Canton de Bussière-Badil

Bussière-Badil

490 hab., 1 986 ha dont 670 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l'arrondissement de Nontron à 18 km NNO de la ville, dans le massif ancien; le nom bussière vient du buis; église romane du 12e s., marché des tisserands et liciers, foire aux dindons, boulangerie Gel Pat (35 sal.). Quelques hameaux et de nombreux petits étangs l'environnent. La Tardoire fixe la limite occidentale de la commune et du canton, et reçoit au nord-ouest du village le Trieux sous le hameau de Trieux. La population communale avait atteint 1 400 hab. en 1881 et ne cesse de diminuer depuis. Bussière est le siège de la communauté de communes du Périgord Vert granitique, qui groupe 6 communes (4 400 hab.).

Le canton a 3 600 hab., moins qu'en 1999 (3 800 hab.), 8 communes, 13 909 ha dont 4 503 de bois; il est le plus septentrional de la région Aquitaine. Limitrophe des départements de la Charente et de la Haute-Vienne, il s’étend sur le massif ancien, entièrement dans le Parc Périgord-Limousin. Le chef-lieu est excentré au nord-ouest; il est relayé au sud-est par la petite bourgade de Piégut-Pluviers. À 10 km au sud-ouest du chef-lieu, sur le versant de la vallée du Crochet qui conflue peu après avec le Bandiat, Varaignes (420 hab., 1 660 ha dont 505 de bois) a un château (13e et 16e s.) et a aménagé un centre d’hébergement ainsi qu’un musée du fil, du tisserand et de la pantoufle charentaise; foire aux dindons. Varaignes passe pour un «village de caractère» et héberge le siège de la communauté de communes des Villages du Haut-Périgord (910 hab., 4 communes); sa population avait dépassé 1 000 hab. au 19e siècle et elle s’érode encore lentement. Au confuent du crochet et du Bandiat, au sud-ouest, s'est formé le hameau du Grand Moulin. Le finage s'étend vers le nord, dans un paysage de collines piquetées de petits hameaux et aux fonds boisés.

Soudat (80 hab., 881 ha dont 305 de bois) n'est guère qu'un gros hameau au nord-est de Varaignes, avec un étang dans la vallée du Crochet; la commune a eu 470 hab. vers 1850. Étouars (150 hab., 783 ha dont 208 de bois) est un peu mieux placé, juché sur une butte mais traversé par la D 92, et secondé au nord par les hameaux de Lacrête et Lavergne; elle avait encore plus de 500 hab. en 1906 et se dépeuple toujours. Busserolles (560 hab., 3 246 ha dont 895 de bois), au bord du Trieux, a une église inscrite du 12e s.; le finage tient l'angle nord-ouest du canton et contient aussi quelques hameaux étoffés comme Villatte au nord, Nanteuil au sud-est ou la Fraisse à l'est. La commune a eu 2 200 hab. en 1850 mais semble avoir regagné 50 hab. depuis 1999.

Au sud-est, Busserolles partage l'étang Grolhier (27 ha), assorti d'une réserve naturelle, avec Piégut-Pluviers et Champniers-et-Reilhac (510 hab., 2 040 ha dont 685 de bois). Celle-ci occupe le nord-est du canton et résulte d'une fusion de 1847; fabrique de chaussures Jandinet (25 sal.). Le village de Champniers est proche de la grande route de Rochechouart à Périgueux (D 675); le finage contient aussi l'étang de barrage des Petits Moulins sur le Trieux, près duquel ont été découverts des restes d'une villa romaine, et de nombreux autres étangs. Reilhac est un simple hameau à l'extrémité nord-ouest du finage, dominant la confluence des vallées encaissées du Trieux et du Nauzon qui vient de l'est, mais a une église classée du 12e s. Au-delà de la haute vallée du Trieux qui fixe la limite des deux communes, Saint-Barthélemy-de-Bussière (230 hab., 1 501 ha dont 536 de bois) se perche sur une butte au sud-est du canton; boulangerie Dufour (25 sal.) et salaisons Le Saloir du Périgord (25 sal.); son finage contient aussi de nombreux étangs et des hameaux dont le principal est Lapeyre au sud-ouest du village. La commune a eu 940 hab. en 1846.


Piégut-Pluviers

1 300 hab. (Piégutais), 1 811 ha dont 702 de bois, commune de la Dordogne dans le SE du canton de Bussière-Badil, sur le massif granitique à 13 km au nord de Nontron. C’est une bourgade assez bien équipée, desservant un petit pays parfois nommé Piégutais. Elle s’orne d’un donjon et de plusieurs étangs et elle est le centre de la communauté de communes du Périgord Vert granitique (5 communes, 3 100 hab.); elle a plusieurs ateliers et commerces, avec une ancienne tradition de travail du cuir: pantoufles Petit (Wapiti, 40 sal.) et chaussures Cabani (45 sal.); conserves de viandes des Bories du Périgord (100 sal.); un collège public. Le finage comprend de nombreux étangs, le principal étant l'étang Grolhier (25 ha) au nord-ouest, partagé avec Busserolles. Piégut et Pluviers ont fusionné dès 1862; la population décline lentement depuis les 1850 hab. des années 1900; elle était de 1 500 hab. en 1975 et a encore perdu 90 hab. de 1999 à 2008.