Canton du Faou

Faou (Le)

1 800 hab. (Faouistes), 1 185 ha dont 270 de bois, chef-lieu de canton du Finistère dans l'arrondissement de Châteaulin, 17 km au NNO celle-ci, au fond d'une ria débouchant à l'extrême sud-est de la rade de Brest. La commune, peu étendue autour du bourg et de forme contournée, va au NE jusqu'à la forêt de Cranou depuis qu'en 1970 lui a été rattaché le village de Rumengol, doté d'une église du 16e s. dite Notre-Dame-de-Tout-Remède et objet de grands pardons, depuis la découverte opportune d'une fontaine réputée miraculeuse en… 1792. Le Faou est inscrit parmi les «plus beaux villages de France» et les «village de charme».

Parmi ses principales activités, sont un abattoir de bovins, l'abattoir de volailles Arnal, la Maison du Parc d'Armorique, siège du Parc, au bourg; un Institut rural des maisons familiales rurales. Le nom de la commune vient du hêtre; sa population, assez stable depuis 1970, s'est accrue de 150 hab. entre 1999 et 2008. La communauté de communes de l’Aulne maritime, qui siège au Faou, est proche du canton (4 communes, 7 300 hab., 10 300 ha), mais inclut Saint-Ségal dans le canton de Châteaulin, tandis que Lopérec a préféré adhérer à la communauté de communes «montagnarde» du Yeun Ellez.

Le canton, qui forme une sorte de marche entre le Nord et le Sud du Finistère, a 300 hab. (6 500 en 1999), 4 communes et 12 637 ha dont 2 027 de bois. Il est limité à l'ouest et au sud par la vallée encaissée de l'Aulne, et s'étend à l'est jusqu'aux monts d'Arrée. Toute sa partie occidentale, entre les vallées encaissées du Faou et de l'Aulne et jusqu'au grand méandre de l'Aulne à l'ouest de Saint-Guénolé, relève de la vaste commune agricole de Rosnoën (1 000 Rosnoënais, 3 364 ha dont 672 de bois), dont la population a baissé du milieu du 19e siècle (1 800 hab.) à 1982 (700 hab.) mais a repris ensuite, et gagné 130 hab. après 1999. Rosnoën, Rosloc'hen en breton, est la «colline de saint Lohen». Au SE, Pont-de-Buis-lès-Quimerch est bien placée sur le couloir de circulation de Brest à Quimper.

Lopérec (1 000 Lopérécois dont 200 à part, 3 949 ha dont 705 de bois) est la quatrième commune, à 12 km ESE du Faou; sa partie septentrionale est dans les monts d'Arrée et porte quelques bois; la grosse école d'agriculture du Nivot, fondée en 1922 par les moines de Ploërmel, maintenant lycée agricole privé, est juste au pied; Alexis Gourvennec y fit des études. Lopérec est loc Pérec, le refuge de saint Pérec; sa population approchait les 2 000 hab. au milieu du 19e siècle et s'était abaissée à 670 en 1982 (sdc); elle a un peu repris ensuite, et même gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008 (population municipale); mais les changements de définition de la population comptée à part, enregistrée à 400 hab. en 1999, font perdre en même temps 100 hab. à sa population totale….

La ria du Faou est l'un des prolongements de la rade de Brest, à l'extrême sud-est, débouchant en face de Landévennéc et longue de 4 km; sa rive nord est à Hanvec, sa rive sud à Rosnoën, et Le Faou se tient à sa naissance. Seule y débouche la rivière du Faou, qui naît dans la forêt du Cranou à l'extrémité orientale du territoire d'Hanvec.


Pont-de-Buis-lès-Quimerch

3 600 hab. (Pontdebuisiens) dont 260 à part, 4 139 ha dont 380 de bois, commune du Finistère dans le canton du Faou à 8 km au nord de Châteaulin. Le bourg est dans le vallon encaissé de la Douffine, affluent de l'Aulne. La commune a été créée en 1965 par regroupement des trois communes de Pont-de-Buis, de loin la principale, près de l'Aulne, érigée en commune en 1949 seulement; Logonna, la plus petite, à l'ouest sur la rive droite de l'Aulne; Quimerch (ou Quimerc'h), au nord, village-rue sur une crête des monts d'Arrée, dont le nom évoque précisément une échine de cheval.

Elle bénéficie de la voie ferrée et de la N 160 à 4 voies Brest-Quimper et elle est un solide point de fixation d'emplois. Une poudrerie y a été installée dès 1638, et constamment maintenue; la SNPE (par sa filiale Nobel-Sport) y fait de la poudre pour armes de chasse et de police (120 sal.); une autre filiale, Livbag, y fabrique des explosifs et aussi des airbags et affiche un peu plus de 1 000 salariés. La commune a accueilli une usine de cartes électroniques Matra (400 sal.), sœur de celle de Douarnenez et comme elle passée à l'états-unien Solectron, puis à Novatech, qui conserve 290 salariés; elle abrite également les autocars Salaun (100 sal.), une petite fabrique de meubles et d'autres ateliers; un collège et un lycée professionnel publics. C'est là, avec Châteaulin proche, le principal centre d'emploi finistérien entre Brest et Quimper. La population communale a perdu 600 habitants depuis la fusion, qui l'avait portée à 4 000 hab. sdc. Mais elle vient de reprendre 240 hab. entre 1999 et 2004.