Canton de Sarlat-la-Canéda

Sarlat-la-Canéda

9 300 hab. (Sarladais), dont 540 à part, 4 713 ha dont 350 de bois, ville de la Dordogne à 67 km SE de Périgueux, sous-préfecture. Sarlat a absorbé en 1965 La Canéda, village à 4 km au SE. Elle fut une fondation bénédictine du 7e s., devint évêché en 1317, et La Boétie y naquit (maison-musée). Entourée de boulevards sinueux à la place des remparts, elle a l’apparence d’une très belle ville ancienne de part et d’autre d’une percée rectiligne, avec des hôtels bourgeois des 15e et 16e s.; cathédrale, jardin des Enfeus, maison de La Boétie, nombreuses maisons anciennes; gastronomie de haute réputation.

On y organise des festivals (théâtre), elle est le centre de la principale contrée touristique du Périgord, entre les vallées de la Vézère et de la Dordogne et fait partie des «plus beaux détours». La ville a lycée général et professionnel public, lycée privé polyvalent, collèges public et privé, section d’enseignement adapté, institut pour enfants, centre hospitalier (200 lits); musée de Sarlat et du Périgord noir, musée de l’automobile. La population communale a longtemps oscillé autour de 7 000 hab.; la fusion lui en a apporté près de 800 de plus et la population est montée à 9 800 hab. en 1975 (sdc), soit environ 10 500 en population totale, niveau qui était apparemment stabilisé; mais la commune aurait perdu 1 100 hab. de 1999 à 2008. La majorité municipale est passée de la gauche (à direction communiste) à la droite en 1989; le maire est Jean-Jacques de Peretti, UMP, conseiller d'État, ancien ministre.

L'habitat de la ville s'étire le long de la grand-route, D 704 ex-N 704 de Limoges à Cahors; la voie ferrée passe au sud; une zone d'activités a été aménagée au sud-est dans un large vallon. Au sud-est, la Canéda ne figure plus que comme un petit hameau; mais l'habitat s'est éparpillé sur tout le plateau. Le lycée a pris place au sud-ouest, l'hôpital au nord, ainsi qu'un centre commercial. Plus au nord, Temniac est un hameau perché avec des vestiges d'un château du 15e s. et une église classée et fortifiée des 12e et 14e s.; au nord-ouest, un parcours de santé est aménagé sous le château de Campagnac (14e et 16e s.) et non loin du hameau de Prends-toi-Garde qui est à la limite de la commune sur la grand-route.

Sarlat a quelques entreprises notables: mécanique de précision et instruments chirurgicaux Porges (230 sal., groupe états-unien Mentor); conserveries, plats cuisinés et foies gras dont Rougié-Bazac, groupe Euralis (650 salariés en tout dont 250 permanents à Sarlat), Delpeyrat (150), créé à Sarlat en 1890 et à présent intégrée au groupe Maïsadour, Vaux (40 sal.); première transformation du tabac France-Tabac de l’UCAPT (9 coopératives); distillerie du Périgord (35 sal.); menuiserie Lavergne (25 sal.); réseaux électriques Allez (70 sal.), revêtements Brel (50 sal.), constructions Vaunac (30 sal.); supermarchés Leclerc (100 sal.) et Carrefour (60 sal.), négoce de matériaux Souillac (30 sal.), vente par correspondance de produits alimentaires Traditions du Périgord (35 sal.).

L’arrondissement de Sarlat a 74 000 hab. (69 600 hab. en 1999), 122 communes, 10 cantons, 192 100 ha; il occupe le sud-est du département, où il jouxte les départements de Corrèze, Lot et Lot-et-Garonne. L’aire urbaine Insee de Sarlat a 18 100 hab., la communauté de communes du Sarladais 12 700. Sarlat est également à la tête du pays officiel du Périgord Noir (13 communautés de communes, 146 communes, 81 300 hab.). Le canton de Sarlat a 15 800 hab. (15 500 en 1999) pour 12 communes sur 22 100 ha dont 9 065 de bois; il va au sud jusqu’à la rive droite de la Dordogne. Très fréquenté, il offre de nombreux terrains de camping et centres équestres dispersés, aussi bien sur le plateau qu'au bord de la Dordogne.

À 5 km à l’ouest de Sarlat, la commune de Saint-André-d’Allas (760 hab., 2 877 ha dont 996 de bois) conserve de nombreuses bories dispersées, dont l’ensemble est classé, notamment tout au nord au Breuilh; autocross au sud-est. La vallée du Pontou descend du village vers le sud et atteint la Dordogne à Vézac. Allas, ancienne commune d'Allas-l'Évêque absorbée en 1825, subsiste comme petit hameau au nord-ouest, à la réunion des vallons d'Allas et de Puymartin dont les ruisseaux aboutissent au nord-ouest à la Beune; son égliise du 13e s. est inscrite; le château du Roc (18e s.) est juste en aval; à procimité, grotte et abri sous roche du gisement préhistorique du Roch et du Pas-Estret; hameaux de Villeneuve et Vintajol au nord, au-dessus du vallon de Puymartin. La commune a eu 1 050 hab. autour de 1860, 350 seulement autour de 1970. Elle a gagné 160 hab. de 1999 à 2008.

Le nord-ouest du canton associe trois communes. Marquay (570 Marquayais, 2 427 ha dont 700 de bois) est à 11 km NO de Sarlat, sur une croupe au centre d'un finage accidenté et boisé, avec une église classée. La commune a eu plus de 1 000 hab. de 1845 à 1870, 410 seulement en 1975; elle en a gagné 80 entre 1999 et 2008. Tout au sud du finage est le château (15e-16e s.) et le gisement préhistorique de Puymartin, au sud-est celui de la Carrière. Le village de vacances des Hauts de Marquay est 2 km à l'est du village. Au nord-ouest, le finage est traversé par la vallée encaissée de la Beune; sur ses versants vers l'ouest sont le château et le gisement préhistorique de Laussel rive gauche, les grottes à gisements préhistoriques du Cap Blanc et de la Grèze rive droite. Les hameaux de Bardenat, la Tache et la Tailleferre se partagent la portion de plateau au-delà de la Beune.

Au NO, Tamniès (330 Tamniacois, 1 909 ha dont 920 de bois), à 11 km de Sarlat, se perche sur le versant droit de la Beune et possède un petit musée local de préhistoire, une église inscrite du 12e s.; un étang de 5 ha est aménagé en base de loisirs dans la vallée juste en amont au Mazerat. Le Petit Salignac et Galinat sont des hameaux notables au nord-ouest et au nord. Marcillac-Saint-Quentin (800 Marcillaquois, 1 646 ha dont 832 de bois), 10 km au nord de Sarlat, est issue d’une fusion de 1827; les deux principaux hameaux, Saint-Quentin au sud et Marcillac au nord, sont un peu à l'écart de la D 704, qui fixe la limite orientale de la commune. Marcillac abrite une institution pour enfants handicapés; château de Lasserre à l'ouest. La commune n'avait que 380 hab. en 1962; elle en a gagné 100 de 1999 à 2008.

Trois communes sont à l'est et au nord-est de Sarlat. Proissans (890 Proissanais, 1 756 ha dont 825 de bois) est à 7 km NE de Sarlat sur un plateau dans lequel s'encaissent l'Enéa et son affluent la Massoulie. La commune accueille plusieurs terrains de campings et s'orne du château de la Roussie (15e et 16e s.), des manoirs de Langlade et du Cluzeau (les deux du 15e s.); sa population s'est accrue d'une centaine d'habitants après 1999. Sainte-Nathalène (580 hab., 1 357 ha dont 590 de bois) est plus au sud, à 9 km ENE de Sarlat, et a gagné 110 hab. de 1999 à 2008; le village est dans la vallée de l'Enéa au confluent du vallon du Merdansou qui vient du nord-est, et à la limite du canton; elle a aussi plusieurs campings; manoir de la Tour (15e s.). Saint-Vincent-le-Paluel (280 hab., 686 ha dont 420 de bois) est juste au sud dans la même vallée, 10 km à l'est de Sarlat; le minuscule village a son château; au sud, dans la vallée, le hameau de Malevergne, proche du château ruiné de Paluel (15e s.), a quelques bories protégées.

Vitrac (870 hab., 1 144 ha dont 734 de bois), 7 km au sud de Sarlat, est sur un replat dominant le cours de la Dordogne et conserve une église inscrite des 12e-13e s.; en contrebas, le village bénéficie d'un port et d'un pont et, juste en amont, du golf de Rochebois et plusieurs terrains de camping dans la plaine alluviale; Le finage englobe à l'est le grand lobe accidenté du méandre de la Dordogne dominé par le cingle de Montfort; Montfort est un gros hameau perché sur la rive concave escarpée de la rivière, 2 km au nord-est de Vitrac. Vers le nord, le finage de Vitrac offre deux sites de bories protégées, aux Mazers et à Pech Lautier; le château de Marobert; à Veyssières, un manoir des 15e et 18e s. et les restes d'une ancienne abbaye; tout au nord au-dessus de Roudeyroux, le dolmen des Crochets et la Pierre du Diable (Peyrelevade). La population communale a gagné 90 hab. entre 1999 et 2008. Vitrac est le siège de la communauté de communes du Périgord Noir, qui groupe 4 500 hab. et 7 communes, dont la plus peuplée est Carsac-Aillac.

La Roque-Gageac (430 Laroquois, 717 ha) est juste en aval de Vitrac; le village a obtenu le même flatteur classement, fondé sur la présence de châteaux anciens dont celui de Tarde (15e s., classé), d'un jardin exotique, d'un fort troglodytique) et anime la communauté de communes de la vallée de la Dordogne-Périgord Noir (6 communes). Il serre ses maisons dans un étroit passage sur la rive de la Dordogne, au pied d'un cingle ouvert par un vallon qui fixe la limite occidentale de la commune. Son finage comprend à l'est le vigoureux rebord du plateau et un grand demi-cercle de plaine alluviale où sont en amont le hameau de Gaillardou, au sud le Port de Domme, son château et son pont au pied de Domme, les hameaux du Village, des Écoles et de Gageac.

Vézac (630 hab., 1 297 ha dont 677 de bois) suit en aval. Le village, aux maisons éparses, dont l'église des 12e et 14e s. est inscrite, occupe la plaine d'un ancien méandre de la Dordogne, fermée au sud par un étroit promontoire qui porte le château de Marqueyssac (15e et 17e s.), avec une ancienne tour, et un jardin de Le Nôtre. Au pied, un croissant de plaine commence par le château et hameau de la Malartrie tout contre La Roque-Gageac, offre un musée et un pont vers Castelnaud, et des campings au droit du village, traversé par la voie ferrée. Celle-ci et la route vers Sarlat empruntent la vallée du Pontou qui ouvre le plateau au nord du village et dans laquelle se sont multipliées les habitations; grotte du Roc avec restes préhistoriques.

Juste à l'ouest de Vézac, à 9 km de Sarlat, au pied de la rive escarpée de la Dordogne, brille le village touristique de Beynac-et-Cazenac (520 hab., 1 274 ha dont 842 de bois), classé dans les «plus beaux villages de France», perché sur le versant escarpé que lèche la Dordogne: superbe château médiéval (12e s.) réaménagé aux 16e-17e s., parc archéologique et musée de protohistoire, rues en escalier et maisons anciennes, église classée des 12e et 14e s., grotte Cro-Bique; la commune est issue d’une fusion de 1827. Le finage est étendu sur le plateau boisé au nord; Cazenac y est un simple hameau au nord-ouest, partageant une clairière avec deux autres hameaux et conservant une église inscrite du 12e s. Le Castanet est son équivalent plus à l'est. Contrairement aux communes du plateau, la population des rives de la Dordogne a beaucoup moins progressé depuis 1999, La Roque-Gageac perdant même quelques habitants.