Canton de Daoulas

Daoulas

1 800 hab. (Daoulasiens), 542 ha, chef-lieu de canton du Finistère dans l'arrondissement de Brest, 17 km ESE de Brest à l'extrême fond d'une ria qui débouche dans la vallée de Daoulas. Le bourg, dont le nom breton (Daoulaz) évoque deux ruisseaux, est né d'une abbaye du 6e s., refaite en 1167, devenue un centre de production de toile dite daoulas aux 16e et 17e s., puis de porcelaine au 19e s.

Un centre culturel international d'expositions et de rencontres s'est installé depuis 1986 dans les restes de l'ancienne abbaye, propriété du département, qui conserve un cloître roman du 12e s. et un beau par cet a reçu 90 000 visiteurs en 2004; porche d'église et enclos paroissial du 16e s., avec calvaire de 150 personnages et musée; un collège public. Carrières, chemin de fer et grande route de Brest à Quimper, dépôt de la Brinks (transport de fonds, 65 sal.), supermarché U (40 sal.). La population était de 800 hab. en 1900, 1 100 en 1962, 1 400 en 1982.

Le canton a 27 400 hab. (24 700 en 1999) et 9 communes, pour 21 420 ha dont 2 273 de bois. Il va de la pointe de l'Armorique, qui s'avance dans la rade de Brest, jusqu'aux monts d'Arrée à l'est, soit 30 km. Il est divisé en deux parties par l'avancée du canton de Landerneau à Dirinon. Toute la moitié occidentale est dans les communes de Plougastel-Daoulas et Loperhet, bien plus peuplées que le chef-lieu. Daoulas est un peu à l'est, entourée de communes moins peuplées. Mais, au sud, Hanvec, Hôpital-Camfrout et Logonna-Daoulas ont également dépassé les 2 000 habitants depuis 1999.

Irvillac (1 350 Irvillacois, 2 960 ha dont 275 de bois), 4 km à l'est de Daoulas, qui a un enclos paroissial classé, et Saint-Urbain (1 500 Saint-Urbannais, 1 521 ha dont 170 de bois), 6 km au NE, Lannurvan en breton, sont les deux communes de l'intérieur, séparées par le ruisseau de la Mignonne qui descend vers Daoulas. La population totale d'Irvillac s'est accrue de 320 hab. entre 1999 et 2008, celle de Saint-Urbain de 270 hab.; transports Pelé (25 sal.) à Saint-Urbain. Plus loin à l'est à 13 km de Daoulas, Saint-Éloy (210 hab., 1 242 ha), Sant Alar en breton, est une petite commune, mais incluse aussi dans le Parc d’Armorique; à l’est du village, des landes annoncent les monts d’Arrée.


Hanvec

2 000 hab. (Hanvécois), 5 911 ha dont 965 de bois, commune du Finistère dans le canton de Daoulas, dont le bourg est à 15 km au sud-est du chef-lieu, 6 km au nord-est du Faou. Son finage s’étire sur 17 km entre la ria de l’Aulne et les monts d’Arrée, et fait partie du Parc d’Armorique. Hanvec héberge un centre d’apprentissage agricole et de formation d’adultes, une imprimerie (Sofrag, 25 sal.), un atelier de traitements de surfaces (Galva 29, 35 sal.). La population d’Hanvec a longtemps décliné: elle dépassait 3 000 hab. à la fin du 19e siècle, et était tombée à 1 300 en 1975, avant de remonter un peu; elle a gagné 400 hab. de 1999 à 2008.

L'aire de loisir de la Galopette est près du bourg, tandis qu'à l'ouest le rivage maritime s'étend le long de la ria du Faou en aval du Faou, jusqu’au village de Lanvoy et à l'anse de Kéroullé. La partie orientale de la commune contient en grande partie la forêt domaniale de Cranou, où naît la rivière du Faou. En bordure de la forêt sont la maison du Parc (musée) et un parc animalier, installés dans les 520 ha du domaine de Menez-Meur, qui est géré par le Parc d’Armorique et qui fut créé par un ancien chercheur d’or aux Amériques.


Hôpital-Camfrout

2 000 hab. (Hospitaliers), 1 316 ha dont 334 de bois, commune du Finistère dans le canton de Daoulas, devenue Ospital en breton, à 5 km au sud de Daoulas. La commune est traversée par la voie rapide (N 165-E 60) mais sans échangeur. Elle est située dans le Parc d’Armorique, est riveraine de l’Aulne et contient le bois du Gars et, tout au sud, le village de Troaon et l'île de Tibidy. Le bourg est tout au fond de la ria de Camfrout. Son nom vient d’un ancien prieuré repris par les Hospitaliers de Saint-Jean et de kamm frout, qui évoque un coude de ruisseau ou un cours d’eau sinueux. On y a exploité des carrières de granite (kersantite); le nombre d’habitants remonte depuis 1975 (1 060 hab.) et s'est accru de 300 entre 1999 et 2008. La commune a 200 résidences secondaires (18% des logements) mais pas de camping.


Logonna-Daoulas

2 100 hab. (Logonnais), 1 214 ha, commune du Finistère dans le canton de Daoulas, 7 km au sud-ouest du chef-lieu; son nom est formé sur loc et sainte Nonne. Son territoire, à l'habitat très dispersé, s’avance en baie de Daoulas jusqu'à la pointe du Bindy, que prolongent deux petites îles de même nom, entre les rias de l’Aulne et de Camfrout au sud, celle de Daoulas au nord, qu'elle domine à la pointe du Château. Son littoral accidenté entoure au nord l'anse de Penn Foull, au sud la petite anse du Bourg.

La commune a quelques pêcheurs, et plusieurs petits ports, dont celui de Pors Beac'h qui fut à l'origine des premiers rassemblements de «vieux gréements» dans les années 1980, mais a fermé son centre nautique. Forte de 2 100 hab. en 1901, sa population était tombée à 1 100 en 1975 mais a repris depuis; elle aurait même gagné 500 hab. entre 1999 et 2008. La commune a près de 300 résidences secondaires (25% des logements) et deux campings; elle s'orne au sud-est du château de Rosmorduc (17e s.). La commune fut un haut lieu d'extraction du granite, dans sa variété appréciée des sculpteurs et dite de Kersanton.


Loperhet

3 680 hab. (Loperhétois), 2 031 ha, commune du Finistère dans le canton de Daoulas, à mi-chemin entre Daoulas et Plougastel-Daoulas. Séparant ces deux communes, elle s'étend de la baie de Daoulas au sud à la vallée de l'Élorn au nord; la grande route de Brest à Quimper la traverse. C'est une commune d'intérêt stratégique, où se trouvent un dépôt de munitions classé et l'un des cinq grands radars français de surveillance aérienne, couvrant l'Ouest de la France, de la frontière espagnole à Paris et même Reims (200 postes de travail).

Au sud de la commune, près du rivage de la baie de Daoulas, le site de Kersanton a fourni un granite (kersantite) particulièrement commode à sculpter, qui a embelli de nombreux enclos paroissiaux bretons. Loperhet a une fabrique d'aliments du bétail Richard Nutrition de la Cobrena, filiale commune des groupes Coopagri et Even, 220 000 t/an, mais très automatisée, avec 25 salariés; transports ATS (25 sal.), construction Les Maisons du Ponant (35 sal.). La population est en augmentation sensible: de moins de 1 300 hab. en 1960, elle est passée à 2 000 en 1982 et 2 900 en 1990 et s'est encore accrue de 140 hab. entre 1999 et 2008. Le nom est Loperc’hed en breton et associe au radical loc le nom de sainte Berc’het (Brigitte): comme une Brigitteville.


Plougastel-Daoulas

13 500 hab. (Plougastels) dont 380 à part, 4 683 ha dont 271 de bois, commune du Finistère dans le canton de Daoulas, 8 km ESE de Brest, occupant la péninsule entre la baie de Daoulas et la ria de l’Élorn. Le nom, Ploukastell ou Gwikastell en breton, est formé sur castel, château. Ancienne ville des toiles de lin et de chanvre, elle est devenue célèbre dès le 18e s. par la culture de la fraise; mais la production locale ne représente plus aujourd’hui qu’un centième de la récolte française; tomates, fleurs et primeurs s’y sont substitués; un musée du patrimoine et de la fraise en évoque le souvenir. Les principaux établissements sont un centre Leclerc (160 sal.) et un magasin Super U (55 sal.), plus un magasin d'articles de loisir (Floricane, 30 sal.); constructions métalliques Baume (45 sal.), plomberie Elorn (25 sal.), maçonnerie Crenn (40 sal.), travaux publics Sacer (groupe Bouygues, 90 sal.) et transports des Citerniers Bretons (80 sal.); ostréicuulture Le Gall (25 sal.), horticulture Le Roy (20 sal.).

Plougastel a un collège public et un privé, un grand calvaire avec 181 personnages, des chapelles dans les hameaux et plusieurs forts sur la rade de Brest, notamment à la pointe de l’Armorique, la plus occidentale. La commune offre de beaux points de vue sur la rade de Brest et une table d’orientation à Keramenez, sur un promontoire séparé de la pointe de l’Armorique par l’anse de l’Auberlac’h (parfois écrit Lauberlac’h), où nichent un petit port de pêche et un centre nautique. La côte nord-occidentale fait face à Brest. La commune offre ainsi sept petits ports de plaisance (460 places en tout, mais à corps morts; un camping (120 places), quatre hôtels et peu de résidences secondaires (moins de 300); le tourisme n'est pas première fonction.

L’accès direct à Brest par le pont Alexandre-Louppe, de 900 m de long, jeté à 42 m au-dessus de la ria de l’Élorn en 1930, et juste en amont le nouveau pont de l’Iroise à haubans, long de 800 m (dont une portée de 400 m) et terminé en 1994, où passe l’autoroute Brest-Quimper, ont fait de Plougastel une commune de banlieue de la métropole finistérienne, dotée d’équipements de service (dont une maison de retraite de 150 emplois). Sa population a presque doublé depuis 1960 (6 700 hab., 7 000 vers 1900) et s'est accrue d'un millier d'habitants entre 1999 et 2008. Le maire est Dominique Cap (UMP). Un pays de Plougastel figure parmi les pays traditionnels bretons à l’estrême nord de la Cornouaille (67 km2, 16 000 hab.), limité à Plougastel-Daoulas et Loperhet.