Canton de Lanmeur

Lanmeur

2 200 hab. (Lanmeuriens), 2 647 ha dont 223 de bois, chef-lieu de canton du Finistère dans l’arrondissement de Morlaix, 11 km au NE de Morlaix et à 6 km de la baie de Lannion; le nom signifie le grand ermitage. Le bourg est surtout connu pour sa crypte préromane du 6e s., à colonnes monolithiques gravées; s’y ajoutent une église des 12e-13e s. refaite en 1903, et la chapelle de Kernitron (12e-14e s.). La commune est dotée d’un collège public et d’un centre d’aide par le travail, plus un petit hôpital local et un supermarché U de 50 salariés. La population communale est plutôt stable.

Le canton a 12 000 hab. (11 600 en 1999), 8 communes, 15 137 ha dont 1 021 de bois. Limitrophe des Côtes-d’Armor, il s’étend, d’ouest en est, de la rade de Morlaix à la baie de Lannion. Tout au NE, Locquirec (1 480 Locquirécois, 596 ha) est un petit port de pêche et de plaisance (330 places à bouée) sur une pointe rocheuse avançant en baie de Lannion; son nom est celui d’un saint Kirec ou Guirec; le Grand Hôtel des Bains a 35 salariés. La commune a gagné 150 hab. de 1999 à 2008; touristique, elle a plus de 800 résidences secondaires (52% des logements), trois campings (500 places) et un hôtel. Locquirec est flanquée à l’ouest par Guimaëc (970 Guimaëcois, 1 873 ha), le «bourg de saint Maëc», où sont un groupe de huit pierres levées, plusieurs chapelles anciennes et un musée rural des traditions du Trégor; Guimaëc a gagné une centaine d'habitants depuiis 1999 et a 26% de résidences secondaires.

Ensuite, plus à l’ouest, s’avance l’étroit finage de la commune de Saint-Jean-du-Doigt (650 Jeannais, 1 981 ha) dont l’ancien nom était Traon Meriadek et a été traduit en breton Sant-Yann-ar-Biz. Le bourg, dans un vallon près du littoral, est en effet connu pour la relique attribuée à saint Jean-Baptiste qui entre dans son nom, une phalange censée guérir… les yeux; il a une église flamboyante, restaurée après un incendie de 1955, avec trésor et enclos; plage aux environs. La population a diminué depuis deux siècle; elle dépassait encore le millier d’habitants jusqu’en 1930. Les résidences secondaires font 32% du parc; un camping.

Juste à l’ouest règne la station de Plougasnou. Vers la baie de Morlaix, Plouézoc'h (1 690 Plouézochois, 1 583 ha), écrit Plouézoch jusqu'en 2002 mais dont le nom d’Ezoch n’est pas élucidé, est connu pour la pointe de Barnenez, qui avance en baie de Morlaix et porte un grand cairn de 75 m de long (5 000 avant notre ère) comportant onze chambres funéraires; il avait été attaqué comme carrière en 1954, ce qui l’a fait classer en 1956. Le fort du Taureau (16e s.) et les principaux îlots de la baie de Morlaix sont du côté de Barnenez; ostréiculture en rade de Morlaix. La commune a gagné 70 hab. de 1999 à 2008; elle n'a que 14% de résidences secondaires, mais un camping de 150 places.

Les deux autres communes du canton, qui ne touchent pas au littoral, sont au sud-ouest Garlan (980 hab., 1 334 ha), 6 km au NE de Morlaix, où se tiennent le château de Kervézec de 1568, remanié au 19e siècle et un musée de la Forge, et dont la population remonte un peu depuis les années 1960 (620 hab.), gagnant 140 hab. entre 1999 et 2008; et au sud-est Plouégat-Guérand (1 100 Plouégatais, 1 719 ha), 4 km au SE de Lanmeur, qui porte le nom de saint Égat et d’une ancienne seigneurie, et avait deux fois plus d’habitants vers 1850, mais en a gagné 150 après 1999.


Plougasnou

3 350 hab. (Plouganistes), 3 394 ha dont 214 de bois, commune du Finistère dans le canton de Lanmeur, 19 km NNE de Morlaix. La commune, qui porte elle aussi un nom de saint (Cathou ou Caznou), occupe la rive orientale de la rade de Morlaix jusqu’aux abords de la petite station de Barnenez en Plouezoch, face au château du Taureau; enclos paroissial, chapelles et mégalithes; un collège public, supermarché Casino (20 sal.). La commune a perdu 120 habitants entre 1999 et 2008. Elle a près de 1 000 résidences secondaires (36% du parc d elogements), 4 campings (260 places), 4 petits hôtels.

Au nord, s’avancent en mer les rochers de la pointe du Diben portant le village de Diben et son petit port, et la longue pointe de Primel, où sont le port et les viviers de Primel-Trégastel, ainsi qu’une station balnéaire équipée à la fin du 19e s., avec grand hôtel et villas. L'anse de Diben abrite un port de plaisance (360 places à bouée); fabrique de plats cuisinés surgelés Primel-Gastronomie (groupe Sill, 230 sal.), viviers de la Méloine (50 sal.). Cet ensemble est prolongé en mer par le plateau sous-marin de la Méloine (écueils).

À l’ouest, sur la baie de Morlaix, où l'on entre par la pointe, la plage et le village de Saint-Samson, se tient le petit port de pêche et de plaisance de Térénez (150 places d'échouage), avec musée, protégé par la presqu'île de Barnénez et flanqué du village de Kerbabu; réserve ornithologique des îlots de la baie de Morlaix. La population de la commune est restée assez stable durant les deux derniers siècles.