Canton de Tréguier

Tréguier

2 900 hab. (Trégorrois) dont 270 à part, 152 ha, chef-lieu de canton des Côtes-d'Armor dans l'arrondissement de Lannion, à 19 km ENE de Lannion au fond de l'estuaire du Jaudy. Son nom, Landreguer en breton, évoque trois rivières dont elle tient les confluents, le Jaudy, le Bizien à droite et le Guindy à gauche. Elle apparaît comme une ville déchue, alors qu'elle eut l'un des premiers évêchés de Bretagne, né d'un monastère du 5e s., et même la première imprimerie de la province en 1485, et qu'elle fut le chef-lieu du Trégor. L'ancienne cathédrale Saint-Tugdual, qui mêle granite, calcaire et schiste (14e et 15e s.) conserve son architecture flamboyante, un cloître du 15e s. et un trésor, et elle est l'objet d'un grand pardon consacré à saint Yves; elle reçoit 100 000 visiteurs par an. L'hôtel de ville occupe l'ancien évêché; le centre-ville a de belles maisons anciennes à pans de bois sur la place du Martray; musée Ernest Renan.

La ville est classée dans les «petites cités de caractère» et les «village de charme»; elle a un théâtre de l'Arc, un festival de musique, un club nautique avec école de voile, un port de plaisance depuis 1979, un port de commerce accessible aux bateaux de 5 000 t, avec coopérative de la marine; centre d'aide par le travail Ker an Heol de l'Adapei (Ateliers Marais , 70 sal.), lié au siège des cafés Lobodis (commerce équitable Max Havelaar), qui ont un autre atelier à Bain-de-Bretagne. La ville est également dotée d’un hôpital (550 sal., 35 lits médicaux), avec centre de long séjour; collèges public et privé, deux lycées publics dont un professionnel; magasin Super-U (65 sal.). La population a diminué depuis 1968 où elle dépassait 3 000 hab., niveau auquel elle était restée depuis 1900 environ.

Le canton a 12 700 hab. (12 200 en 1999), 10 communes, 11 473 ha dont 378 de bois. Il est tout entier à l'ouest de la ria du Jaudy. Celle-ci est bordée au nord par la commune de Plougrescant (1 400 Plougrescantais, 1 554 ha), qui englobe la pointe granitique du Château, prolongée en mer par des écueils et par l'île d'Er, ainsi que plusieurs très petits ports comme Bugalé au nord et Scaff au NO; au bourg se dresse une chapelle à clocher penché, riche de lambris peints et de statues. Le reste du littoral, à l'ouest, relève de la commune de Penvénan.

Autour de Tréguier, trois bourgs confortent le chef-lieu, dont l'agglomération atteint en réalité quelque 6 000 habitants: Trédarzet dans le canton de Lézardrieux à l'est; Plouguiel (1 960 Plouguielois, 1 907 ha) juste au nord de Tréguier, avec le manoir de Keralio (15e au 18e s.) vers le nord de la commune; au sud-ouest Minihy-Tréguier (1 150 hab., 1 207 ha) juste au sud. Celle-ci fut le village d'Yves Hélory, mort en 1343 et devenu saint Yves; elle a un Intermarché de 60 salariés, ainsi qu’un centre d’aide par le travail de l’Adapei (Ateliers Marais, 190 sal.); travaux publics Colas (40 sal.); elle avait abrité une grosse usine Alcatel au temps de l'expansion du pôle de Lannion. Elle est le siège de la communauté de communes des Trois Rivières, qui groupe 9 communes, 11 600 hab., sur 9 600 ha. Plouguiel a perdu des habitants de 1900 à 1999 et en aurait repris une cinquantaine depuis; Minihy est en croissance depuis les 670 hab. de 1975 et a aussi gagné une cinquantaine d'habitants après 1999.


Penvénan

2 700 hab. (Penvénannais), 1 984 ha, commune des Côtes-d’Armor dans le canton de Tréguier, 6 km au NO du chef-lieu. Le bourg en forme d’étoile est sur le plateau. Le littoral, accidenté et bordé d’îlots, compte les deux petits ports de Buguelès et Port-Blanc et forme la partie centrale de ce que l’on nomme parfois «côte des Ajoncs». On y trouve quelques pêcheurs, une école de voile et un port de plaisance de 250 places en échouage, un centre de nautisme et de sport, un magasin Carrefour (40 sal.). Port-Blanc a également un parc aux cerfs, un centre équestre et des vieux gréements; un centre culturel porte le nom d’Anatole Le Braz, qui vivait à Port-Blanc; menhir de Kervéniou. La commune a près de 900 résidences secondaires (41% des logements), trois campings (140 places), un hôtel. La population a diminué lentement pendant un siècle et demi: elle avait atteint 3 500 hab. vers 1850 et était encore à 2 900 dans les années 1930; mais elle aurait repris 200 hab. de 1999 à 2008. Le nom vient peut-être de saint Guénan.