Canton de Champagnac-de-Belair

Champagnac-de-Belair

730 hab. (Champagnacois), 1 846 ha dont 819 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Nontron à 18 km SSE de la ville et 7 km NE de Brantôme; elle a eu plus de 1 000 hab. au 19e s. mais la population a un peu repris depuis les 580 hab. de 1962. Le village est sur la rive gauche de la Dronne; il s’est signalé par la réussite d’une active politique de bibliothèque-médiathèque à l’échelle de la nouvelle communauté de communes, et par sa fabrique alimentaire de pâtisseries Vandamme, devenue Lu-France (groupe Danone, 270 sal.); le château de la Borie-Saulnier, sur un site du 14e s. mais refait au 16e et au 19e, fait hôtellerie. Le finage s'étend largement dans les collines des deux côtés de la Dronne et comporte la zone artisanale à Brandissou à l'ouest, le gros hameau de Verneuil au sud sur la rive droite de la Dronne. La communauté de communes du pays de Champagnac en Périgord correspond au canton et siège au chef-lieu; Périgord a été jugé plus valorisant que Belair, un nom porté néanmoins dès la Révolution…

Le canton a 3 100 hab., comme en 1999 (9 communes, 13 310 ha dont 5 953 de bois); il est traversé par les trois profondes vallées de la Dronne, du Trincou et de la Côle, qui convergent au sud, et compte plusieurs grottes et châteaux. Les deux communes les plus méridionales sont traversées par la vallée de la Côle. À 2 km SE du chef-lieu, Condat-sur-Trincou (510 hab., 1 854 ha) a, au gros hameau de Valade sur la rive gauche de la Côle et la D 78, une fabrique de pâtisseries surgelées (Martine, 260 sal.), créée en 1984 et acquise par le groupe britannique Ranks Hovis McDougall en 1998 puis Premier Foods en 2006, puis par ses dirigeants et les fonds d'investissement Céréa et Azulis en 2009. Le château de Monplaisir et le hameau du Grand Roc sont un peu à l'est, également au bord de la Côle; dolmen et menhir dans la commune, dont le territoire donne au sud sur le confluent de la Côle et de la Dronne, et juste en amont sur celui du Trincou et de la Côle — ce qui justifie son nom, lequel était Condat tout court jusqu'en 1906. La commune avait 640 hab. à cette date, mais sa population a remonté depuis les 325 hab. de 1982, non sans rapport avec l’usine, et a encore gagné 90 hab. de 1999 à 2008. La partie sud du territoire est boisée et peu habitée.

La Chapelle-Faucher (390 hab., 1 840 ha dont 974 de bois) est à 9 km à l’est de Brantôme et, au contraire, a perdu quelques habitants récemment. Barbarie (50 sal.) y fabrique des palettes de bois. Le village est sur le rebord du plateau qui domine la rive droite de la Côle et s'orne d'un haut château des 13e-15e et 17e-18e s. Le finage contient plusieurs hameaux, dont à l'angle nord-est celui de Tierchateau, isolé dans une clairière, ou au sud-ouest celui de Rochevideau, au bord de la D 78 au pied du coteau de rive gauche de la Côle. Il s'est agrandi en 1827 par fusion avec celui de Jumillac-de-Côle, dont il reste au nord-est le modeste hameau de Jumilhac-le-Petit avec un église du 12e s. et un château; un peu à l'est est l'ancien prieuré de Puymartin (chapelle du 12e s.). La commune avait près de 900 hab. dans les années 1880, mais la population diminue lentement depuis.

Villars (490 Villarsais, 2 767 ha dont 1 484 de bois), 13 km au NE de Brantôme, occupe le nord-est du canton. Le village est dans la vallée du Trincou. Un peu au nord dans un vallon s'isole le château de Puyguilhem, début renaissance bien restauré, et plus à l'ouest l’ancienne abbaye cistercienne de Boschaud (12e s.) voisine avec son hameau. De nombreux hameaux se dispersent, en général sur des sites élevés. Près de la limite nord-est de la commune, la grotte de Villars, riche de concrétions et de peintures préhistoriques, est équipée pour la visite. Villars a une fabrique de chaussures (Marquet, 75 sal., pantoufles) travaux publics Bonnefond (25 sal.); mais la population avait dépassé 1 700 hab. dans les années 1860 et était encore de 800 en 1962; elle a perdu 50 hab. après 1999.

Quinsac (390 hab., 1 737 ha dont 815 de bois) est à 5 km au nord du chef-lieu sur la rive gauche de la Dronne; château de Vaugoubert (18e-19e s.) sur le coteau d'en face, plusieurs hameaux dispersés sur le relief, scierie Barbarie (25 sal.). Elle a pour voisines à l'ouest Saint-Pancrace (160 hab.), 6 km au NO de Champagnac, dont le village se cache dans un vallon, et La Chapelle-Montmoreau (80 hab., 809 ha dont 399 de bois), 4 km au-delà à l'angle nord-ouest du canton, dont le village se perche au-dessus de la rive gauche du Boulou. Le finage de Saint-Pancrace envoie une queue et une quasi-enclave au sud, entre les territoires de Champagnac et de Cantillac. Cantillac (190 hab., 812 ha dont 331 de bois) est à 5 km à l'ouest du chef-lieu; son petit village est sur le relief, avec une église inscrite du 12e s., doublée à l'est dans la plaine par le hameau des Bouriaux.

La Gonterie-Boulouneix (240 hab., 1 179 ha dont 712 de bois), 10 km à l'ouest de Champagnac, 7 km au nord-ouest de Brantôme, est complètement séparée du reste du canton par le finage de Brantôme; son finage est traversé au sud par le Belaygue, à l'ouest par le Boulou, qui tous deux s'encaissent dans le plateau avant leur confluence à l'extrémité sud-ouest de la commune. Le village principal est sur le plateau au nord; à l'est, le hameau de Belaygue, ancien centre d'une commune réunie en 1806, conserve une église de prieuré du 12e s.; celui de Boulouneix, commune annexée en 1912, qui a aussi une église du 12e s., domine le versant droit du Belaygue, mais il est réduit à peu de chose; Suchanie est au sud du Belaygue, la Négrerie à l'ouest du Boulou. Un petit lac de barrage en demi-cercle orne le fond d'un méandre très encaissé du Boulou, entourant le petit hameau de Tabaterie près duquel ont été explorés deux abris à gisements préhistoriques. La commune avait plus de 500 hab. après la dernière fusion, moins de 200 au minimum de 1990.