Canton de la Force

Force (La)

2 600 hab. (Forcelais), 1 580 ha dont 560 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Bergerac, 9 km à l’ouest de la ville; le nom vient d’une ancienne forteresse. Le bourg est sur le rebord du plateau; au-dessous, l'habitat se répartit entre le pied du coteau et deux voies qui vont vers la rive de la Dordogne, que suit la D 32; la Béarnaise est un hameau de rive, à l'extrémité sud-ouest du finage. Sur le plateau, l'habitat s'aligne sur cinq routes en éventail; formant notamment à l'ouest les hameaux de Picou et de Marsal. Le finage dépasse au nord-ouest la vallée encaissée de l'Eyraud, allant jusqu'au lointain hameau de Tulen. La commune a des restes (classés) d’un château ducal (écuries et pavillon d'entrée) et, à l'est du bourg sur le plateau, un grand hôpital-asile, héritier et siège d’une fondation créée en 1848 par le pasteur John Bost (850 employés); collège et section d’enseignement adapté, maison familiale rurale. La commune forme une agglomération de 6 500 hab. avec Prigonrieux. Sa population n’était que de 1 000 hab. dans les années 1930, et augmente depuis; elle a gagné plus de 200 hab. entre 1999 et 2008. Elle est le siège de la communauté de communes Dordogne-Eyraud-Lidoire, qui associe 9 communes et 10 900 hab.

Le canton, limitrophe du département de la Gironde, a 12 100 hab. (11 400 en 1999), 12 communes, 23 050 ha dont 11 502 de bois; il s’étend aux trois quarts dans le Landais boisé, et empiète au sud sur la plaine de rive droite de la Dordogne. Les communes du plateau étaient au moins deux fois plus peuplées au milieu du 19e s. mais elles semblent avoir arrêté de se dépeupler, certaies ayant même repris récemment. Saint-Pierre-d’Eyraud (1 700 Pierrotins, 2 616 ha dont 745 de bois) aligne ses maisons en S sur 5 km aux abords de la Dordogne et de son affluent l’Eyraud, qui descend des collines du Landais au nord-est; la D 31 fixe d'autres hameaux: les Féroux, les Masseries, Coutou. Un autre domaine de la fondation John Bost est au nord-est, au Bourg-d'Albren. Au sud-est du village principal, les Barraux sont un hameau de tête de pont face à Gardonne. Le plateau au nord est très boisé; à l'extrémité nord du finage, les Eymeries composent un hameau de clairière. La population s'est accrue de 130 hab. entre 1000 et 2008.

Le Fleix (1 500 Fleixois dont 70 à part, 1 805 ha dont 433 de bois et 184 de vignes), 12 km à l’ouest du chef-lieu, a un petit port sur un méandre de la Dordogne à la faveur d’un brusque rétrécissement de la vallée, et la cave coopérative de l’Union viticole Bergerac-Le Fleix (150 000 hl de cuverie, 200 adhérents représentant 1 100 ha), associée à celle de Bergerac-Pécharmant (30 000 hl); artifices Brézac (25 sal.). Le relief est très accidenté à l'ouest du village, où la Dordogne lèche le pied du coteau, au sommet duquel subsiste un tumulus; la Nougarède est un hameau de rive à l'extrême sud-ouest de la commune. Le finage englobe le grand arc du coteau sur 7 km mais s'avance très peu sur le plateau, que couronne au nord le hameau de Cadillac; temple protestant du 16e s. dans l'ancien château. La commune a gagné 70 hab. de 1999 à 2008.

Monfaucon (280 hab., 2 474 ha dont 1 517 de bois) s'isole sur le plateau au nord du Fleix, à 17 km ONO de La Force, dans un paysage de bois et d'étangs; le cours de la Lidoire limite au nord de son finage. Plus à l'est, la commune de Fraisse (160 hab., 2 150 ha dont 1 615 de bois), 10 km au NO du chef-lieu, est également bordée par la Lidoire encaissée au nord-ouest; le hameau de Verrière est à l'ouest du petit village. Saint-Georges-Blancaneix (230 hab., 1 362 ha dont 967 de bois) est un minuscule village 7 km au nord de La Force, passé de 440 hab. en 1866 à 120 autour de 1970 et qui qui a gagné une cinquantaine d'habitants de 1999 à 2007. Bosset (210 hab., 1 452 ha dont 978 de bois) est sur un mamelon, 12 km au nord du chef-lieu, entouré de quelques hameaux épars dans des clairières, comme Chabrouilles à l'est, la commune avait plus de 500 hab. de 1800 à 1870.

Plus au nord à 5 km de Bosset, Saint-Géry (220 hab., 1 871 ha dont 1 213 de bois) est autre village de plateau, tandis que Les Lèches (320 Léchois, 2 158 ha dont 1 500 de bois), un peu à l'est, 18 km au nord de La Force, a son village dans la vallée de la Beauronne. Elles sont les deux communes les plus septentrionales du canton. L'A 89 traverse la pointe septentrionale du finage des Lèches et a dans la commune le péage de Mussidan; la chapelle classée du prieuré de Tresseroux (12e s.) est au sud-est dans la vallée, le hameau du Pic se perche au nord du village. Les Lèches avaient plus de 700 hab. dans les années 1850, 260 en 1982.

Les deux communes les plus orientales sont Lunas (350 Lunasiens, 1 687 ha dont 980 de bois), 7 km NNE du chef-lieu dans la vallée de l'Eyraud, qui est accompagnée au long de la route (D 15) par les hameaux de Biorne à l'est et de Carmel au sud, et Ginestet (870 Ginestois, 1 306 ha dont 544 de bois), 7 km au NE de La Force, dont l'habitat est particulièrement dispersé et qui pousse une antenne jusqu'à la vallée du Ladoux à l'est, au hameau de la Ressègue. Sa population, qui a varié de 530 hab. en 1866 à 350 entre 1931 et 1960, augmente sensiblement depuis et a encore gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008.


Prigonrieux

4 100 hab. (Prigontins), 2 612 ha dont 469 de bois, commune du département de la Dordogne dans le canton de La Force juste au sud-est du chef-lieu, dans la banlieue ouest de Bergerac sur la rive droite de la Dordogne; le nom évoque une rivière profonde. La ville a quelques ateliers, dont la métallerie Fiefvez-Pascal (140 sal.) qui a un autre établissement à Bergerac, la scierie Roussarié (80 sal.) et la menuiserie Goubie (60 sal.); centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (70 sal.) à Lanxade, supermarché Carrefour (30 sal.), gare; maison de retraite (25 sal.). Le finage se partage entre la terrasse de la Dordogne, où est la ville, et le plateau de la Double au nord, où sont des bois et des vignes, de nombreux écarts, le croisement des D 4 et 13 et deux établissements de la Fondation John Bost pour l'accueil d'handicapés. La population a longtemps été de 1 200 hab. environ; elle a augmenté surtout depuis 1968 (1 700 hab.), en passant par 3 000 en 1982, mais aurait perdu quelques habitants depuis 1999.