Canton de Montagrier

Montagrier

520 hab. (Agrésiens), 1 404 ha, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Périgueux, à 25 km NO de la ville, perché sur une colline dominant la vallée de la Dronne. Il fut le site d’un oppidum, puis d’un castrum gallo-romain, et a conservé de vieilles maisons d’allure médiévale, ainsi qu’une église romane tréflée, qui en font un «village de caractère»; maçonnerie Lafaye (35 sal.). Le cours de la Dronne limite au sud le finage. La population dépassait 800 hab. au 19e s., mais a repris un peu depuis le minimum de 1982 (380 hab.) et gagné 70 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton, traversé par la vallée de la Dronne, a 4 700 hab. (4 300 en 1999), 11 communes, 16 930 ha dont 4 500 de bois; il touche au nord au Parc régional Périgord-Limousin, au sud à la Double, et il est traversé d’est en ouest par la vallée de la Dronne; il abonde en châteaux et sites agréables et cherche à favoriser le tourisme. La commune la plus peuplée, sur la la route de Périgueux à Ribérac, juste face à Montagrier, au pied du versant gauche de la Dronne, est Tocane-Saint-Apre (1 700 Tocanais, 3 235 ha dont 904 de bois), dotée d’un musée du costume et de son artisanat (la Mémoire des greniers) et d’un collège public, et qui a le label «station verte de vacances», fabrique de chaussures Delage (45 sal.), exploitation forestière Delord (30 sal.). Son finage compren au nord-est les gros hameaux de Bonas dans la plaine, Bourgogne, la Gâtine et la Lande sur les collines, et le château de Fayolle (18e s.) au sud, le hameau de Palus et le château de Lavalade (16e et 18e s.) au sud-ouest; la pointe méridionale du territoire est boisée. Tocane est le siège de la communauté de communes du Val de Dronne (10 communes, 5 100 hab.) et avait absorbé Saint-Apre dès 1852; elle dépassait 2 000 hab. avant 1895, mais sa population a repris un peu depuis 1990 (+140 hab. de 1999 à 2008).

Le village de Douchapt (290 hab., 868 ha) domine la vallée de la Dronne côté sud, 8 km à l’est de Ribérac. Le finage s'étend vers le sud sur tout le bassin du vallon de Sauvagnac, qui descend vers la Dronne. Un village de vacances est au bord de celle-ci au pied du village. Segonzac (220 hab., 388 ha dont 145 de bois) forme un appendice tout au sud-ouest du canton, à 16 km au sud-est de Ribérac et 6 km au sud de Douchapt. Le village, qui a une église inscrite du 11e s., est sur le relief à la limite orientale du finage; celui-ci englobe les têtes de la Peychay, affluent de la Dronne (11 km), et contient les châteaux de la Martinie (13e et 16e-17e s.) et de Segonzac (14e et 17e s., avec parc), ainsi que le hameau de la Fayardie et le lotissement du clos de Senzilloux. Segonzac est le siège de la communauté de communes des Hauts de Dronne (4 communes, 930 hab.), la plus petite du département.

Saint-Victor (200 hab., 512 ha), 4 km à l'ouest de Montagrier, est un village double: le vieux centre juché sur l'éperon de confluence du Jalley et de la Dronne, un hameau au pied du coteau, le Breuilh. Celles (560 Cellois, 2 783 ha dont 691 de bois), 7 km au nord-ouest du chef-lieu, est dans la vallée encaisssée du Tournevalade, autre affluent de droite de la Dronne. Son territoire, plutôt accidenté, est limité à l'est par le Jalley, et contient à l'ouest la vallée du Meyré, encaissée et parallèle à celle du Tournevalade; le gros hameau de Flayac est à la limite nord de la commune, celui de l'Hôpital sur une crête au sud, où le finage s'étire jusqu'à la Dronne.

Juste au nord de Montagrier, Grand-Brassac (540 hab., 3 174 ha dont 867 de bois) s’orne d’une église fortifiée (11e et 19e s.), et possède à l'ouest l’imposant château de Montardy (16e et 19e s.), au nord-est celui de la Marquette face à Saint-Vivien. Le finage atteint à l'est le confluent de l'Euche et de la Dronne, et sa limite suit au sud-est la rive droite de la Dronne, que domine un puissant coteau au pied duquel se nichent les hameaux de Lonlaygue et Renamon; le gisement préhistorique de Rochereuil est près du confluent de la Dronne et de l'Euche tout à l'est. À l'extrême sud-est, Corneguerre est un gros hameau dans la plaine de la Dronne, en aval du grand coude de Lisle. La commune avait 1 700 hab. au milieu du 19e s., 1 000 en 1932.

Deux communes sont dans le bassin de l'Euche au nord de Grand-Brassac. Saint-Just (130 hab., 1 120 ha dont 348 de bois), à 9 km NNE du chef-lieu, cache un musée du ver à soie dans une ancienne magnanerie. La commune a été recréée en 1887 après avoir été réunie à sa voisine Chapdeuil (130 hab., 771 ha) en 1827; elle avait alors 450 hab. Le village de Saint-Just est au confluent de l'Euche et du Buffebale, qui vient du nord-ouest sur sa gauche; le château de Saint-Just est au sud-est du petit village, celui de Narbonne (donjon du 16e s. inscrit) à l'ouest dans la vallée, le hameau de Lignières est au nord. Chapdeuil est plus en amont et sur la rive droite de l'Euche; son finage atteint au nord le cours du Buffebale; hameau de Lapouze à l'ouest.

Tout au nord-est du canton à 11 km de Montagrier, la commune de Paussac-et-Saint-Vivien (460 hab., 2 217 ha dont 975 de bois, église romane) est issue d’une fusion de 1830, et avait atteint 940 hab. en 1876. Elle a une carrière de calcaire et elle est connue pour son causse riche en cavités naturelles, dont certaines, nommées cluzeaux, ont été en partie réaménagées à différentes époques, servant de refuges souterrains ou de réserves de vivres et d’armes; dolmens de la Peyre Dermale au sud-ouest de Paussac, de Peyrelevadeet château de Prézat (en partie du 16e s.) au nord de Saint-Vivien. Saint-Vivien (église romane du 12e s.) et le Maine d'Euche forment une petite agglomération dans la vallée de l'Euche à la pointe sud du finage; Paussac (église classée du 12e s., tour) est au nord dans les collines, à la limite d'un ensemble forestier où sont aussi un hameau de la Verrerie et, de l'autre côté de la vallée encaissée du Boulou à l'est, le hameau perché des Chauses. La commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2008. Creyssac (100 hab., 456 ha dont 299 de bois) est une plus petite commune dont le finage est encadré par la Dronne, le Boulou et l'Euche, entre les deux confluents. Le village est dans le cirque d'un ancien méandre, sous le château de la Barde; manoir du Boulou au-dessus du confluent.