Canton de Saint-Pierre-de-Chignac

Saint-Pierre-de-Chignac

800 hab. (Chignacois), 1 570 ha dont 900 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Périgueux à 15 km SE de la ville, dans la vallée de la Manoire; églises. La population se maintient, mais elle avait dépassé 1 000 hab. vers 1880. Le finage s'étend vers le nord où se tient en hauteur le château Lardinalie, et beaucoup plus encore vers le sud, où il atteint le cours supérieur du ruisseau de Saint-Geyrac avec, juste au sud du village sur une crête, le hameau de la Maurandie et, tout au sud-est sur le même plateau, les hameaux de la Fargennerie.

Le canton, sur le plateau calcaire boisé, a 25 800 ha dont la moitié (12 600 ha) en forêt, pour 15 communes et 19 600 hab. (17 600 en 1999); mais près de 7 000 reviennent à la seule Boulazac, en banlieue sud-est de Périgueux, et 3 000 à Notre-Dame-de-Sanilhac, en banlieue sud de Périgueux. Il est bordé au nord par le cours de l’Auvézère, et traversé par les vallées encaissées de la Manoire et de son affluent le Saint- Geyrac. Outre Boulazac, il inclut au nord l’aérodrome de Périgueux à Bassillac (1 800 hab., 1 873 ha dont 638 de bois), qui est à 8 km à l’est du centre de Périgueux et dont la population a fort augmenté fort depuis les 500 hab. de 1962 mais a stagné de 1999 à 2008; le nom s'écrivait Bassilac avant 2009. L'habitat est au pied du coteau de gauche de l'Isle, et s'est diffusé sur le plateau; l'aérodrome s'étire sur un lobe de méandre de l'Isle au pied, et sépare du bourg le hameau et le château de Rognac (16e et 17e s.), sur la rive de l'Isle. Le finage comprend une extension au hameau du Petit Rognac sur la rive droite de l'Auvézère juste avant son confluent avec l'Isle, tout au nord-est. Des alignements de maisons sont sur les crêtes descolline sau sud, où l'A 89 mord sur le finage près du hameau de la Valade.

Trois communes composent le nord-est du canton. Eyliac (690 hab., 2 274 ha dont 1 103 de bois) est à 6 km au nord du chef-lieu, près de l'autoroute qui traverse la commune en son milieu; église inscrite, en partie du 12e s. Le finage atteint au nord la rive gauche de l'Auvézère, où le hameau de la Roquette est au confluent d'un vallon; au sud sont le château de la Chaloupie et le hameau de la Raffinie vers l'ouest, le château et le hameau du Puy au centre-sud, le hameau de Vertiol au sud-est. Blis-et-Born (420 Blis-et-Bornois, 2 020 hab. dont 1 302 de bois) 12 km NE du chef-lieu et 18 km à l'est de Périgueux, sur un plateau accidenté aux versants boisés qui domine la vallée de l'Auvézère; ruines du Château Branlant au sud-est; au sud, le finage dépasse un peu le tracé de l'autoroute. Saint-Antoine-d'Auberoche (150 hab., 787 ha dont 432 de bois), 8 km ENE du chef-lieu, est la commune la plus orientale du canton; le petit village est au fond d'un vallon affluent de droite de la Manoire, qui fixe au sud la limite de la commune; châteaux du Chenil et de la Cave au nord. Le château d'Auberoche, ancien chef-lieu de seigneurie dont plusieurs communes portent le nom, est dans la commune du Change juste au nord, dans la vallée de l'Auvézère.

Quatre communes se partagent le sud-est du canton. Saint-Crépin-d'Auberoche (290 hab., 956 ha dont 448 de bois) est à 3 km à l'est du chef-lieu dans la vallée de la Manoire, et son finage s'étend de part et d'autre sur le plateau étiré du nord au sud. Milhac-d'Auberoche (530 hab., 1 750 ha dont 713 de bois) est à 6 km ESE du chef-lieu, sur le plateau à 2 km au sud de la Manoire. Son finage s'étend au nord de la vallée par le gros hameau de crête de Leygalie; château de la Besse au nord-est; il est plus étendu au sud et au sud-est, où il atteint un vallon de tête du Saint-Geyrac et contient de nombreux hameaux. La commune a gagné 80 hab. de 1999 à 2008; elle avait eu plus de 1000 hab. en 1831.

Saint-Geyrac (240 hab., 1 710 ha dont 1 084 de bois), 8 km au SE de Saint-Pierre, est sur le versant gauche de la vallée du ruisseau de Saint-Geyrac; église inscrite des 12e et 14e s. Son territoire déborde assez peu sur le plateau au nord de la vallée, mais y a quelques hameaux et le château de la Côte; il va loin au sud dans les bois trouées de clairières espacées. La Douze (1 000 Ladouzois, 2 305 ha dont 1 211 de bois), 8 km au sud sur la N 21, est sur la D 710, ancienne N 710 de Ribérac à Fumel et en fait tronçon de la N 21; église inscrite. Son territoire, qui a gagné 100 hab. de 1999 à 2008, s'agrémente à sa pointe sud-est d'un bel étang et de la gare de la Gélie sur la voie ferrée de Périgueux au Bugue. Il se limite au nord à la vallée du Saint-Geyrac, où le hameau de Versannes a une autre gare.

La partie occidentale du canton comprend cinq communes, dont Atur et Notre-Dame-de-Sanilhac. Marsaneix (1 000 hab., 2 385 ha dont 1 350 de bois), 13 km SSE de Périgueux et 10 km au sud-ouest de Saint-Pierre, occupe l'angle sud-ouest du canton. Le village est sur le plateau près de la D 2 et son finage boisé est composée d'une série de clairières habitées, comme autant de petites cellules; quelques étangs, dont le principal est celui de Bouyssour au sud. La population s'est accrue de 200 hab. entre 1999 et 2008. Sainte-Marie-de-Chignac (590 hab., 1 180 ha dont 639 de bois) est à 3 km au NO du chef-lieu dans la même vallée de la Manoire, et le siège de la communauté de communes Isle-Manoire et Périgord (15 communes, 17 100 hab.); elle a gagné 130 hab. de 1999 à 2008. Le village est minuscule mais avec une église classée des 12e et 14e s.; l'habitat est totalement dispersé. Le finage est divisé en trois: très peu au nord de la Manoire, un peu plus sur la croupe de confluence entre Manoire et Saint-Geyrac, davantage à l'ouest du Saint-Geyrac où deux éléments de plateau séparés par un vallon profond portent les hameaux de la Bourgearie au sud, de Claviéras au nord.

Saint-Laurent-sur-Manoire (910 hab., 1 044 ha dont 537 de bois) est à 8 km au SE de Périgueux en amont de Boulazac, juste en aval du confluent de la Manoire et du Saint-Geyrac, au croisement de la N 21 et de l'autoroute A 89 qui y ont un échangeur et une aire de service; au sud, le hameau de Niversac a la gare et la bifurcation ferroviairea des voies vers Brive à l'est, vers Le Bugue au sud; église inscrite, en partie du 12e s.; usine de conserves, spécialiste de foies gras (Champion, 95 sal.), travaux publics Faye (20 sal.); son finage est surtout étendu sur le plateau à l'ouest. Sa population croît aussi: elle était de 350 hab. en 1954 et s'est encore augmentée de 130 hab. entre 1999 et 2007.


Boulazac

6 900 hab. (Boulazacois) dont 340 à part, 1 458 ha, commune du département de la Dordogne dans le canton de Saint-Pierre-de-Chignac, en banlieue Est de Périgueux. Sa population est en croissance: 800 hab. avant les années 1920, 2 000 en 1946, 4 000 en 1972; elle a encore gagné 900 hab. de 1999 à 2008. Elle a une école hôtelière et une école commerciale consulaires avec statut de lycée professionnel privé et, surtout, dispose d’une zone industrielle active avec un centre électronique et surtout une imprimerie de timbres-poste installée en 1970 par choix du ministre des Postes Yves Guéna, élu du lieu: l’ITVF (Imprimerie des timbres-poste et valeurs fiscales) emploie 500 personnes, imprime 4 à 5 milliards de timbres par an et occupe 48 000 m2.

Les principaux autres établissements sont l'abattoir et l'usine du groupe Sobeval, spécialiste du veau (250 sal., depuis 1980); les cartes électroniques (Cofidur, 350 sal.) et PLS (30 sal.), une verrerie (Isoa, verre plat, 75 sal.), des fabriques d'appareils d'éclairage Pradier (30 sal.), d'aliments du bétail Sanders (45 sal.), de charcuterie Périgourdine de Salaison (30 sal.). Le bâtiment et le commerce sont représentés par les réseaux de fluides Castello (65 sal.), les installations électriques Telelec (35 sal.), la maçonnerie Vigier (45 sal.), les travaux publics ERCTP (65 sal.); nettoyage (Penauille, 200 sal.); négoces de fruits et légumes Pomona (45 sal.), de confiserie EDA (40 sal.); distribution pharmaceutique OCP (50 sal.); réalisation de magasins Agema (45 sal.). Boulazac a un hypermarché Carrefour de 5 700 m2(150 sal.), assorti de magasins comme Decathlon (30 sal.), Conforama (30 sal.), MrBricolage (30 sal.); de nombreux garages et des transporteurs dont Doumen, 290 sal., TLC (40 sal.), MTS (30 sal.).

Le territoire communal juxtapose des quartiers très différents. La vallée encaissée et à fond plat de la Manoire, qui débouche au nord sur la plaine de l'Isle, et qui est empruntée d'un côté par la voie ferrée, de l'autre par la N 221, forme un axe SE-NO. C'est là que sse tenait le Vieux Bourg, qui n'est qu'un petit hameau. Elle est presque vide au sud, où s'isole le château de Lieu-Dieu (14e, 15e et 19e s.), tandis que la plaine de confluence est au contraire densément occupée par la grande zone industrielle et commerciale de Beauséjour. La plaine de l'Isle comprend en outre à l'est le gros lotissement du Suchet, au nord-ouest un saillant dans le territoire de Périgueux, où s'est établie la cité Bel-Air. La vallée de la Manoire sépare deux parties de plateau. Celle de l'ouest, qui domine directement la ville de Périgueux, a reçu de nombreux lotissements tels Monplaisir (nord-ouest), Pey-Harry (sud-ouest), le Vigneau (nord-est), les Grandes Rivailles (sud-est); la partie méridionale en reste toutefois boisée et vide; le cimetière de Frondal y a été installé. La partie orientale de plateau, plus éloignée de Périgueux, est moins étendue et bien moins peuplée de petits hameaux.


Notre-Dame-de-Sanilhac

3 000 hab. (Sanilhacois), 2 579 ha dont 1 189 de bois, commune de la banlieue sud de Périgueux (Dordogne), dans le canton de Saint-Pierre-de-Chignac, 7 km SSO de la préfecture dans le vallon du Cerf, affluent de gauche de l'Isle; elle est membre de la communauté d’agglomération Périgourdine. La D 6021, ex-nationale 21 de Limoges à Agen, croise l'A 89 au nord du village dans la même vallée (échangeur); château de la Gauderie (19ee s. sur un site du 16e s.) devant le village. Au nord-est, depuis l'intégration de Saint-Pierre-ès-Liens en 1823, la commune comprend un long appendice étiré vers le nord, qui parvient jusqu'à l'espace urbain de Périgueux et effleure l'Isle dans le quartier de lotissements de Prompsault et l'ancien hameau des Cébrades, au point que la mairie de la commune y a été transférée; château de Pompsault (19e s.), sur une colline; maçonnerie Virgo (25 sal.), maison de retraite (40 sal.). La commune a eu un peu plus de 1 500 hab. vers 1890, 1 150 en 1931, et a repris depuis une croissance soutenue; elle a gagné 350 habitants de 1999 à 2008.