Canton d'Écos

Écos

950 hab. (Écosiens), 1 523 ha dont 280 de bois, chef-lieu de canton du département de l’Eure dans l’arrondissement des Andelys, 20 km au SE des Andelys sur le plateau du Vexin normand; château néogothique du Chesnay (19e s.). La population de la commune augmente depuis le minimum de 1968 (410 hab.). Écos est le siège de la communauté de communes Epte-Vexin-Seine (20 communes, 9 400 hab.), qui correspond au canton à l’exception de trois communes du sud, associées à la communauté d’agglomération des Portes de l’Eure (Vernon).

Le canton a 13 500 hab. (13 200 en 1999), 23 communes, 20 020 ha dont 3 999 de bois; il s’appuie à l’est sur la vallée de l’Epte et voisine avec le Val-d’Oise et les Yvelines. La seule ville est Gasny, au SE. Bus-Saint-Rémy (310 Bussiens, 777 ha), 2 km au SE d’Écos, garde les restes d’une abbaye du Trésor et du château de Baudémont qui domine la vallée de l’Epte. Fourges (840 Fourgiens, 772 ha dont 252 de bois), 5 km au SE du chef-lieu dans la vallée de l’Epte, dont la population s'est accrue de 50 hab. entre 1999 et 2008, conserve un ancien pont et un vieux moulin devenu un restaurant coté; église du 12e et 16e s., château du 17e. Dampsmesnil (210 Dampmesniliens, 561 ha), 3 km à l'est d'Écos, a une allée couverte et, au hameau d'Avery dans la vallée de l'Epte, un château du 18e s. et un pont du 18e s.

Château-sur-Epte (590 Casteleptiens, 460 ha), à l’angle NE du canton, est face à Saint-Clair-sur-Epte et lui répondait comme premier lieu fort normand sur la grande route de Paris à Rouen, ancienne voie romaine reprise à présent par la N 14 mais qui passe hors du canton au nord; sur le rebord du plateau, on voit encore les ruines de l’ancien château fort qui a donné son nom à la commune; en contrebas, le hameau des Bordeaux de Saint-Clair jouxtent le village de Saint-Clair mais sur la rive droite de l'Epte. La commune a perdu 80 hab. de 1999 à 2008. Sur le plateau à l'ouest, Fours-en-Vexin (190 hab., 592 ha), 4 km au nord d'Écos, a une église classée du 16e s. et un château du 19e s. avec parc; Cahaignes (360 hab., 954 ha), juste au nord, conserve un château du 17e s. au village, un autre du 19e s. au hameau de Roquiécourt à l'est, et a gagné 50 hab. après 1999.

Au confluent de l’Epte et de la Seine se trouve Giverny (530 Givernois, 646 ha dont 142 de bois), un haut lieu de pèlerinage artistique au foyer de l’impressionnisme, associant la maison-musée et les fameux jardins aux nénuphars que peignit Claude Monet, et un musée d’art américain. Des cars entiers se pressent dans la commune, mais celle-ci n'a qu'un petit hôtel. Au-delà de Vernon en aval au bord de la Seine, Pressagny-l’Orgueilleux (740 Presecagniens, 1 027 ha dont 687 de bois) inclut une bonne part de la forêt de Vernon et le château de la Madeleine, édifié au 19e s. à partir d’un vieux prieuré, complété au 20e s. et dont le parc est renommé.

Tilly (590 Tilleulois dont 35 à part, 1 219 ha dont 272 de bois), augmenté du lotissement des Jardins de Tilly, est à 7 km au NE de Vernon; au sud où s'ouvre un vallon dans la forêt, sont un institut médico-éducatif de l’APEER (130 sal.), le château du Castel (19e s.) et le château de Sausseuse, issu d'un prieuré et remontant en partie au 12e s.; Tilly Entreprise Service (35 sal.) s'occupe d'espaces verts; la population s'est accrue de 70 hab. entre 1999 et 2008. Panilleuse (480 Panillois, 887 ha dont 153 de bois) et Mézières-en-Vexin (660 hab., 1 270 ha dont 282 de bois) sont des communes d'habitat dispersé en plusieurs noyaux sur le plateau, boisé et accidenté à l'ouest par les têtes du Catenay qui descend vers la Seine. Mézières n'est «en Vexin» que depuis 1937; elle avait absorbé Sieurcy-Suces, au sud-est, en 1808.

Tourny (930 Tornaciens, 1 195 ha), 6 km au NO d'Écos, se double au nord du gros hameau du Chesnay; négoce agricole Durand (Tiwy, 35 sal.). Fontenay (330 hab., 676 ha), juste au nord-est de Tourny, s'orne du château et du parc de Beauregard (17e s.). Forêt-la-Folie (460 hab., 1 102 ha) occupe l'angle nord-ouest du canton et inclut à l'ouest le gros hameau de Lebécourt; église inscrite des 13e et 15e s., grange aux dîmes du 17e s.; transports Lefèbvre (20 sal.); la commune avait 700 hab. au début du 19e s., 290 seulement en 1982; elle en a gagné 90 de 1999 à 2008.


Gasny

2 940 hab. (Gasnytois), 1 289 ha dont 384 de bois, commune du département de l’Eure dans le canton d’Écos, 9 km au sud d’Écos, au bord de l’Epte face au château de la Roche-Guyon. Elle fait partie de la communauté d’agglomération de Vernon (Portes de l’Eure). La petite ville n’avait que 900 hab. dans la première moitié du 20e s.; elle est passée à 1 600 en 1968, 2 600 en 1982; mais elle a perdu une quarantaine d'habitants de 1999 à 2008.

Elle accueille plusieurs entreprises: pièces pour automobiles SAB (Société d’assemblage et brasage, 140 sal.), carton ondulé de la Cartonnerie de Rouen (125 sal.), passée du groupe suédois Svenska Cellulosa à l'espagnol Europac); filtres à air (AAF, American Air Filter, groupe états-unien McQuay, 105 sal.), métalleries Supex (Sucrier Pince extensible, 50 sal.), joints SEE (Société européenne d’étanchéité, 45 sal.); transports Toussaint (115 sal.). Elle bénéficie également d’un collège public et d’un supermarché Intermarché (45 sal.). À Sainte-Geneviève-lès-Gasny (640 hab., 417 ha), juste en aval, se tient le centre d’accueil et de soins Cesap-Heures Claires (100 sal.); la commune agagné 130 hab. de 1999 à 2008.