Cantons d'Évreux

Évreux

53 700 hab. (Ébroïciens) dont 2 900 à part, 2 645 ha dont 531 de bois, préfecture du département de l'Eure. Elle doit son nom au fait d'avoir été une capitale des Aulerques Ébrovices. Le centre-ville est dans la vallée de l'Iton, dont l'agglomération a largement débordé; il a conservé un beffroi, tour de l'horloge du 15e s., et bien dégagé la belle place de l'hôtel de ville. Évreux a une très belle cathédrale du 13e siècle avec palais épiscopal, ancien cloître des capucins et ancienne abbaye, des maisons bourgeoises anciennes et un musée adossé à un fragment de l'ancien rempart romain. La ville offre des jardins réputés, théâtre, bibliothèque-médiathèque, musée et maison des arts, une école nationale de musique; un golf au NO, la ferme pédagogique de Navarre au bord de l'Iton en amont.

Comme centre de services, Évreux est équipée d'un centre hospitalier de 430 lits et de trois cliniques (250 lits ensemble) dont Pasteur (210 sal.) et Bergouignan (130 sal.), un hôpital psychiatrique au SO de la ville; 7 collèges et 6 lycées publics dont 3 professionnels, deux collèges et trois lycées privés, et toutes les administrations d'une préfecture. La municipalité emploie 1 800 personnes, la communauté d'agglomération 270, le Conseil général 1 000 et la préfecture 250, sans compter les autres administrations d'État. Évreux dispose d'un IUT (4 départements), d'un IUP (bio-industries), de trois premiers cycles universitaires (droit, sciences, mathématiques-informatique) et bien entendu d'un institut de formation des maîtres (IUFM), ainsi que d'une école de commerce (Ecofic).

En outre, Évreux accueille de nombreux établissements industriels et une grande zone d’activités à la sortie sud de la ville. Tout un ensemble travaille pour la pharmacie, la santé et en parachimie: le géant Glaxo (1 700 sal. plus 350 pour la gestion), le façonnage pharmaceutique Delpharm (200 sal., issu du groupe Aguettant), Coorstek-Solcera ex-Demarquest (100 sal., céramiques et prothèses biomédicales, cédé par le groupe Saint-Gobain à une firme états-unienne), SDPP (Société de diffusion de produits de parfumerie, 170 sal., cosmétiques).

Un autre groupe est orienté vers l’équipement des transports: sièges Compin (190 sal., sièges pour bus et wagons, repris au groupe Balloffet par LBO et Marc Granger, ancien dirigeant d’Alstom; freins de camions Parker Hannifin (140 sal.), tapis et moquettes Faurecia (100 sal.); mais Ferroxdure, du groupe Carbone-Lorraine, qui fabriquait des aimants et avait occupé jusqu’à près de 300 personnes, a fermén comme la fabrique des avertisseurs Klaxon, passé à l'italien Fiamm et qui avait 200 sal. en 2005.

Une série d’établissements relèvent de l’électricité et de l’équipement industriel: Deutsch (550 sal., connecteurs), Schneider Télémécanique (210 et 40 sal.), Spa Flow ex-APV (fours de boulangerie, 150 sal.), Malico (connecteurs, 55 sal., ex-FCI repris par Areva-Framatome puis cédé à Bain Capital, naguère à 290 sal.) Acim Jouanin (85 sal., résistances), installations électriques Forclum (130 sal.) et CGL (70 sal.); centre technique Apave (55 sal.). Un quatrième volet, plus original sans doute, est lié à l’édition: Atlas (125 sal., groupe italien De Agostini), Jeulin (matériel d’enseignement, groupe Médiascience, 200 sal.), plus Hérissey (95 sal., imprimerie) et Mecanic Routage (85 sal.), au groupe CPI-Chevrillon qui a fortement réduit ses effectifs.

S’y ajoutent les travaux publics Sogea (55 sal.) et bien entendu de nombreuses entreprises de services comme les nettoyages L'Entretien (100 sal.), Gouze (120 sal.), Meli Pro (55 sal.) et GS Neptune (135 sal.) ou les gardiennages Neo Security (240 sal.) et Securitas (170 sal.). Dans la logistique se signalent les transports par cars Jacquemard (90 sal.) et Keolis (70 sal.) et les Bus d’Évreux (transports urbains, 100 sal.), les transports de marchandises Varillon (120 sal.), Calberson (80 sal.), Reder (entreposage, 60 sal.), Mory (40 sal.).

Le service du logement est représenté par Secomile (80 sal., société d'économie mixte), le Logement familial de l’Eure (80 sal.) et Siloge (65 sal.), la grande distribution par un hypermarché Cora (310 sal.) et les supermarchés Intermarché (85 et 65 sal.), Super-U (60 sal.) et des magasins comme Decathlon (55 sal.) ou Conforama (55 sal.); négoces de fournitures pour le bâtiment Brossette (plomberie, 55 sal.), d'équipements pour automobiles Désert (65 sal.). La banque Société Générale déclare 55 emplois.

La commune a eu 18 000 hab. entre 1896 et 1930, puis s’est mise à croître, passant par 24 000 en 1955, 40 000 en 1967; puis elle a ralenti sa progression à partir de 1980 et se serait abaissée de 400 hab. entre 1999 et 2008. Évreux compte plusieurs zones urbaines spéciales: les HLM de Nétreville à l’est et le Clos du Duc au sud-est près des grandes zones industrielles, le grand ensemble de la Madeleine au sud, bordé par la rocade et proche de la zone industrielle du Long Buisson; la Madeleine et le Long Buisson ont obtenu un statut de zone franche urbaine.

La majorité municipale a souvent varié: les maires ont été successivement RPF, mendessiste, socialiste, communiste, UMP (Jean-Louis Debré de 2001 à 2007), et le maire actuel est Michel Champredon, radical de gauche proche de Laurent Fabius et également conseiller général. La communauté d’agglomération d’Évreux compte 37 communes et 81 700 hab., l’unité urbaine Insee est donnée pour 61 600 hab. et l’aire urbaine pour 101 300. L’arrondissement a 243 100 hab., 15 cantons, 237 communes, 229 936 ha; il a perdu en 2008 les cantons de Louviers au profit de l'arrondissement des Andelys, et d'Amfreville-la-Campagne au profit de celui de Bernay.

Les 4 cantons d’Évreux groupent 86 900 hab. (84 600 en 1999), 47 communes, 38 635 ha dont 8 616 de bois. Plusieurs communes de banlieue ont dépassé 2 000 hab.: Gravigny, Guichainville et Saint-Sébastien-de-Morsent. L’aérodrome d’Évreux (codes EVX et LFOE) s’étend, à l’est de la ville; réservé à l’armée pour la base aérienne 105, qui compte 1 600 personnes dont 150 civils, il dispose d’une piste en dur de 3 000 m. Il s'étend sur les territoires des communes de Fauville (320 Fauville, 333 ha), Huest (690 Huestoisdont 220 à part, 657 ha dont 161 de bois) et Gauciel (760 Gaucielois dont 480 à part, 772 ha). Fauville a une maçonnerie (Seclin, 20 sal.). Huest, qui a 130 hab. de 1999 à 2008 (en partie par révision de la population comptée à part correspondant à la base aérienne), a une entreprise de peinture en bâtiment (Kluk, 35 sal.); Gauciel, qui a perdu 90 hab. pour les mêmes raisons, a un nettoyage (ENIS, 45 sal.).

Miserey (530 Misérois, 811 ha), 9 km à l’est d’Évreux, a gagné 40 hab. dans le même temps et accueille au sud-est du village le Centre International de Toxicologie, laboratoire indépendant au statut d’entreprise, issu de Roussel-Uclaf; il emploie 330 personnes, occupe 20 ha et dispose d’une grande animalerie; il travaille sur les nouveaux médicaments, en liaison étroite avec les firmes et avec les pouvoirs publics; il doit entraîner le nouveau pôle des Biotechnologies. Le château de Miserey (début du 18e s. et fin du 19e) a un beau parc romantique avec roseraies. À l'ouest, le château du Breuil et son grand parc jouxtent les installations de la base aérienne, qui sont en partie dans la commune. Celle-ci a gagné 40 hab. de 1999 à 2008.

Au nord de Miserey dans la vallée de l’Eure à 15 km ENE d’Évreux, Jouy-sur-Eure (580 Joviciens, 980 ha) s'étend à la fois dans la large vallée de l'Eure et sur le plateau, et a une église classée du 15e s. Juste au nord, Fontaine-sous-Jouy (870 Jovifontains dont 55 à part, 733 ha) abrite un institut médico-éducatif et a gagné 60 hab. après 1999; étangs de gravières dans la plaine, plusieurs hameaux sur le plateau. Saint-Vigor (320 hab., 658 ha dont 222 de bois) complète le canton en aval, mais n'a presque rien dans la vallée de l'Eure où s'étale au contraire Autheuil-Authouillet; sur le plateau, hameau de Chanteloup et château du Mesnil-Anseaume; la commune a gagné 50 hab. de 1999 à 2008.

Un peu au sud, à 7 km ESE du centre d’Évreux, Le Vieil-Évreux (760 hab., 1 157 ha) fut la Gisacum romaine; un périmètre de fouilles de 140 ha est exploré et a révélé notamment un théâtre (fanum de Cracouville). Les emplois sont assez nombreux et variés: laboratoire du groupe Glaxo-Smithkline (150 sal.), transports Dentressangle (95 sal.) et Suzanne (25 sal.), fabrique de clôtures métalliques (CNC, 55 sal.), informatique JVS-Mairistem (25 sal.), installations électriques Héroult (20 sal.), revêtements de sol Revnor (35 sal.), jardinerie (Jardiland, 20 sal.), négoce d'horlogerie Cleor (30 sal.), publicité Mediapost (50 sal.); Bureau Vertitas (20 sal.), ERDF (45 sal.).

Au SE d’Évreux, la petite Angerville-la-Campagne (1 180 Angervillais, 362 ha) jouxte Guichainville et croît comme commune résidentielle: 130 hab. en 1962, 820 en 1982; mais elle a aussi quelques adresses associées à la zone industrielle Sud d’Évreux: fabrique d'équiements d'emballage PKB (50 sal.), menuiseries Toutain (40 sal.) et Normen (35 sal.), transports Baziret (45 sal.) et Marie (25 sal.), travaux publics Olivier (25 sal.), blanchisserie Elis (Maj, 25 sal.) et nettoyage Onet (230 sal.); publicité Adrexo (75 sal.). Arnières-sur-Iton (1 700 Arniérois, 1 219 ha dont 696 de bois) est juste au sud-ouest d’Évreux, sur la rive droite de la rivière et qui dispose sur le plateau d’une partie de la forêt d’Évreux; mais sa croissance est plus ancienne et plus régulièrement modérée: 800 hab. en 1954, 1 200 en 1975; elle a augmenté de 150 hab. entre 1999 et 2008.

Le finage d’Aulnay-sur-Iton (720 Aulnaysiens, 153 ha), 8 km au SO d’Évreux, envoie vers le sud une étroite langue de près de 10 km formée par une partie de la forêt d’Évreux; quelques mégalithes. Sa population s'est accrue de 120 hab. depuis 1999. Les Baux-Sainte-Croix (960 Bauxicrussiens, 1 703 ha dont 1 096 de bois) et Les Ventes (1 070 Ventois, 2 065 ha dont 1 233 de bois), à 8 et 10 km SSO d’Évreux, et même Le Plessis-Grohan (750 Grohannais, 828 ha) un peu plus à l’est, occupent des clairières de la forêt. Les Ventes accueille les trabsports LBTA (25 sal.), Le Plessis-Grohan le nettoyage MP Rea (20 sal.). Les Baux n’avait que 330 hab. en 1962, Les Ventes 320 en 1968, Le Plessis 390. Mais la première a perdu 90 hab. de 1999 à 2008, tandis que la seconde en gagnait 30 seulement, la troisième 60.

En aval d’Évreux et de Gravigny, Normanville (1 140 Normanvillais, 914 ha dont 382 de bois), sur la rive droite de l’Iton, prolonge l’agglomération d’Évreux et ses activités; grosse entreprise de nettoyage Terbati (720 sal.), hypermarché Leclerc (115 sal.) avec bricolage (Caer, 25 sal.), routage Dinexis (65 sal.). Normanville avait 250 hab. en 1954, 800 en 1982 mais a perdu 140 hab. après 1999; elle offre à la visite un jardin d’art et d’essai.

Juste au-dessus sur le plateau, Le Boulay-Morin (680 Boulay-Morinois, 555 ha dont 217 de bois) a un chantier de travaux publics (La Signalisation routière, 20 sal.) et a gagné 110 hab. de 1999 à 2008. À Émalleville (550 Émallevillais, 419 ha), 10 km au nord d’Évreux sur le plateau qui domine l’Iton, on visite le parc et les jardins du château du 18e s. Brosville (670 hab., 720 ha dont 253 de bois), dans la vallée de l’Iton sur la rive gauche à 12 km NNO d’Évreux, abrite un centre de cure postalcoolique (clinique Les Bruyères, 30 sal.) et une maison de retraite (Les Feuillans, 25 sal.). La première a gagné 50 hab. de 1999 à 2008, la seconde 40.

À l’extrémité NO des cantons sur le plateau du Neubourg, Sacquenville (1 060 Sacquenvillais, 997 ha dont 192 de bois), 11 km NO d’Évreux, a une église classée des 15e-16e s. et un atelier de mécanique. Bernienville (270 Bernienvillois, 781 ha), 12 km NO d’Évreux, propose un jardin de la Closerie aux Vivaces. Graveron-Syémerville (310 hab., 803 ha), 3 km plus loin, a un beau château de brique et pierre du 17e s. et Sainte-Colombe-la-Commanderie (670 hab., 1 086 ha), 5 km au SE du Neubourg, une ancienne commanderie de templiers. La plupart sont en croissance: entre 1999 et 2008 Graveron a gagné 40 hab., Sainte-Colombe 70 et Sacquenville 280 hab., soit plus d'un tiers (+36%); Bernenville s'est contentée de 20 hab.

Un peu plus au sud, Claville (1 070 Clavillais, 1 766 ha), 10 km ONO d'Évreux, a une église inscrite des 15e-16e s. Caugé (850 Caugéens, 1 161 ha), 10 km à l’ouest de la préfecture, a gagné 90 hab. après 1999 et contient le manoir de Luhéré, du 16e s. Parville (300 Parvillais 454 ha), 4 km au NO d'Évreux sur la N 13, accueille le négoce de matériel agricole Sama (20 sal.). Gauville-la-Campagne (530 Gauvillais, 615 ha), 7 km au NO d'Évreux, est traversée par la Voie Verte et une ancienne voie romaine; négoce de matériel agricole Depussay (25 sal.).


Gravigny

4 200 hab. (Gravignois), 998 ha dont 452 de bois, commune du département de l’Eure dans le canton d’Évreux-Nord, en banlieue nord de la ville dans la vallée de l’Iton. Elle dispose d’un collège public et d’un lycée professionnel privé, et accueille de nombreux ateliers et négoces de banlieue, dont les Tissages de Gravigny (passés de 160 sal. en 1005 à 45 en 2011), automatismes Adams (30 sal.), électronique Matz (30 sal.), plastiques Cray Valley (30 sal.), papeterie Artedist (25 sal.), pain et pâtisserie Touflet (25 sal.); négoce de fournitures sanitaires Valeurdis (35 sal.), routage d'impressions Sofag (50 sal.), peinture Acti Décors (20 sal.), linge et blanchisserie Initial BTB (65 sal.); travaux publics Segtra (25 sal.), transports Desormeaux (50 sal.); échangeur autoroutier vers Louviers et Rouen. Gravigny avait 900 hab. de 1900 à 1940, puis est montée à 2 000 en 1962, 3 000 en 1989; elle a encore gagné 500 hab. entre 1999 et 2008.


Guichainville

2 560 hab. (Guichainvillais), 1 532 ha dont 225 de bois, commune du département de l’Eure dans le canton d’Évreux-Sud, 6 km SSE de la préfecture sur le plateau; château Buisson-Garambourg, du 18e s. La commune, banlieue d’Évreux, a un vaste parc d’activité de 140 ha au Long-Buisson; installations électriques Teal Réseaux (80 sal.) et plomberie Sapec (30 sal.), montages électromécaniques Jaunet (55 sal.), menuiserie d’aluminium Semap (45 sal.), fabrique de lunettes Solf (30 sal.) et vente de lunetterie Karavan (30 sal.); centre d’appels Phone Avenir (100 sal.).

Guichainville a un centre commercial Carrefour (360 sal.) flanqué de magasins associés comme Bricoman (60 sal.), Darty (30 sal.), la jardinerie Valvert (Favennec, 20 sal.); négoce de matériel de chantier Normandie Manutention (25 sal.), recyclage Ecotri (65 sal.); peinture Morin (55 sal.) et Normafi (35 sal.), maçonnerie Bastisef (25 sal.); nettoyage Casiez (30 sal.), enlèvement d'ordures Novergie (25 sal.). La commune est aussi le siège de la Safer (30 sal.). La population communale était de 350 hab. dans la première moitié du 20e siècle; elle est passée à 520 en 1962, 1 400 en 1982 et elle a augmenté jusqu'en 1999.


Saint-Sébastien-de-Morsent

4 700 hab. (Sébamorsentins), 1 002 ha dont 329 de bois, commune du département de l'Eure dans le canton d'Évreux-Ouest, sur le plateau au SO de la préfecture, avec plusieurs lotissements; un hôpital spécialisé dans la rééducation (La Musse, ancien sanatorium, 500 sal.); zac de la Fosse-aux-Buis, centre d'aide par le travail; fabrique d'enveloppes Manuparis (210 sal.). Saint-Sébastien-du-Bois-Gencelin et Morsent se sont réunies en 1845 pour former la commune actuelle, qui n'avait alors que 200 hab., et 230 en 1926; sa population est passée à 1 100 en 1954, 3 300 en 1975, a culminé à 4 600 en 1982 puis s'est tassée jusqu'en 1999; mais elle a repris 800 hab., soit plus de 20%, entre 1999 et 2008.