Cantons de Dreux

Dreux

32 800 hab. (Drouais) dont 640 à part, 2 427 ha, sous-préfecture d'Eure-et-Loir, 72 km OSO de Paris. La ville s'est établie dans la vallée de la Blaise et sur les plateaux encaissants, juste avant le confluent avec l'Eure. Elle est reliée à Paris par la N 12 et ceinte d'une rocade. Ancienne capitale des Durocasses, tribu du peuple Carnute, d'où elle tire son nom, elle fut une place forte, puis un domaine royal. Son centre conserve de belles maisons anciennes à colombage et un beffroi du 16e s, une église classée, et à la place de l'ancienne collégiale une chapelle royale édifiée au 19e s. Il offre des musées d'art et histoire, du rétromobile, du vignoble drouais. La Chapelle Royale reçoit 15 000 visiteurs par an; haras, hippodrome de Flonville au nord.

La ville est fleurie (trois fleurs) et dispose d'un centre hospitalier public (490 lits médicaux, 850 en tout), sanatorium, clinique (35 sal., 35 lits), maison de retraite (Mapadex La Roseraie, 50 sal.); cinq collèges publics, un collège privé, deux lycées privés et un lycée privé, deux lycées professionnels publics et un privé. L'agglomération s'est entourée de zones d'activités et inclut la commune de Vernouillet, où se trouve un aérodrome.

Dreux avait été un site choisi d'implantations industrielles dans la mouvance de la région parisienne, mais a subi de très graves replis depuis une dizaine d'années, entraînant de lourds problèmes sociaux. Elle a compté deux usines Philips, l'une de tubes cathodiques, l'autre montant 2 millions de téléviseurs par an, chacune ayant pu atteindre 1 200 emplois; mais LG-Philips Displays (mi-coréenne mi-néerlandaise) a été fermée en 2006 après plusieurs vagues de licenciements massifs. Il restait une usine EGP (Électronique grand public), orientée vers les écrans plats (600 000 unités en 2008) et limitée à 620 emplois; elle a subi des licenciements massifs et a fini par fermer en février 2010 après un essai de scop en autogestion de quelques jours. Plusieurs usines ont travaillé pour l'automobile: mais Cabléa ex-Renault (câblage), vendue à Labinal puis Valéo et descendue de 800 salariés à 350, a fini par fermer en 2003, puis Perfect Circle (pistons, groupe états-unien Dana, 400 sal.) en 2005; une usine de catalyseurs d'échappement Arvin Meritor de plus de 300 salariés, reprise en 2007 par le groupe Klarius (Rosi) a été fermée en 2008.

La santé a fait naître un troisième pôle un peu plus solide avec Ipsen (médicaments, 470 sal. et 75 dans la société d'informatique Scras), groupe français à capitaux familiaux héritier des laboratoires Beaufour qui furent à Dreux un pionnier en 1960 et qui produit notamment le Tanakan et le Ginkor, ainsi que la firme britannique Norgine (150 sal.), plus les usines de Vernouillet. Un quatrième ensemble relevait de l'industrie des plastiques: mais la fabrique d'emballages plastiques Isobox (410 sal.) a été fermée en 2010 et celle de gants de protection en plastiques Comasec (230 sal., 115 000 paires par jour) avait été transférée en Malaisie en 2006 (restent 35 emplois sur place), les moulages et pièces plastiques Ouest Injection (70 sal., groupe Plastivaloire) en 2009; rstent les emballages plastiques Knauf (60 sal.). D'assez nombreux ateliers subsistent néanmoins en métallurgie comme le profilage Donn (USG, 90 sal.), le laminage Acument (20 sal.), en mécanique comme Amourette (60 sal.), Evolyss (20 sal.) et les machines pour l'industrie alimentaire Ermi (40 sal.); bâches Esmery Caron (25 sal.); pelliculage-vernissage de l'Ouest (30 sal.); fromagerie Lincet Saint-Julien (25 sal.), viandes de boucherie Pichard (45 sal.).

Dans les services se signalent la Sncf (50 sal.), les nettoyages L’Entretien (120 sal.) et Prest (45 sal.), les agences de travail temporaire Vediorbis (120 sal.) et Adecco (110 sal.), la gestion immobilière Opac (110 sal.), l'expertise comptable Delta Conseil (45 sal.), la réparation d'électronique Cordon (150 sal.), la restauration collective Française de Restauration (25 sal.), le service des eaux de la Lyonnaise (40 sal.), les installations électriques Forclum (55 sal.), l'ingénierie électrique Verboom (35 sal.) et la distribution d'électricité Gedia (45 sal.), la maçonnerie-couverture ECM (30 sal.) et Drouaise (30 sal.), les travaux publics Eurovia (75 sal.), les autocars Keolis (70 sal.), les transports DHL (100 sal.) et Delisle Tailleur (45 sal.), le conditionnement à façon Servicosm (20 sal.); centre d'appels Marketing Group (120 sal.), hypermarchés Cora (300 sal.) et Leclerc (110 sal.), magasins Decathlon (30 sal.), But (25 sal.), Leader Price (25 sal.). Le bassin de Dreux, avec Vernnouillet, compterait au total 17 000 emplois industriels mais a subi de sévères secousses.

La ville compte trois zones urbaines sensibles, Bergeronnettes-Aubépines au nord-ouest, les Bâtes à l'ouest et, plus étendue, celle du Plateau Est, partagée avec Sainte-Gemme-Moronval et qui a reçu un statut de zone franche urbaine. La commune a eu 6 000 hab. au début du 19e siècle, 9 500 à la fin, 16 000 en 1950; elle a doublé sa population de cette date à 1975, et culminé à 35 200 hab. (sdc) en 1990, avant de baisser un peu puis de se stabiliser. Le maire est Gérard Hamel, député UMP, chef d'entreprise. L'unité urbaine Insee est donnée pour 44 700 hab., l'aire urbaine pour 58 000 hab. (127e en France). La communauté d'agglomération du Drouais a son siège à Dreux et rassemble 19 communes, 54 400 hab. L'arrondissement a 126 400 habitants (120 300 hab. en 1999), 9 cantons, 109 communes, 150 054 ha.

Les trois cantons ont 58 100 habitants (56 700 hab. en 1999), 23 communes et 21 307 ha dont 2 405 de bois. Au nord, Montreuil (500 hab., 621 ha) est dans la vallée de l'Eure mais a curieusement abandonné son ancienne désignation Montreuil-sur-Eure; son finage va jusqu'au confluent de l'Avre. Vert-en-Drouais (1 100 Verdurocasses, 970 ha) est dans la vallée de l'Avre, 7 km au NO de Dreux; services des eaux de la Sagep (45 sal.). En banlieue sur la rive droite de l'Eure, Chérisy (1 800 hab., 1 238 ha) héberge le siège de la communauté de communes des Villages du Drouais, qui réunit 12 communes et 9 200 hab., ainsi que du pays Drouais; atelier de mécanique et métallerie (Formatype, 50 sal.), minoteries (Moulins Lethuillier, 35 sal. et Moulin des Osmeaux, 20 sal.), produits chimiques Lehvoss (20 sal.); la commune n'avait guère que 740 hab. en 1954 et a crû sensiblement, au moins jusqu'en 1990; sa population est plutôt stable depuis, comme celle de Vert.

Sainte-Gemme-Moronval (700 hab., 546 ha) est immédiatement en amont sur les deux rives; pièces plastiques Plastinel (30 sal.), cartonnerie (Ezy PLV, 65 sal.), conditionnement Iccub Copack, 25 sal.), auto-école (Couturier, 50 sal.). La commune a gagné près de 200 habitants de 1999 à 2007. Mézières-en-Drouais (1 100 Macériens, 840 ha) et Luray (1 300 hab., 446 ha) se partageaient la croissance au sud-est de la ville. Mézières n'avait pas 700 hab. en 1975, Luray n'en avait que 320 en 1954, 600 en 1965, mais seule Luray a sensiblement progressé de 1999 à 2007. Mézières a un centre d'aide par le travail au hameau de Marsauceux. En banlieue sud-ouest, juste au sud de Vernouillet dans la vallée de la Blaise, Garnay (950 Garnetais, 1 413 ha dont 300 de bois) n'avait encore que 360 hab. en 1968, mais elle a perdu des habitants après 1999; son finage inclut l'hippodrome de Dreux; une usine chimique Reckitt et Colman polluante a été fermée, les productions de détergents étant recentrées sur Chartres; traitement et conservation d'archives Locarchives (70 sal.).

Un peu plus au sud dans la même vallée, sont Tréon (1 300 hab., 1 093 ha) qui avait 630 hab. en 1975, mais n'a guère progressé depuis 1999, puis Aunay-sous-Crécy (580 Aunaisiens, 845 ha dont 199 de bois), qui abritait depuis 1867 une usine d'engrais Hurel-Arc (50 sal., 325 000 t/an), passée au groupe Norsk Hydro par la Cofaz, mais qui a arrêté ses fabrications; reste un stockage agricole du groupe Soufflet; la commune a perdu 70 hab. de 1999 à 2007. Juste en amont, Crécy-Couvé (290 Cressois, 665 ha) s'orne de plusieurs monuments dont un bailliage et un hôpital du 18e s., un moulin, et partage le vieux pont protégé de la Bellassière avec Saulnières (610 hab., 1 065 ha); celle-ci abrite un institut médico-éducatif de 65 places et a gagné 70 hab. de 1999 à 2007. La forêt domaniale de Dreux est au nord du canton, de l'autre côté de l'Eure et dans le canton d'Anet.


Vernouillet

12 100 hab. (Vernolitains) dont 220 à part, 1 211 ha, commune d'Eure-et-Loir dans le canton de Dreux-Sud, en banlieue SO de Dreux; elle a des cliniques cardiologique et néphrologique Capio (70 et 30 sal., 85 lits), deux collèges publics, un gros institut médico-éducatif de 130 places et un centre d'aide par le travail, une maison de retraite (Themis, 60 sal.); un aérodrome avec une piste de 720 m et un aéroclub.

Cette grosse banlieue de Dreux partage avec la ville un ensemble d’industries, notamment en pharmacie avec les laboratoires Sophartex (330 sal. avec le centre logistique), Leo (200 sal., seringues d’anticoagulant Innohep remplies, à un groupe danois) et Bailly (Creat, 80 sal.). La métallurgie et la mécanique sont représentées par Verlinde (matériel de manutention, 160 sal.), le découpage-emboutissage du Galbe (40 sal.), le traitement de surfaces TSO (30 sal.), les machines pour l’agro-alimentaire ESI (Europ Service Industrie, 55 sal.), les instruments de mesure Meas (30 sal.); G. Mang (20 sal.) s’y ajoute en appareillages électriques, Quantum Optical reproduit des enregistrements vidéo et autres DVD (100 sal.); articles en fil métallique DMA (35 sal.); pièces plastiques SKF Economos (60 sal.), mécanique AMV (25 sal.); fabrique de silos Eurograon (25 sal.).

Dans les services figurent EdF (70 sal.) et GdF (75 sal.), les réseaux électriques Ineo (25 sal.) et Landaise (25 sal.), le génie climatique Snic (40 sal.) la publicité Adrexo (60 sal.); magasins Hyper U (140 sal.), Leroy-Merlin (90 sal.), Intermarché (40 sal.), Conforama (35 sal.), Weldom (40 sal.); négoces de matériel agricole Lhermite (40 sal.) et de produits pharmaceutiques Pred (30 sal.), de vêtements Tati (25 sal.); nettoyage L'Entretien (110 sal.), transports DHL (45 sal.), Huillet (55 sal.) et nombreux garages.

Vernouillet a deux zones urbaines sensibles, la cité de la Tabellionne à l'ouest et les Vauvettes au sud. Elle n'avait que 600 hab. au début du 20e siècle, 880 en 1936, 1 100 en 1954. Puis sa population a rapidement augmenté, dépassant les 10 000 hab. en 1982 et ralentissant ensuite. Le nom est en rapport avec les aulnes. La municipalité a une majorité de gauche; le maire est Daniel Frard, socialiste, également conseiller général.