Canton d'Aubusson

Aubusson

4 360 hab. (Aubussonnais) dont 220 à part, 1 921 ha dont 671 de bois, sous-préfecture de la Creuse, 41 km au SE de Guéret, sur la rive droite de la Creuse à la traversée de la N 141, à 430 m. La ville est marquée par sa spécialité, qui en fait la capitale française de la tapisserie. Bien que celle-ci soit apparue à Felletin d'abord, au 15e s., c'est à Aubusson qu'a été établie la première manufacture royale, en 1665, fédérant les nombreux ateliers disséminés; une autre a suivi à Felletin en 1689; une École nationale des arts décoratifs a été fondée en 1884; puis l'activité a décliné, avant que les initiatives de Jean Lurçat ne la relancent dans les années 1930. L'école est devenue École nationale supérieure d'arts, associée à l'université de Limoges; un musée départemental de la tapisserie et un centre de documentation s'y sont ajoutés. L'ensemble compte trois petites manufactures et une bonne quinzaine d'ateliers particuliers; les principaux sont les tapis et moquettes MRP (35 sal.) et Robert Four (35 sal.). La ville a une belle esplanade avec les restes d'un donjon, des maisons anciennes, de l'ancienne manufacture de tapisserie, la tour de l'Horloge; jardins aromatiques et roseraie, escaliers, parc et restes du vieux château sur les hauteurs.

Aubusson n'entend pas ne dépendre que de la tapisserie, mais compte aussi sur les activités de service d'un chef-lieu d'un demi-département, sur la culture avec centre d'animation, musée et théâtre Jean Lurçat, festival de musique depuis 1988, sur le tourisme et même sur d'autres emplois: il s’y trouve une usine du groupe Electrolux (120 sal.), qui fabrique des machines pour boulangers et cuisiniers; la fonderie d’aluminium Fraisse (40 sal.), la tôlerie ATL (30 sal.); nettoyage Fasciaux (230 sal.), travail temporaire Optineris (150 sal.), transports TTPM (30 sal.) et travaux publics Eurovia (25 sal.). La ville a bien entendu collège, lycée et centre hospitalier (20 lits) publics, et un centre d’aide par le travail; supermarchés Carrefour (65 sal.) et Intermarché (40 sal.), les Briconautes (30 sal.); négoce de tissus et tapisseries Le Mur du Nomade (30 sal.).

La ville a une belle esplanade avec les restes d’un donjon, des maisons anciennes, de l’ancienne manufacture de tapisserie, la tour de l’Horloge; jardins aromatiques et roseraie, escaliers, parc et restes du vieux château sur les hauteurs. Sa population avait atteint un maximum de 7 100 hab. en 1901; elle a diminué ensuite jusqu’en 1950 (5 500 hab.), repris un peu jusqu’à 6 200 (sdc) en 1975 et a encore baissé de 650 hab. entre 1999 et 2008. La gauche a repris en 2001 une majorité municipale que la droite avait conquise en 1989; le maire est depuis lors Michel Moine, socialiste. La ville est le siège de la communauté de communes d’Aubusson-Felletin (18 communes, 11 100 hab.). L’arrondissement a 38 700 40 000 hab., 12 cantons, 118 communes, 253 884 ha.

Le canton a 6 900 hab. (7 400 en 1999), 10 communes, 15 481 ha dont 3 721 de bois; il entoure en demi-cercle celui de Felletin, de part et d’autre de la vallée de la Creuse. Saint-Maixant (230 hab., 1 386 ha dont 299 de bois), 7 km au NE d’Aubusson à 560 m, près de l’ancienne chaussée romaine, conserve un haut château fort des 14e-15e s., très restauré; elle a perdu 40 hab. depuis 1999. À Saint-Amand (550 hab., 805 ha) un peu plus près d’Aubusson à 490 m, le château du Fot est également un ancien château fort reconstruit. Blessac (540 Blessacois, 1 775 ha dont 773 de bois), 6 km à l’ouest d’Aubusson à 550 m sur le plateau, issu d’un prieuré dont il reste de gros bâtiments, inclut la forêt de Blessac; dolmen de la Pierre Fade au hameau de Sagnas; chapelle flamboyante de 1520 au hameau de la Borne, à l’extrême limite occidentale du canton.