Canton de Neuvic

Neuvic

3 700 hab.(Neuvicois) dont 110 à part, 2 582 ha dont 891 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Périgueux, à 25 km SO de la ville, sur l’Isle, au confluent du Vern entre Saint-Astier et Mussidan. La ville est au milieu de la plaine alluviale à l'intérieur d'un coude de l'Isle qui la contourne par le nord. Elle se signale par un très beau château renaissance et un parc botanique. Elle abrite un centre de détention régional de 400 places, en fonction depuis 1990 et considéré comme présentant de bonnes conditions pour la réinsertion sociale des détenus; un institut médico-pédagogique, un collège public. La population progresse depuis les années 1930. Parmi les entreprises, une fabrique de parfums et cosmétiques (Interspray, 140 sal., au groupe Fraisse, tubes et sticks) et une tradition centenaire de fabrication de chaussures, dont il ne reste guère que Marbot (groupe Bata), qui emploie 90 personnes sur place; maçonnerie Faure (35 sal.). La population communale s'est accrue de 290 hab. entre 1999 et 2008.

Le finage s'étend aussi vers le nord de l'autre côté de l'Isle dans la plaine autour du hameau de Planèze, et sur les reliefs boisés du versant droit, où sont le hameau de Puy de Pont et le site d'éperon de confluence du Château Rompu ainsi que, sur le versant droit de la Salembre au confluent, le hameau de la Côte. Il monte à l'est de la ville sur les collines du versant gauche, que longent l'A 89 et l'ancienne nationale 89 (D 6089). Au sud de la ville, les hameaux de Bas Villeverneix et Villeverneix sont au débouché de la vallée du Vern et le finage monte aussi sur les collines boisées au sud; le centre de détention est au sud-ouest dans la plaine près des routes.

Le canton a 7 700 hab. (7 100 en 1999) pour 11 communes sur 19 220 ha (dont 10 248 de bois); il est traversé par l’Isle et les voies qui suivent son cours. La partie sud, étroite, touche au Landais, au-delà de la basse vallée du Vern. Elle comprend les communes de Vallereuil (280 hab., 927 ha dont 436 de bois) et Saint-Séverin-d'Estissac (80 hab., 531 ha dont 370 de bois). Le village de Vallereuil se tient au fond d'un vallon qui descend vers le Vern et son finage est limité au nord par le cours du Vern, à l'est par celui de son affluent le Jaurès. Saint-Séverin associe deux hameaux de croupe au sein d'une clairière dans la forêt du Landais, l'autre étant le Nègre, autour des vallons de tête du Crempsoulie, et n'avait plus que 50 hab. en 1975.

Les deux tiers septentrionaux du canton sont dans la Double, traversée par les vallées encaissées du Salembre à l’est et de la Beauronne à l’ouest, qui naissent toutes deux au nord du canton et sont des affluents de droite de l’Isle. Saint-Aquilin (500 hab., 2 235 ha dont 1 128 de bois) est la commune la plus septentrionale, 14 km au NNE du chef-lieu; son village est dans un vallon affluent de gauche du Salembre, au fond duquel est l'abbaye de Boisset; le confluent est noyé par l'étang des Garennes; coiffure Gaia Land (25 sal.). Le château de Boisset est au sud-ouest du village, le château du Belet à l'ouest sur le versant droit du Samebre, celui de Moncé un peu plus au nord. Charroux au nord-est, Vitrac au nord-ouest, les Réveilles à l'ouest sont des hameaux campés dans des vallons bien dessinés qui forment autant de cellules du finage. La préhistoire a laissé le dolmen de Peyrebrune sur la crête entre Vitrac et les Réveilles.

Chantérac (550 hab., 1 894 ha dont 951 de bois) est à 10 km au nord de Neuvic dans la vallée du Roqueix qui descend vers le sud en direction du Salembre, église classée du 12e s. Le château de Chantérac (18e s.) est un peu au nord. Quelques gros hameaux sont sir le versant droit du Roqueix ou plus à l'ouest dans les bois, comme Boutard. La commune a gagné 80 hab. de 1999 à 2008. Saint-Germain-du-Salembre (850 Salembrais, 1 955 ha dont 1 300 de bois), 8 km au nord du chef-lieu, en a gagné 70 dans le même temps; la commune conserve une de chaussures pour enfants Aster (140 sal., au groupe Renaudin de Blanquefort, Gironde), et a reçu le siège de la petite communauté de communes de la vallée du Salembre (3 communes, 1 800 hab.). Son finage très boisé ne laisse d'ouverture que le long de la vallée et dans de courts vallons autour du village, où sont quelques hameaux. Son château est édifié sur les traces d'une villa gallo-romaine.

Au nord-ouest, Saint-Jean-d'Ataux (120 hab., 1 211 ha dont 700 de bois) est un petit village sur la D 41, 11 km NO de Neuvic, dont le finage s'étend vers le sud-ouest de part et d'autre de la vallée de la Beauronne, dans laquelle se tient le hameau de la Veyssière, dominé à l'est par celui du Puy de Siorac; elle a eu 95 hab. en 1975 (plus de 300 en 1841). Saint-Vincent-de-Connezac (540 Vincenacois, 1 421 ha dont 910 de bois), 13 km NO de Neuvic, est un village nettement plus étoffé dans la vallée de la Beauronne à un croisement de six routes, et a gagné 100 hab. de 1999 à 2008. Saint-André-de-Double (170 hab., 2 761 ha dont 1 708 de bois), 15 km ONO de Neuvic, occupe l'ouest du canton dans un paysage au relief plus apaisé, plus parsemé d'étangs et de clairières; église inscrite des 13e-14e s. La commune a eu plus de 500 hab. pendant tout le 19e s. et n'a cessé de se dépeupler qu'en 1999.

Au sud-ouest du canton, Beauronne (320 hab., 1 824 ha dont 880 de bois) est sur le versant de la vallée de même nom, 9 km à l'ouest de Neuvic sur la D 40, et a une église inscrite du 12e s. Son habitat est complété au nord par le hameau de Maine Moulin, au sud par celui de Boissonnie, mais son finage ne s'étend qu'à l'ouest du cours de la Beauronne. Les reliefs entre Beauronne et Isle à l'est sont dans la commune de Douzillac (820 hab., 1 717 ha dont 974 de bois), dont le village est sur le coteau de droite de la plaine de l'Isle, 5 km OSO de Neuvic; son habitat est complété au pied du coteau par le hameau de Valay à l'ouest, dans la plaine par celui de Niautouneix au sud au-delà de la voie ferrée et de la gare, et à l'est par le hameau de Mauriac, sur un talus juste au nord de l'Isle, entre deux châteaux (dont un du 15e s.) et au-dessus d'une centrale électrique. La population s'est accrue d'une centaine d'habitants entre 1999 et 2007.