Canton de Quingey

Quingey

1 290 hab. (Quingeois), 855 ha dont 297 de bois, chef-lieu de canton du département du Doubs dans l’arrondissement de Besançon, 23 km au SO de la préfecture, sur la rive droite de la Loue et la N 83. Le village a un château féodal restauré (13e et 15e s.) et d’anciennes forges; à la Blanchotte, la fabrique d’articles métalliques de cuisine Simon, rachetée par Guy Degrenne en 1974, a été cédée depuis à une société PSP Poivrières Salières Production (110 sal.); un collège public, maison de retraite et centre de réadaptation fonctionnelle, maison d’accueil spécialisée. La population croît depuis l’entre-deux-guerres, où elle était de 720 hab.; elle a augmenté de 230 hab. entre 1999 et 2008. Le bourg est le siège de la communauté de communes du canton de Quingey, qui correspond à peu près au canton (34 communes, 8 700 hab.).

Le canton, limitrophe du département du Jura, a 8 900 hab. (7 900 en 1999), 35 communes et 25 188 ha dont 10 947 de bois. Il se situe sur le rebord du massif jurassien et il est traversé du SE au NO, puis du NE au SO par la vallée de la Loue, d’abord encaissée dans le plateau, ensuite parallèle aux plis de bordure. Chenecey-Buillon (560 Gremecis, 1 658 ha dont 850 de bois), 10 km au NE de Quingey, a gagné 70 hab. de 1999 à 2008; la commune, qui érsulte d'une fusion de 1822, est situeé au rebroussement du cours de la Loue, marqué par le site du Grand Méandre, où subsistent des ruines d’un château féodal; gouffre des Granges Mathieu, château du 18e s. avec jardins du 19e s., ancienne abbaye de Buillon au bord de la Loue au sud du finage. Échay (100 Coucous, 549 ha dont 240 de bois), dans la petite vallée de la Conche, affluent de la Loue, 13 km au SE de Quingey, a une maison renaissance classée, la Téru, et un centre d’accueil; transports TransWF (20 sal.).

La minuscule Châtillon-sur-Lison (15 hab., 289 ha dont 148 de bois) 12 km ESE de Quingey, est au confluent de la Loue et du Lison; on y voit un château de toutes époques du 13e au 19e s., d’anciennes forges qui furent localement célèbres mais ne doivent pas être confondues avec celles du Châtillonnais en Côte-d’Or. Rurey (320 Rureys, 1 477 ha dont 792 de bois), petit village à l’abri des reliefs juste au nord de la précédente, accueille une fabrique de panneaux de signalisation (FCS, 50 sal.) accompagnée d’une entreprise de pose de signaux (SPM, 25 sal.); sa population s'est accrue de 40 hab. depuis 1999.

Au sud de Quingey à 6 km, au pied d’un pli boisé qui monte à 480 m, la petite Montfort (130 hab. dont 35 à part, 280 ha dont 101 de bois) abrite un institut médico-éducatif. Un peu plus au sud dans un site comparable, By (90 Essains, 734 ha, dont 364 de bois), sur le rebord du Jura au-dessus de la vallée de la Loue, 12 km au sud de Quingey, offre la curiosité d’un nom à deux lettres, et d’une tour ancienne. Le gentilé signifie assoiffés. Le village le plus célèbre du canton, Arc-et-Senans, est à l'extrémité sud-occidentale du canton.


Arc-et-Senans

1 490 hab. (Arc-et-Senantais), 1 498 ha dont 279 de bois, commune du département du Doubs dans l’extrême sud-ouest du canton de Quingey, dans la plaine de la Loue (rive droite) à sa sortie du massif du Jura. L’exploitation d’une saline royale y a fait apparaître l’originale cité imaginée par Claude-Nicolas Ledoux (1775-1779), l’un des monuments d’architecture les plus connus et les plus visités de France, lieu de nombreux colloques et expositions; le centre culturel occupe 55 personnes.

Le village, qui est à l’orée de la forêt de la Chaux, bénéficie d’une gare avec bifurcation, reliée à Dole, Besançon et Lons-le-Saunier et associée à la bifurcation de Mouchard, 6 km au sud; château de Roche (18e s.); fabriques d’escaliers en bois Pevescal (45 sal.), d’emballages en bois Arbel (20 sal.), en plastiques Lombard (scop, 20 sal.). La population communale, remarquablement stable depuis deux siècles, s'est accrue de 110 hab. entre 1999 et 2008.