinger (85 sal., vérandas), charcuterie de la Ferme des Aubrais (20 sal.). Pleslin est le siège d’une communauté de communes Rance-Frémur qu’elle a formée avec ses voisines Langrolay-sur-Rance, Plouër-sur-Rance (port de plaisance) et Trémereuc (ensemble 8 000 hab., 5 100 ha).


Saint-Jacut-de-la-Mer

870 hab. (Jagüens), 292 ha, commune des Côtes-d'Armor dans le canton de Ploubalay, 5 km à l'ONO du chef-lieu. Ce village assez original se serre sur une étroite presqu'île qui avance de 4 km jusqu'à la pointe du Chevet, prolongée par l'île des Hébihens, et qui sépare ainsi la baie de l'Arguenon à l'ouest de la baie de Lancieux à l'est; les fonds des deux baies découvrent à marée basse. Le nom breton est Saint-Jacut-en-l'Île (Sant-Yagu-an-Enez). La population communale a baissé de 1950 (1 100 hab.) à 1990, et de 20 hab. entre 1999 et 2008.

Le bourg hérite d'un monastère du 5e s., devenu bénédictin, de nos jours monastère de femmes pour l'accueil et l'hospitalité. La station balnéaire est dotée de deux ports, de pêche et de plaisance; écomusée de la pêche, centre culturel et centre de sports, clubs de plongée, de voile et de yachting, jardin des mers, plusieurs petites plages. L'île des Hébihens (parfois Ébihens), privée, est accessible à marée basse; réserve ornithologique à l'îlot de la Colombière, bouchots pour moules et huîtres. La commune a près d'un millier de résidences secondaires, qui représentent plus des deux tiers du parc de logements. Elle a deux terrains de camping (310 places) et un hôtel.