Canton d'Étupes

Étupes

3 480 hab. (Erbatons), 987 ha dont 490 de bois, chef-lieu de canton du département du Doubs dans l’arrondissement de Montbéliard, 6 km à l’est de celle-ci, juste à l’ESE de Sochaux au pied du plateau de Caux. La commune est traversée par l’Allan et le canal du Rhône au Rhin, et frôlée par l’autoroute Comtoise; elle fait partie des villages fleuris (trois fleurs). La Communauté urbaine y a aménagé un nouveau centre d’activités Technoland; hôtel-pépinière d’entreprises, atelier pour handicapés de l’Adapei. Le quartier de la Montagne est «zone urbaine sensible». La commune a un collège public; elle n’avait que 800 à 900 hab. dans la première moitié du 20e siècle; elle est passée à 2 500 en 1962, 5 300 en 1975 et a nettement décliné depuis, perdant encore 110 habitants de 1999 à 2008.

Elle abrite les fabriques Trecia (garnitures de portes d’automobiles, issue de Trèves et Faurecia, 250 sal.), Snop (Noiséenne, outillage de presse, 240 sal.), GTEC ex-Schmitter (tubes d’acier, 160 sal.), ancienne usine Jacot du groupe Valfond cédée à un groupe allemand puis reprise en 2008 par le groupe stéphanois GMD); et de nombreux ateliers, surtout de métallurgie et sous-traitants pour l’industrie automobile, dont un centre d’aide par le travail (esat de l'Adapei) fabriquant des câbles de batteries pour le groupe PSA (640 sal. en tout); automatismes de contrôle Firac (50 sal.) et ATE (25 sal.), implants orthopédiques Zimmer (Cedior, 30 sal.); constructions métalliques Eiffel (45 sal.); recyclage de palettes plastiques Epalia (25 sal.). Le site de l'ancienne fabrique de machines-outils PCI (Process Conception Ingénierie, 380 sal. en 2005, au groupe PSA), est en cours de réaménagement dans la zone d'activité Technoland.

Étupes a reçu également des négoces et sociétés de service; ingénieries EIMI (200 sal.), Assystem (110 sal.) et Mape (20 sal.), installations électriques Cegelec (110 sal.) et siège du groupe EIMI (installations électriques et thermiques, 80 sal.), peinture Kilic (20 sal.); négoces de métaux Est Aciers (40 sal.), de fournitures industrielles Mabeo (25 sal.) et pharmaceutiques Centerpulse (100 sal.) et Synthes (120 sal.); restauration collective Compass (20 sal.); publicité Distri Pub (170 sal.), nettoyages Houberdon (140 sal.), STPI (120 sal.) et Onyx (45 sal.); traitement de déchets Sotrefi (25 sal.); transports Gefco (groupe PSA, 150 sal.), Geodis (150 sal., ex-Begey) et Lexoviens (55 sal.), travaux publics Campenon-Bernard (50 sal.).

Le canton a 13 200 hab. (12 900 en 1999), 8 communes et 3 797 ha dont 1 273 de bois. Il est limitrophe du Territoire de Belfort. À l’ouest d’Étupes et en continuité, juste au sud de Sochaux, se trouve Exincourt. Brognard (460 Brognardais, 290 ha), juste au nord d’Étupes entre Allan et Savoureuse, a reçu une extension du parc Technoland et accueille notamment les équipements pour automobiles Trevest (310 sal., groupe Trèves), DFAM (construction d'automobiles, 80 sal.), TI Group (tubes d’acier, 25 sal.), Dambenois (740 Damenoisiens, 328 ha) et Allenjoie (720 Allenjoies, 656 ha) sont des communes résidentielles au nord et au nord-est de Brognard et leur population continue d’augmenter; Dambenois s'est accrue de 100 hab. entre 1999 et 2008, et Allenjoie de 130. Cette dernière accueille les transports EEE (35 sal.). Dambenois a une base de loisirs sur un étang de 30 ha, ancienne sablière.

Au sud de l’Allan, Dampierre-les-Bois (1 620 Dampierrois, 472 ha dont 219 de bois), 5 km à l’est d’Étupes sur le plateau, inclut une partie de la petite vallée de la Feschotte où s’illustra le groupe Japy; la commune compte plusieurs ateliers: plastiques Sideo Bedeville (50 sal., groupe Alma Concept), câblage électrique Eurocade (50 sal.), menuiserie métallique Loichot (30 sal.); ingénierie Serdev (35 sal.), un Intermarché (45 sal.). Sa population n’a pas beaucoup changé depuis 1900. Le canton s’allonge un peu à l’est dans la vallée de la Feschotte, qui conflue avec l’Allan à Fesches-le-Châtel; en amont, le village de Badevel (890 Badevellois, 373 ha dont 163 de bois) fait une pointe dans le Territoire de Belfort à l’est de Beaucourt; il a gagné 150 hab. depuis 1999; métallerie Jardot (20 sal.).


Exincourt

3 270 hab. (Exincourtois), 345 ha, commune du département du Doubs dans le canton d’Étupes, juste à l’ouest de celle-ci et au sud de Sochaux, sur la rive gauche de l’Allan; échangeur de l’A 36. Elle a eu des mines de fer, des ateliers d'horlogerie et des filatures Japy, et conserve quelsues cités ouvrières protégées. Elle est fleurie (trois fleurs), conserve le château Sattier (1714) et héberge plusieurs ateliers, dont les prototypes d’automobiles FAM (70 sal.), menuiserie métallique Antonietti (35 sal.), mécanique FCAM (30 sal.), automatismes Soderel (20 sal.), gaz industriels L'Air Liquide (20 sal.). Elle accueille aussi un centre commercial avec l’hypermarché Géant Casino (200 sal.), les magasins de bricolage Bricoman (45 sal.) et de meubles des groupes Mobalpa (Frei Sodiam, 75 sal.) et Atlas (Rapp, 25 sal.), de vêtements Kiabi (40 sal.); distribution pharmaceutique OCP (40 sal.) et de boissons FCBS (20 sal.), transports Roux-Voisard (40 sal.) et E.Roux (25 sal.); formation continue AFPI (30 sal.). Exincourt avait 500 hab. en 1900, 2 600 en 1931; la population a augmenté jusqu’en 1968 (4 300 hab. sdc) et diminue depuis mais au ralenti (-100 hab. de 1999 à 2008).


Fesches-le-Châtel

2 270 hab. (Feschois), 346 ha dont 158 de bois, commune du Doubs dans le canton d'Étupes, 5 km ENE de celle-ci dans la vallée de l'Allan au confluent de la Feschotte. Une ancienne usine Japy de vis et boulons, montée au début du 19e s., s'y était transformée en «casserie» spécialisée dans la fabrication d'articles de cuisine en métal, surtout des casseroles, plus des plaques émaillées, etc., et même des casques pendant la Première Guerre mondiale; elle a périclité ensuite et fermé en 1979, puis a été reprise par d'anciens salariés en coopérative ouvrière, enfin en société anonyme sous le nom de Cristel (famille Dodane), et elle est devenue un chef de file français de la production d'articles de cuisine en inox (80 sal.).

La commune accueille aussi des ateliers d'appareils de mesure JRI (25 sal.) et de tubes d'acier Pheulpin (20 sal.), et quelques plus petites unités. Elle avait déjà 2 000 hab. en 1900 et sa population a peu changé, atteignant son plafond en 1962 avec près de 2 500 hab. (sdc) et diminuant lentement depuis, mais regagnant 80 hab. de 1999 à 2008.