Canton de Saint-Hippolyte

Saint-Hippolyte

950 hab. (Saint-Hippolytains), 1 101 ha dont 591 de bois, chef-lieu de canton du département du Doubs dans l'arrondissement de Montbéliard, 12 km au sud de Pont-de-Roide et 12 km au nord de Maîche. Le bourg est dans la vallée encaissée du Doubs, au confluent du Dessoubre, et sur la route de Pontarlier à Montbéliard. Il a été assez tôt un centre local, promu au rang de ville en 1298, chef-lieu de la «Franche Montagne» et même un temps sous-préfecture. Son site est apprécié et l'on y trouve de belles maisons en surplomb, des grottes et des parois verticales, une église du 14e s. et un couvent d'ursulines (18e s.).

Classée dans les «petites cités comtoises de caractère», Saint-Hippolyte accueille un collège public, et une fabrique Facel d'éponges en plastique, au groupe Total par Hutchinson (40 sal.), à la limite de Liebvillers. La commune s'est agrandie en 1972 par l'intégration de Mouillevillers, au sud; mais la population a tendance à s'éroder depuis le maximum de 1962 (1 300 hab.) et a perdu 110 hab. de 1999 à 2008. Le village est le siège de la communauté de communes de Saint-Hippolyte, qui correspond tout juste au canton.

Le canton a 4 400 hab., 20 communes et 18 600 ha dont 7 807 de bois; situé au sud du Lomont, sur un plateau défoncé par les vallées profondes du Doubs et du Dessoubre, il s'étire d'ouest en est, formant un saillant dans la frontière suisse. La commune de Montancy (160 hab., 886 ha dont 386 de bois), 23 km à l'est du chef-lieu, haut perchée à 910 m mais dont le hameau de Brémoncourt est dans la vallée du Doubs, est ainsi la plus orientale du Doubs; petite fromagerie, cascades. Indevillers (240 hab., 2 281 ha dont 1 018 de bois), à 720 m sur le plateau qu'entoure la grande boucle du Doubs à 18 km à l'est du chef-lieu, a une scierie (Brossard, 20 sal.) et s'est accrue de 40 hab. après 1999; la commune va au sud jusqu'au Doubs encaissé, et à la frontière suisse; au nord, elle atteint le haut du versant d'ubac de la vallée du Doubs au retour de sa boucle orientale.

Montandon (340 hab., 1 271 ha dont 402 de bois) et Fleurey (90 hab., 804 ha sur 372 de bois) encadrent les gorges du Dessoubre au sud-est et au sud-du chef-lieu, sur le plateau. Les Terres-de-Chaux (130 hab., 1 449 ha dont 488 de bois) est le nom d'une commune nouvelle à l'ouest du canton, formée par la réunion en 1969 de Chaux (25 hab.), qui était devenue Chaux-lès-Châtillon en 1961, Châtillon-sous-Maîche (50 hab.) à l'est, Courcelles-lès-Châtillon (60 hab.) à l'ouest et Neuvier (40 hab.) au nord, la population diminue depuis la fusion. Les ruines du château de Châtillon couronnent un promontoire au-dessus des vallons descendant vers le Doubs; église inscrite des 12e et 14e à Chaux, Grosse Maison» du 16e s. à Nevier, gouffre au sud-ouest de Courcelles.

Au nord de Saint-Hippolyte, sur le plateau, Chamesol (390 Chamesolois, 1 021 ha dont 351 de bois), à 730 m, englobe un sommet et le fort du Lomont, construit en 1874, et possède une assez grande grotte; sa population a augmenté de 60 hab. après 1999. À côté, Montécheroux (580 Échéroumontains, 1 313 ha dont 460 de bois), à 660 m, est aussi sous la barre du Lomont et a un musée de la Pince maillée (ou forgée, un outillage d’horlogerie), ainsi que la maison de la famille du naturaliste Cuvier. Juste au sud,

Liebvillers (200 hab., 303 ha), 3 km ONO du chef-lieu à 500 m, dans un vallon donnant sur le Doubs, a eu des forges; l’usine Facel y voisine avec une petite centrale hydroélectrique. À l’est de Saint-Hippolyte, à 3 km dans la vallée du Doubs, Soulce-Cernay (110 Soulçois, 855 ha dont 419 de bois) propose un jardin paléobotanique; 7 km en amont, à Vaufrey (150 Vaufréens, 937 ha dont 508 de bois), a été établi en 1949 un barrage avec un beau plan d’eau de 30 ha étiré sur 6 km, retenant 1,5 Mm3 et qui alimente la centrale de Liebvillers.