Canton de Ribérac

Ribérac

4 300 hab. (Ribéracois) dont 210 à part, 2 279 ha, chef-lieu de canton du département de la Dordogne, dans l’arrondissement de Périgueux, 37 km ONO de la ville, dans un vallon affluent de rive gauche de la Dronne drainé par le Ribéraguet. C’est le centre du Périgord blanc, marché agricole et de services qui a toutefois perdu son ancien rôle de sous-préfecture et de nœud ferroviaire; coopérative agricole (140 sal.) et négoce agricole Cadroas (25 sal.), feutres de papeterie Albany International (États-Unis, 100 sal.), fabriques de remorques Besse Aupy (50 sal.), de matériel de soudage Protechno (30 sal.), de confections Manuribe (30 sal.) et Molinier (ECM, 30 sal.), installations thermiques Jamot (20 sal.), distribution d'eau Sogedo (20 sal.); centre commercial Leclerc (100 sal.) et Intermarché (50 sal.); transports Valade (30 sal.).

La ville a une belle collégiale du 11e s., trois lycées publics, un collège privé et un public, section d’enseignement adapté, hôpital local (16 lits); festival de musiques et paroles, maison des jeunes, plan d’eau de la Jamaye et label «station verte de vacances». Le finage s'étend très largement dans la plaine de rive gauche de la Dronne où sont, côté amont, le hameau de Saint-Martial et la zone d'activités des Chaumes et, tout en aval, des haras nationaux. Il s'étend au sud-ouest sur de basses collines où sont notamment les hameaux de Faye (petite église inscrite du 12e s.) et de la Côte, et sur des collines plus vigoureuses à l'est, jusqu'à la vallée de la Peychay. La population de la commune a assez peu changé depuis un siècle et demi; elle avait déjà dépassé 4 000 hab. (sdc) en 1886. La ville est le siège de la communauté de communes du Ribéracois, qui réunit 14 communes et 9 200 hab.

Le canton de Ribérac, limitrophe du département de la Charente, a 8 800 hab. (8 400 en 1999), 13 communes, 18 710 ha dont 4 220 de bois; la Dronne, qui le traverse d’est en ouest, y reçoit la Nizonne; le sud empiète sur la Double. Un aérodrome a été aménagé à 6 km SO de Ribérac avec une piste gazonnée de 860 m, près du hameau de Tourette dans la commune de Vanxains (880 Vanxinois dont 140 à part, 3 589 ha dont 1 166 de bois), qui fut le siège d’une vicomté et fit figure de chef-lieu de la Double. Le village s'abrite un creux d'un vallon dans les collines, où passe la D 708, ex-N 708 vers Marmande. On y trouve une église romane forte (11e s., classée) et une maison familiale rurale avec parc; centre de traitement des déchets à l'est. La vallée de la Rizonne fixe au sud la limite du territoire, boisé et trouée d'étangs dans sa partie méridionale. La commune a eu jusqu’à 2 000 hab. au 19e siècle; mais sa population augmente depuis peu; elle a gagné près de 60 hab. entre 1999 et 2007.

Bourg-du-Bost (240 hab., 716 ha), 8 km ONO de Ribérac, est sur une basse colline dominant la plaine de la Dronne; son finage s'allonge du NNO, où sont le confluent de la Dronne et de la Nizonne et le moulin de Ribérac juste en aval, au SSE où il s'approche de l'aérodrome de Vanxains. Chassaignes (80 hab., 579 ha) est à 3 km au sud de Bourg-du-Bost. Son finage, également NNO-SSE, est bordé à l'ouest par celui de Petit-Bersac. Le village de Petit-Bersac (180 hab., 1 083 ha) est à 12 km ONO de Ribérac, dans la plaine de rive droite à l'intérieur d'un grand coude de la Dronne, qui prend une direction SSO. Son finage s'étend dans la plaine de rive gauche en aval, où est le château du Mas de Montet (18e s.), et sur les collines vers le sud, où se tient le hameau de Palisse; musée archéologique; la commune avait 700 hab. en 1820.

Trois communes sont au nord de la Dronne. Comberanche-et-Épeluche (180 hab., 393 ha) a un habitat très dispersé, environ 7 km au nord-ouest de Ribérac. La commune résulte d'une fusion de 1820. Épeluche est au bord de la Dronne sur la rive droite, au pied du coteau; Comberanche est aussi au pied du relief, mais plus à l'ouest et à l'écart de la rivière, avec une église inscrite du 12e s. issue d'une commanderie d'hospitaliers. Le nom d'Épeluche vient probablement de speluca, la grotte. Allemans (590 Allemansois, 1 875 ha dont 231 de bois) est un village des collines, 7 km NNO de Ribérac, avec une église inscrite du 12e s. et, non loin au nord, le château de la Rigaudie (19e s.). Son finage enveloppe celui de Comberanche: il atteint à l'ouest le confluent de la Nizonne et de la Dronne où sont le château de Meynard (18e s.) et le hameau et le moulin du Pontet, comprend au sud-ouest la butte boisée du puy de Beaumont, est bordé au nord-ouest par le cours de la Nizonne; il contient au nord le hameau de la Côte, et dépasse au sud-est la vallée du Boulon, englobant dans la plaine le confluent du Boulon et de la Dronne. La commune a eu 1 400 hab. vers 1830, un minimum de 490 en 1990.

Le finage de Villetoureix (900 Villetoureixois), 1 640 hab. dont 220 de bois) va moins loin au nord mais s'étend d'ouest en est entre la vallée du Boulon et la confluence des vallées du Meyré et de Tournevalude. Le village est à 4 km au NE de Ribérac, dédoublé: une partie au pied du côté de droite de la Dronne, une autre sur la colline au-dessus. La D 708, ex-N 708, traverse le finage à l'ouest aavant d'entrer à Ribérac, entraînant un essaimage d'habitations. Le domaine de Fayolle (18e s.), au nord-ouest, est assorti d'un étang collinaire; le château de la Rigale est dans la plaine au sud-est, sur un site gallo-romain, avec une belle tour ronde classée. La commune a gagné 120 hab. de 1999 à 2008.

Saint-Méard-de-Drône (480 hab., 895 ha) est à 8 km à l'est de Ribérac, au pied du coteau de rive gauche de la Dronne; église inscrite du 15e s. Son finage est limité à l'ouest par la vallée de la Peychay, où il voisine avec celui de Ribérac et où se tient, sur le promontoire au débouché de la vallée dans celle de la Dronne, le hameau perché des Bigoussies. La commune a eu 670 hab. en 1846, 330 seulement en 1968. Saint-Pardoux-de-Drône (230 Parfuldiens, 869 ha dont 230 de bois) est au sud, son village sur une colline à 9 km ESE de Ribérac. Son finage est traversé par le haut vallon de la Peychay et n'a pas de contact avec la plaine de la Dronne; reste de château fort à la Tuilière au nord, gros hameaux d'Argensac au nord-ouest et de Puythier et Chazarie au sud. Saint-Martin-de-Ribérac (700 hab., 1 638 ha) est à 3 km SE de Ribérac dans un petit vallon qui donne sur la vallée du Ribéraguet. Son territoire s'étend des deux côtés de celle-ci et comprend de nombreux hameaux, un château près du village, les sources du Ribéraguet. La commune a été créée en 1851 à partir de Ribérac, avec 1 500 hab.; sa population a diminué jusqu'en 1975 (610 hab.).

Deux communes sont au sud du canton, nettement plus boisé. Siorac-de-Ribérac (260 hab., 2 006 ha dont 1 230 de bois) a son village sur le flanc d'un vallon à 7 km SSE de Ribérac, avec une église inscrite du 12e s.; son territoire s'étend au sud, où l'habitat s'éparpille en quelques clairières; elle a eu plus de 800 hab. vers 1830 et son minimum est de 1990. Saint-Sulpice-de-Roumagnac (220 hab., 1 070 ha dont 356 de bois) est sur une colline plus à l'est, 8 km au SE du chef-lieu, dans un paysage plus dégagé avec des hameaux moins menus. Le finage est drainé à moitié vers le sud en direction de la Beauronne, à moitié vers le nord en direction de la Peychay; la D 43 sinue d'ouest en est sur la ligne de partage des eaux, qui passe un peu au sud du village; hameau et manoir de la Marteille (16e s.) au nord. La commune avait 760 hab. en 1856, décline depuis et a encore perdu quelques habitants après 1999.