Canton de Saint-André-de-l'Eure

Saint-André-de-l'Eure

3 470 hab. (Andrésiens), 1 983 ha, chef-lieu de canton du département de l’Eure dans l’arrondissement d’Évreux, 17 km au SE de la préfecture. Ce gros bourg au centre de campagnes prospères a un collège public, un centre médical de rééducation motrice, la grosse maison de retraite le Bois la Rose (60 sal.) et un aérodrome (code LFDD) issu d'un terrain d'entraînement pour l'aviation de chasse, doté de deux pistes en dur de 1 100 m avec aéroclub, et flanqué d’une zone industrielle. Le plus gros employeur est la plate-forme logistique Sofrastock du groupe Renault, installée dès 1971 à partir de Billancourt, sur 32 ha; elle emploie 485 sal. et voit passer 320 camions de pièces détachées par jour.

Des petits établissements émergent la menuiserie Treuil (50 sal.), un supermarché Carrefour (55 sal.), un chantier des travaux publics Eurovia (90 sal.), un négoce de fournitures industrielles (RDC, 30 sal.). La commune a eu 1 600 hab. en 1900, 1 800 en 1954 et sa population a régulièrement augmenté ensuite, de 140 hab. entre 1999 et 2008. Elle est le siège de la communauté de communes de la Porte Normande, qui réunit 24 communes (17 800 hab.).

Le canton a 25 700 hab. (23 500 en 1999), 30 communes, 26 721 ha dont 4 598 de bois; il est borné à l'est par la vallée de l'Eure et la limite de l'Eure-et-Loir, et s'étale dans la plaine de Saint-André, réputée pour son agriculture à haut rendement. Toutefois, vers la vallée, les hauteurs conservent les grandes forêts d'Ivry et de Roseux. La Couture-Boussey, Ézy-sur-Eure et Ivry-la-Bataille atteignent ou dépassent 2 000 habitants. Dans la vallée de l'Eure, en amont, l'ancienne abbaye cistercienne du Breuil-Benoît, fondée en 1137, devenue hôtellerie des «Châteaux de France», est dans la commune de Marcilly-sur-Eure (1 500 Marcilluciens, 1 548 ha dont 562 de bois), 11 km au SE de Saint-André; Marcilly avait une usine de segments de pistons (PCE Perfect Circle Europe, au groupe états-unien Dana (110 sal.) mais elle a fermé en 2004; la population communale s'est néanmoins accrue de 250 hab. entre 1999 et 2008.

Un peu en aval, la commune de Croth (1 300 hab., 1 051 ha dont 548 de bois) englobe la plus grande partie de la forêt de Roseux; atelier de mécanique JMH (25 sal.). Tout en aval, à Garennes-sur-Eure (1 830 hab., 1 052 ha), 14 km à l’est de Saint-André, fonctionne une autre fabrique de segments de pistons, mais au groupe états-unien Federal Mogul (200 sal.); transports Comaldis (25 sal.). Garennes a gagné 230 hab. de 1999 à 2008.

De l’autre côté du canton, à Grossœuvre (1 070 Grandisylvains, 1 636 ha), 8 km au NO de Saint-André, travaille l'atelier de mécanique AMG (95 sal.); la commune a gagné 60 hab. après 1999. Prey (890 hab., 809 ha), sur la route d’Évreux à 8 km au SE de celle-ci, a une église inscrite du 15e s. et s'est accrue de 120 hab. dans le même temps; la fabrique de machines d'emballages pour cosmétiques PKB a quitté en 2010 la commune pour la banlieue d'Évreux, à Angerville.


Couture-Boussey (La)

2 260 hab. (Couturiots), 1 090 ha dont 215 de bois, commune du département de l'Eure dans le canton de Saint-André-de-l’Eure, sur le plateau, 11 km à l’est du chef-lieu, proche d’Ézy-sur-Eure et d’Ivry-la-Bataille. Elle est marquée depuis 1928 par la présence de l’usine Bronze Acior (pièces pour l’automobile et l’industrie), récemment rachetée par F. Bargé et devenue Bronze Alu (280 sal.); fabriques d’instruments de musique Leblanc (30 sal.) et Marigaux (25 sal.) et musée des artisans et des instruments de musique au village; obélisque commémoratif de la bataille d’Ivry au nord; maison de retraite Orpéa (50 sal.). La commune, issue d’une fusion ancienne (1844), s’est mise à croître après la guerre; elle avait 720 hab. en 1936, 900 en 1968, 1 500 en 1982 et a gagné 260 hab. entre 1999 et 2008.


Ézy-sur-Eure

3 210 hab. (Ézéens), 892 ha dont 335 de bois, commune du département de l’Eure dans le canton de Saint-André-de-l’Eure, 13 km ESE du chef-lieu, face à Anet sur la rive gauche de l’Eure. On y a fabriqué des instruments de musique et des peignes, dont vient un musée du peigne; la ville a un collège public, plusieurs ateliers, dont Joly Plastics (casques de chantier et pièces pour automobiles, 55 sal.), instruments de musique Hérouard et Bénard (20 sal.); installations thermiques Dubreil et Auffray (20 sal.); mais elle a perdu les fabriques d'outillages Stratec (Facom) et de coffrets de parfumerie Chesapeake. Ézy a complété son nom en 1932; elle avait alors 1 850 hab.; elle est passée à 2 000 en 1968, 2 500 en 1983 et a gagné 90 hab. de 1999 à 2008.


Ivry-la-Bataille

2 650 hab. (Ivryens), 776 ha, commune du département de l'Eure dans le canton de Saint-André-de-l'Eure, 15 km à l'est du chef-lieu dans la vallée de l'Eure à la limite du département; le nom ancien fut Ibracum, qui évoque un pont. Le surnom actuel, adopté au 19e siècle, vient de la victoire d'Henri IV contre les Ligueurs, le 14 mars 1590. L'obélisque qui la commémore est toutefois au NO de la ville, sur le territoire de La Couture-Boussey. Ivry a des restes d'un château fort du 11e s. et d'une abbaye de la même époque, devenue filature et fabrique de peignes avant d'être ruinée. Le centre-ville est intéressant, avec des maisons anciennes; un Intermarché (40 sal.), câbles électriques IIS (Ivry Interconnect Services, 45 sal.). Ivry avait 1 000 hab. en 1900, 1 300 en 1955, et a crû tranquillement depuis, mais a stagné entre 1999 et 2004.