Canton de Bonneval

Bonneval

4 400 hab., 2 882 ha dont 250 de bois, chef-lieu de canton d'Eure-et-Loir dans l'arrondissement de Châteaudun, 13 km au NNE de cette ville, dans la vallée du Loir. Son apparition fut liée à l'installation d'un monastère cistercien en 857; «petite cité de caractère», elle a gardé du passé des fortifications avec portes, tours et douves, un logis abbatial du 15e s., une église gothique et de nombreuses maisons anciennes. Elle se présente comme «station verte de vacances» et «village fleuri»; c'est aussi un centre de services avec collège public, lycée professionnel, centre de formation à la métallurgie, hôpital psychiatrique de 450 salariés et 580 places, institut médico-éducatif.

La commune est dotée d'une grande zone d'activités, où la métallurgie domine: amortisseurs Gabriel (Amortex, 130 sal., au groupe Arvin Meritor), appareils électriques ménagers Roller Grill (130 sal.), tubes cintrés Godard (80 sal.), métallerie Guerton (40 sal.) et chaudronnerie Cima-Inox (40 sal.), matériel agricole Lamy (25 sal.). Les autres activités portent sur les matériaux composites (isolants Laganne 40 sal.), l'imprimerie (Aremiag, 25 sal.) et les étiquettes (Transma, 20 sal.), l'agro-alimentaire avec la boulangerie Crock (25 sal.) et les aliments du bétail du groupement coopératif Agralys (35 sal.), le bâtiment avec l’isolation Isolba (50 sal.); recyclage Sepchat (35 sal.), transports Hubert (180 sal.).

Vers le nord-est du bourg, s'est ouvert en 2006 un parc de 6 éoliennes Vestas de 2 MW chacune. La commune s'est agrandie en 1827 et 1829 en absorbant Saint-Martin-du-Péan et Saint-Maurice-sur-Loir au sud, passant ainsi de 1 800 à 2 400 hab.; elle a atteint les 3 000 en 1851, les 4 000 en 1906; après un léger déclin, sa population a repris une lente croissance de 1930 à 1970, puis est restée stable. Bonneval est le siège de la communauté de communes du Bonnevalais, qui réunit 21 communes et 10 900 hab.

Le canton a 10 800 hab., en légère augmentation, 20 communes et 31 013 ha dont seulement 1 977 de bois et relève pour l'essentiel de la Beauce; il est traversé par la N 10 et la ligne de TGV Ouest, et la haute vallée du Loir passe dans sa partie occidentale. À 7 km SE de Bonneval, Saint-Maur-sur-le-Loir (390 hab., 1 654 ha dont 364 de bois), au nord d'une longue boucle de méandre du Loir, réunit le bois de Moléans, le dolmen classé du Baignon et le château second empire de Mémillon, dont le parc de 50 ha accueille des voyageurs; la commune se nommait Saint-Maur jusqu'en 1938; sa population s'était abaissée à 270 hab. en 1975 et a un peu repris ensuite.

À 8 km NNO de Bonneval, dans la vallée du Loir, Alluyes (770 Avallosiens dont 90 à part, 1 958 ha) fut un marquisat et a conservé un haut donjon du 13e s. et une église du 12e s. avec décors du 16e s. qui la font classer comme «petite cité de caractère»; carrières, étangs dans la vallée du Loir. La population augmente un peu depuis le minimum de 1982 à 550 hab.; elle a gagné une soixantaine d'habitants de 1999 à 2007. Alluyes accueille depuis plus d'un siècle un internat de la fondation Chevallier-Debeausse (aide sociale à l'enfance «en souffrance psychologique»). Saumeray (420 Salméridiens, 1 946 ha), 11 km au NO de Bonneval dans la vallée du Loir, comporte plusieurs hameaux et deux moulins sur la rivière; nettoyage INH (75 sal.); sa population augmente depuis le minimum de 1982 (moins de 300 hab.)

Le Gault-Saint-Denis (680 Gaulois, 2 335 ha dont 398 de bois) est la principale commune au nord-est, en direction de Voves et de Paris; sa population a diminué durant le 20e siècle (800 hab. en 1906) mais a gagné 130 hab. de 1999 à 2007. Plus au nord, Meslay-le-Vidame (500 Meslaysiens dont 50 à part, 1 467 ha) abrite en son château le centre éducatif et professionnel Charles Péguy pour adolescents en difficulté, et a pour originalité une église classée du début du 19e s. Tout à l'est à 15 km de Bonneval, Sancheville (780 hab., 2 177 ha) conserve le moulin à vent classé du Paradis (18e s.), déplacé et remonté dans les années 1990, et touche à l'est au terrain militaire de Bouard; traitement de surfaces (chromage Delcen, 25 sal.) transports Ghestem (90 sal.). La commune a dépassé 1 000 hab. de 1840 à 1910; descendue à 730 hab. en 1960, sa population a fluctué depuis.