Canton de Lalinde

Lalinde

3 100 hab. (Lindois), 2 770 ha dont 897 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Bergerac, 21 km à l’est de la ville. La bourgade est sur la rive droite de la vallée de la Dordogne; c’est une bastide anglaise du 13e s., qui s’orne d’un écomusée et d’une base de loisirs; un collège public, maison d’enfants de la vallée de la Dordogne (100 sal.); ruines de château de Larrue à l’est. La ville est séparée du coteau par le canal à écluse de Lalinde, créé en 1838 et qui jadis permettait la navigation. Elle s'accompagne d'un quartier de la Gare au-delà du canal. L'habitat n'est guère monté sur le plateau, mis à part un lotissement du Soleil Levant. Cependant, le finage s'étend largement vers le nord, sur le plateau boisé, engobant le hameau de Sainte-Colombe, qui a pour voisin le château de la Finou (colonie de vacances).

Le bourg faisait la transition entre le Bergeracois et le Périgord Noir, ainsi qu’entre l’Alvérois au nord et le pays de Belvès au sud. Sa population a augmenté entre 1936 (2 200 hab.) et 1962 (3 150 sdc), mais a du mal à se maintenir depuis. Le site, taillé dans les calcaires durs et pouvu de rapides, fut très tôt équipé pour l’industrie. Il reste aux environs deux petites centrales hydrauliques, sur place à Rottersac une papeterie du groupe finlandais Ahlstrom (emballage, 210 sal.); un Intermarché (30 sal.) La ville anime une communauté de communes du Bassin Lindois, qui ne compte que quatre communes (4 700 hab.).

Le canton de Lalinde a 8 400 hab., à peu près comme en 1999 (14 communes, 17 380 ha dont 6 290 de bois). Il s’étend surtout au nord de la Dordogne, sauf une petite avancée au sud, divisée entre quatre communes. Couze-et-Saint-Front (810 Couzots, 819 ha), 2 km SO de Lalinde, a son village au débouché de la Couze sur la Dordogne, en aval de Lalinde, et face au pont. La commune est issue d’une fusion de 1829; elle fut un haut lieu de la papeterie; il y reste un moulin à bras et un écomusée du papier. Son territoire occupe tout le versant gauche de la Dordogne en face de Lalinde, mais s'étend peu à l'ouest de la Couze; tertre de l'ancien château à l'est du village. La population communale a oscillé, en partie au rythme de l'industrie, entre 1 000 hab. (1841) et 800 hab.; elle a diminué de 1975 à 1999 (790 hab.).

Lanquais (540 Lanquaisiens, 1 448 ha dont 483 de bois), 6 km OSO de Lalinde est un beau village dans la vallée du Couzeau; il a un puissant château des 11e et 16e s., une église du 12e s. et une halle. Sur le plateau, son finage est très boisé et porte quelques hameaux, comme les Mazades et la Gaillardie à l'ouest. Varennes (460 hab., 405 ha) est juste au nord de Lanquais sur la plaine alluviale, à l'est du débouché du Couzeau. Très étiré d'est en ouest, son finage se limite à peu près à la plaine, dont il écarte Lanquais. Saint-Agne (400 Agnolais, 587 ha) est à 5 km à l'ouest de Couze au débouché du vallon de Bède; barrage sur la Dordogne, hameau de la Rivière à l'ouest. Verdon (60 hab., 495 ha dont 250 de bois) est à 4 km au sud de Saint-Agne; le petit village se perche sur une colline; château de Montbrun (18e s., inscrit).

Baneuil (360 hab., 889 ha dont 372 de bois) est un village de plateau, 3 km à l'ouest de Lalinde, avec un château du 14e s. Son finage possède en contrebas une partie de l'étroite plaine alluviale en aval de Lalinde, où coule le canal (écluse de la Borie Basse) et où passent route (D 660) et chemin de fer. À Port-de-Couze qui est à la limite de la limite de Lalinde, se tient une grosse usine de panneaux plastifiés Polyrey (au groupe étatsunien International Paper), qui avait 1 200 salariés vers 1980 mais est descendue à 530. La commune a gagné 50 hab. de 1999 à 2008. Saint-Capraise-de-Lalinde (570 Capraisiens, 383 ha) est la dernière commune en aval et son village s'étire au pied du coteau de rive droite. Tout à l'aval, le barrage sur la Dordogne s'accompagne d'une usine électrique et le canal rejoint la Dordogne juste au-delà, au débouché d'un vallon issu de la forêt de Liorac au nord. La population communale a augmenté de 1910 à 1990. Un peu au nord, le vieux donjon de Clérans (12e-14e s.) résiste à Cause-de-Clérans (330 Cléranais, 1 435 ha dont 700 de bois), 9 km ONO de Lalinde; Cause est un hameau un peu au nord-est de Clérans. La commune a eu 760 hab. en 1841, 250 au minimum de 1982.

Liorac-sur-Louyre (230 hab., 2 027 ha dont 1 011 de bois), 4 km plus au nord, a un village de plateau qui domine la vallée de la Louyre, orné de rues pittoresques et de belles maisons qui en font un «village de caractère»; château de Garraube à tourelles, château de Genthial (17e s.), église fortifiée et restes d’une commanderie fortifiée de templiers. La mention «sur Loure» est de 1967. La commune a eu plus de 700 ha. autour de 1850, 210 au minimum de 1982. La partie méridionale de la commune est occupée par la forêt de Liorac; de l'autre côté de la Louyre, un petit secteur de plateau porte le hameau de la Raffigne. Un peu à l'est, Pressignac-Vicq (460 hab., 1 706 ha dont 728 de bois) est à 9 km au nord du chef-lieu, dans la vallée de la Sérouze qui rejoint la Louyre sous la Raffigne; église inscrite, en partie du 12e s. La commune est issue d'une fusion de 1960; Vicq est un hameau près de la limite orientale, proche de Grand-Castang.

Saint-Marcel-du-Périgord (150 hab., 146 ha dont 426 de bois), 3 km plus au nord, est un village tassé dans la vallée encaissée du Barbeyrol, parallèle à celle de la Louyre juste au sud, mais qui la rejoint aussi devant la Raffigne. La mention du Périgord date de 1941. Son finage englobe au sud le hameau de Leyssarrade, prend un secteur de la vallée de la Louyre au nord, et s'étend encore au-delà sur le plateau. Tout au nord du canton, Saint-Félix-de-Villadeix (320 hab., 1 688 ha dont 750 de bois) est, à 12 km au nord de Lalinde, un village serré sur une petite croupe dominant sur sa droite la vallée de la Louyre, large et encaissée; fabriques de robots de piscine Hexagone (25 sal.) et de pastilles de détergents (UDP24, 25 sal.), toutes deux au domaine de la Vernelle au nord-ouest dan la vallée de la Ruchelle, affluent de gauche du Coudeau. Le finage atteint au nord la vallée du Coudeau près de laquelle, sur le plateau, le hameau de Lapeyrouse a chapelle et maison de retraite. Le village est le siège de la communauté de communes Entre Dordogne et Louyre (12 communes, 4 000 hab.), la commune a eu près de 800 hab. en 1846, 230 au minimum de 1968.

La partie orientale du canton est occupé par la commune de Mauzac-et-Grand-Castang (860 hab., 1 585 ha), qui est la plus peuplée de cette communauté et résulte d'une fusion de 1972. Grand-Castang est un gros hameau au nord du finage, à l'est de Pressignacq. Mauzac est un village de rive au pied du coteau, tout à l'est du canton à 6 km ENE de Lalinde; là commencent la plaine alluviale et le canal de Lainde (écluse). Des plans d’eau avec nautisme ont été aménagés en profitant du barrage EDF. Au nord, le finage inclut une partie du cingle de Trémolat. Mauzac a reçu une prison (centre de détention), située au bord du canal à l'écart du village et formée de deux centres sur 97 ha, dont un en semi-liberté (70 places), datant de 1939 et qui avait alors enfermé des réfugiés espagnols, l'autre plus récent (1985) et fermé de 82 places, spécialement pour délinquants sexuels; on élève dans la commune des chevaux de sport (Camarina, sur 70 ha).