Canton d'Audeux

Audeux

450 hab. (Audelais), 175 ha, chef-lieu de canton du département du Doubs dans l’arrondissement de Besançon, 13 km ONO de la préfecture sur la route de Gray; château du 18e s., grotte. La commune n’avait guère que 100 hab. entre 1925 et 1950 et s’est un peu étoffée depuis; elle a encore gagné 100 hab. de 1999 à 2008.

Le canton a 27 600 hab. (24 200 en 1999), 40 communes et 21 163 ha dont 6 113 de bois; limitrophe des départements de Haute-Saône et du Jura, il est limité au nord par la vallée de l’Ognon, tandis qu’il atteint au SE les banlieues de Besançon et la voie ferrée de Dijon à Mulhouse; il est traversé par l’A 36 (Comtoise) et va l'être, plus au nord, à travers le bois des Fouchères, par la LGV Rhin-Rhône. Émagny (620 Émagnynais, 515 ha), au bord de l’Ognon a 6 km au nord d’Audeux, conserve des restes d’une ancienne abbaye de Bellefontaine, et accueille le siège de la communauté de communes des Rives de l’Ognon, qui réunit 13 communes et 3 600 hab.; sa population s'est accrue de 40 hab. entre 1999 et 2008.

Juste en amont, Moncley (340 Monclalés, 792 ha), 8 km au nord d’Audeux, a gagné 60 hab. dans le même temps; elle a un beau et grand château néoclassique de 1778. Noironte (320 Nirontais, 673 ha dont 216 de bois), tout près d’Audeux côté nord également, a un château classé des 16e et 18e-19e s. avec jardins et tour ronde, et des étangs qui ont valu à ses habitants le sobriquet de Grenouillards; fromagerie Mulin (30 sal.).

Côté ouest, Mercey-le-Grand (460 Grandmergeois, 656 ha dont 180 de bois), à la limite occidentale du canton, s'accompagne à l'est du hameau de Cottier, ancienne commune de 45 hab. intégrée en 1973; église inscrite du 13e s., plomberie Demouge (20 sal.). La commune, qui n'avait que 160 hab. entre 1925 et 1970, croît depuis et a gagné 50 hab. de 1999 à 2008. Lantenne-Vertière (540 Lantennois, 988 ha dont 215 de bois), 8 km OSO d’Audeux, associe deux villages depuis les années 1790, a une grosse tuilerie (Wienerberger ex-Koramic, 170 sal.) et s'est accrue de 80 hab. de 1999 à 2008.

Lavernay (590 Lavernois, 774 ha dont 217 de bois), plus proche d'Audeux, est dans le vallon du Breuil, qui coule vers l'Ognon, et a gagné 150 hab. (un tiers) dans le même temps; Corcelles-Ferrières (190 hab., 225 ha), un peu au sud, a une agence du nettoyage urbain Nicollin (100 sal.), un négoce agricole G. Muller (95 sal.), et des restes d'une abbaye cistercienne au village; elle n'avait plus que 45 hab. en 1968. Corcondray (120 hab., 538 ha), plus à l'est, conserve une grosse tour carrée de son château médiéval (13e s.).

Au sud et à l’est d’Audeux, la plupart des communes sont nettement plus peuplées; elles participent directement au périurbain bisontin, font partie de la communauté d’agglomération du Grand Besançon et leur population croît sensiblement. D’ouest en est, Pouilley-Français (710 Franc-Pouillais, 608 ha) est la plus éloignée de Besançon (22 km) et la moins peuplée, mais a tout de même gagné 110 hab. de 1999 à 2008; aire de repos de l'A 36. Dannemarie-sur-Crète (1 610 hab. dont 290 à part, 406 ha), 7 km SSO d’Audeux et 18 km OSO de la préfecture, a un gros lycée agricole avec internat, une gare et partage un parc d’activités avec Chemaudin; fabriques d’outillage pour découpage Soprec Interplex (80 sal.), de moules et modèles Beuchey (AOPB, 25 sal.); négoce de métaux Stainless (30 sal.); travaux publics Sacer (90 sal.) et Roger Martin (40 sal.); elle n’avait que 200 hab. en 1954, et en a encore gagné 200 de 1999 à 2008.

Chemaudin (1 460 Chemaudinois, 730 ha dont 285 de bois), à 5 km au sud d’Audeux et 11 km à l’ouest de Besançon, dotée d’un clocher-porche de 1737 et d’un centre socio-culturel, profite des échangeurs routiers (N 73 et 173, A 36) et utilise une autre zone industrielle, partagée avec Franois (150 ha, 1975) et rassemblant plus de 400 emplois; Airax y fabrique des ressorts à gaz (150 sal.); imprimerie Mignot (45 sal.), couverture et étanchéité Smac Acieroid (30 sal.), transports Beaune (45 sal.), Gavignet (35 sal.), Schenker-Joyau (30 sal.), travaux publics Screg (90 sal.) et Sobeca (25 sal.), nettoyage urbain Onyx (20 sal.). Chemaudin avait 400 hab. en 1960; elle a encore gagné 220 hab. de 1999 à 2008. Juste au nord, la petite Vaux-les-Prés (380 Vauliers, 514 ha) accueille un accès à l'A 36 (avec péage) et la location de matériel de réceptions Abriplus (30 sal.).

Franois (1 950 Franoisiens, 729 ha dont 312 de bois), 8 km à l’ouest de Besançon, réunit plusieurs ateliers de petite métallurgie, décolletage et outillages, en partie pour l’horlogerie, ainsi qu’un centre de loisirs avec village de vacances, et une gare; décolletage UND (70 sal.), tuilerie Wienerberger ex-Koramic (50 sal.), bracelets-montre en cuir Bouveret (25 sal.), blanchisserie BTS (25 sal.), fromagerie Poitrey la Belle Étoile (25 sal.); négoces de bois et matériaux BMC (25 sal.), d'électroménager Vam DA (20 sal.), surgelés Thiriet (20 sal.); transports Chanez (25); recyclage métallique Eska ex-Kern (55 sal., groupe Derichebourg), travaux publics Eurovia (20 sal.). Franois est partie de 500 hab. au milieu du 20e s. et sa croissance se poursuit (+1540 hab. de 1999 à 2008).

Serre-les-Sapins (1 590 Serri-Sapinois, 524 ha), juste au NE de Franois, accueille une fabrique de portails et aménagements en plastique (Jardimat, 40 sal.), une de moules et modèles (Porter Besson, 30 sal.); vente à domicile Maximo (25 sal.), les transports par cars Grosperrin (65 sal.); maçonnerie Genzi (30 sal.), un chantier de travaux publics (Amec-Spie, 50 sal.); viandes de boucherie Pro-Viandes (35 sal.). La commune a allongé son nom en 1961; elle n’avait pas alors 300 hab. et a connu une vigoureuse poussée suburbaine; elle a encore gagné 170 hab. entre 1999 et 2004 (+13%).

Pouilley-les-Vignes (1 930 Appuliens, 934 ha dont 234 de bois), 7 km ONO de Besançon, ajoute aux restes d’un fort plusieurs lotissements, un collège public, un supermarché U (30 sal.) et quelques ateliers, dont une petite zone d’activités; outillages de presse Presse Étude (35 sal.), transports France Europe Express (25 sal.). La commune avait 400 hab. dans l’entre-deux-guerres et a crû fortement après 1965, dont 110 hab. entre 1999 et 2008. La barre rigide du Mont, au nord-est, montant à 341 m, offre des points de vue et un parcours de santé. Une extension vers le nord-ouest, au-delà de l'autoroute, lui apporte le bois du Chanois.

Pirey (1 830 Piroulets, 667 ha), 5 km au NO de Besançon, a aussi beaucoup d’ateliers, dont tout un ensemble de précision et découpage, avec Scoder (100 sal.), Sopil (100 sal.), Dimeco-Alipresse (machines-outils, 90 sal.), ID Stequal (85 sal.), Méca Précis (45 sal.), Grosperrin (40 sal.), Laser Cheval (40 sal.),; s’y ajoutent les entrepôts de fruits et légumes Pomona (55 sal.) et la restauration Achard; nettoyage Gom Net (25 sal.). On visite à Pirey un musée d’automates animés (Jacman). Pirey avait 320 hab. seulement en 1954 et a passé le millier en 1981. Elle a gagné 360 hab. de 1999 à 2008, soit un quart.

De l'autre côté de l'autoroute, Pelousey (1 430 Pelouséens, 618 ha), 3 km au nord de Pouilley et à 10 km de Besançon (5 km ENE d’Audeux), a un atelier de plastiques pour l’automobile (Bourbon, 110 sal.), une fabrique de bracelets-montre (Jean Rousseau, 60 sal.) et un atelier de sérigraphie (Altec, 20 sal.); un centre d’aide par le travail au Château d'Uzel, aire de repos de l'A 36. Elle n’avait que 250 hab. en 1970 et a connu depuis une forte poussée, gagnant près de 200 hab. après 1999. Son finage contient à l'ouest les hameaux des Essarts et du Château d'Uzel dans le vallon de la Lanterne, à présent rejoints par les lotissements de pavillon.

Enfin tout à l’est, Miserey-Salines et École-Valentin sont encore plus fortement intégrées dans l’agglomération de Besançon et ont dépassé 2 000 habitants. Auxon-Dessus (1 150 Ch'nillons, 628 ha dont 263 de bois), au nord de Miserey-Salines, accueille les transports Maradan (20 sal.). Auxon-Dessous (1 200 hab.) est juste à l'ouest. La seconde a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008, la première près de 400, soit plus d'une moitié!


Champagney

3 700 hab. (Champagnerots), 3 671 ha dont 2 548 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Saône dans l’arrondissement de Lure, 15 km ENE de celle-ci dans la vallée du Rahin, agrémentée d’étangs, avec base de loisirs. La bourgade, qui fut l’une des premières à réclamer en 1789 l’abolition de l’esclavage, a ouvert une Maison de la Négritude et des Droits de l’homme; elle est dotée d’un collège public et d’une gare sur la voie ferrée de Paris à Belfort.

Dans la commune, au sud-est, se trouve aussi un grand lac de barrage qui devait servir au canal de la Haute-Saône et au canal du Rhône au Rhin; commencé en 1882, il n’a été mis en eau qu’en 1938 et occupe 106 ha; nombreux clubs de voile et sports nautiques. La commune a une métallerie Gestamp (75 sal.) travaillant pour l'automobile, une fabrique de portes de garage métalliques (Soprofeb, 30 sal.). Elle avait atteint 4 300 hab. dans les années 1880; sa population a diminué jusqu’en 1960 (2 800 hab.) et a lentement augmenté depuis, ajoutant encore 300 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton, limitrophe du Territoire de Belfort et du département des Vosges, monte au nord jusqu’au ballon de Servance (1 216 m) en suivant la vallée du Rahin; il a 11 800 hab. (11 100 en 1999), 9 communes et 15 280 ha dont 10 008 de bois. Les communes du canton forment la communauté Rahin et Chérimont, qui siège à Champagney. Ronchamp est voisine de Champagney, au SO.

En amont de Champagney, le canton lance une longue queue vers le nord-est dans la haute vallée du Rahin; les deux communes montagnardes sont Plancher-Bas (1 890 Plancherots, 2 912 ha dont 2 135 de bois), à 6 km ENE du chef-lieu, et Plancher-les-Mines (1 100 Mainous, 2 359 ha dont 2 115 de bois), 6 km en amont à 496 m, dont le finage monte jusqu’à la crête qui va du ballon de Servance au ballon d’Alsace. La première a une fabrique d'articles de protection en cottes de maille Sperian (groupe Foin, 90 sal.), une fonderie d'aluminium Serero (ARN, 30 sal.), une brosserie (Kibros, 25 sal.), un négoce de quincaillerie (Chapuis, 95 sal.); maçonnerie Cotta (25 sal.). Plancher-les-Mines présente un musée miniature de la fête foraine.

La route monte sur 12 km jusqu’aux abords du ballon de Servance et n’atteint le col de Sainte-Croix qu’au prix de 11 km supplémentaires; un chemin forestier approche du refuge de la Grande Goutte sur la crête entre Rahin et Savoureuse (Territoire de Belfort). Plancher-Bas a eu 2 400 hab. au 19e s.; abaissée à moins de 1 300 hab. en 1968, sa population a augmenté ensuite juqu’en 1990, puis a repris entre 1999 et 2008, en gagnant 220 hab. Les fluctuations de la population de Plancher-les-Mines ont été plus accusées et différentes: 2 800 hab. en 1906, une chute sensible et continue depuis.


École-Valentin

2 360 hab. (Écovaliens), 322 ha, commune du département du Doubs dans le canton d’Audeux, 6 km NNO de Besançon. Servie par l’échangeur N 57-A 36, la commune est pleinement intégrée à l’agglomération de Besançon et participe surtout à ses activités de service et de commerce. La commune vient d’une fusion de 1972 entre École à l’ouest et Valentin à l’est, de part et d’autre de la principale sortie de Besançon vers le nord (N 57); elle a passé les 1 000 hab. en 1975 et les 2 000 en 1997, et s'est accrue de 200 hab. entre 1999 et 2008; château du 16e s.

Elle a reçu un hypermarché Carrefour (410 sal.) et un multiplexe de cinéma (Les Images, 20 sal.). Outre la fabrique de pièces usinées pour l’horlogerie Cheval (120 sal.), qui date de 1848, elle accueille de nombreuses entreprises caractéristiques des banlieues: comptabilité Procompta (40 sal.), travail temporaire Indibat (55 sal.) et Proman (20 sal.); négoce d'informatique Sigec (35 sal.), magasin Culligan (traitement des eaux, 20 sal.); ingénierie EIMI (50 sal.), constructions Pertuy (110 sal.) et Eiffage (55 sal.), peinture en bâtiment Bonglet (45 sal.), carrelage Previtali (25 sal.), gestion d’autoroutes de la SAPRR (125 sal.), nettoyages Veolia (360 sal.), Onet (220 sal.) et Setra (180 sal.), gardiennage Carats (45 sal.); transports Alloin (35 sal.) et Garnache (35 sal.), et nombreux garages.


Miserey-Salines

2 170 hab. (Miseroulets), 622 ha dont 210 de bois, commune du département du Doubs dans le canton d'Audeux, 7 km NNO de Besançon; grand château des 16e et 18e s. (réceptions). Cette banlieue nord de Besançon, juste au-delà de l'échangeur A 36-N, héberge la menuiserie métallique Sodex Obliger (35 sal.), les ateliers de mécanique Safitech (25 sal.) et Ateco (25 sal.); plus les confections pour femmes El Internationale (30 sal.) et pour hommes Dellalui (30 sal.), à la même adresse; installations électriques Cegelec (30 sal.), négoce d'appareils sanitaires Jade (20 sal.), promotion immobilière C. Prêtre (maisons Optima, 40 sal.), location de matériel de levage Greset (35 sal.), transports SLBO (65 sal.), TNT (20 sal.). Le nom était simplement Miserey avant 1922; la commune n’avait à cette date que 350 hab., 450 en 1968 et a crû ensuite rapidement, passant les 1 000 hab. en 1976 et les 2 000 en 1989; la population est restée plus stable ensuite. La commune se nommait simplement Miserey jusqu'en 1922.