Canton d'Anduze

Anduze

3 360 hab. (Anduziens), 1 460 ha dont 1 149 de bois, chef-lieu de canton du département du Gard dans l'arrondissement d'Alès, 15 km au SO d'Alès sur la rive droite du Gardon d'Anduze, issu de la réunion des gardons de Saint-Jean et de Mialet. Choisie comme siège de l'assemblée générale des protestants cévenols en 1579, puis fief du duc de Rohan qui la consolida comme place forte, elle en tira le surnom de «Genève cévenole». Mais les fortifications furent détruites après 1629 et Anduze devint même le quartier général de la guerre contre les Camisards au 18e siècle. Anduze est typiquement une ville de piémont, au débouché d'une vallée montagnarde, et assurant les échanges entre plaine et montagne.

La ville ne manque pas d'attraits: tour de l'horloge, vieilles rues, musée de la musique, médiathèque; elle maintient une tradition de poterie (plusieurs artistes); un train à vapeur touristique fonctionne jusqu'à Saint-Jean-du-Gard (13 km) et dessert la bambouseraie avec 4 allers-retours par jour d'avril à octobre, deux locomotives 030 et 040, et 140 000 passagers par saison. Anduze a un abattage de volailles du groupe breton Unicopa de Morlaix (140 sal.), un supermarché U (45 sal.); autocars Lafont (30 sal.); un centre de convalescence, un collège public. La ville abritait plus de 5 000 hab. au début du 19e s., quand la sériciculture était active et les Cévennes plus peuplées; la population est tombée à 3 700 hab. en 1900, moins de 2 500 en 1936, puis a repris jusqu'en 1962 (3 100), un peu faibli ensuite et à nouveau augmenté après 1975; elle a gagné 260 hab. entre 1999 et 2009. Anduze est le siège d'une communauté de communes dite Autour d'Anduze (8 communes, 9 700 hab.).

Le canton a 12 500 hab. (10 300 en 1999), 8 communes, 10 967 ha dont 5 797 de bois; il est à cheval sur le rebord des Cévennes et la plaine d'Alès, et ses sites sont appréciés, sa population en croissance. Générargues (720 Générargais, 1 024 dont 705 de bois), 4 km au nord d'Anduze, est surtout connue pour la bambouseraie de Prafrance, dans la vallée du Gardon. Le site, à l'origine Pra Franc, s'étend sur 34 ha et emploie une vingtaine de personnes; créé en 1855, il présente de nombreuses variétés de bambous, et des exemples de leurs usages; il sert aussi de pépinière. Générac a reçu le musée du canton; mais un musée des Quatre saisons (arts et traditions) a été fermé en 2003. La population communale croît depuis 1954 (340 hab.)et a gagné 70 hab. de 1999 à 2009.

Au nord de Générargues, Saint-Sébastien-d'Aigrefeuille (530 hab., 1 582 ha dont 1 209 de bois), dont le nom vient du houx, est engagée dans les Cévennes; la vallée encaissée de l'Amous, affluent du Gardon de Mialet, lui sert d'axe nord-sud; l'habitat y est très dispersé; au nord, se voient les cicatrices des anciennes mines de plomb argentifère de Carnoulès au-dessus du hameau de Reigous, qui furent exploitées au 17e et au 19e s. La commune a gagné 90 hab. de 1999 à 2009; son nom était seulement Saint-Sébastien jusqu'en 1976.

Tornac (900 Tornagais, 1 968 ha dont 1 202 de bois), au sud d’Anduze, connaît la même évolution; la commune, qui a gagné 170 hab. de 1999 à 2009, abrite un vieux château (16e s.) qui commandait la vallée, et propose un festival de musique country; la poterie La Madeleine (45 sal.) est la principale entreprise. Sa voisine du sud-est Massillargues-Attuech (700 Massituéchois, 627 ha dont 253 de vignes), formée de plusieurs hameaux mais dont le finage se limite à la plaine du Gardon, et également augmentée de 170 hab. depuis 1999 (+32%). Boisset-et-Gaujac a dépassé les 2 000 hab.

Un peu plus loin, Ribaute-les-Tavernes (1 770 Ribautains, 1 427 ha dont 159 de bois et 516 de vignes), 10 km au sud d’Alès, est près du confluent des gardons d’Anduze et d’Alès, qui forment ici le Gard; elle a un château des 13e et surtout 18e s. (hôtellerie), un terrain de golf, une cave coopérative; fabrique de bétons SCCAT (40 sal.), transports Perrier (30 sal.). La population a augmenté pendant toute la seconde moitié du 19e s.; elle était inférieure à 900 hab. auparavant; 500 hab. s’y sont ajoutés de 1999 à 2009 (+40%). Enfin, Bagard, au NE, est déjà une banlieue d’Alès.


Bagard

2 510 hab. (Bagardois) dont 80 à part, 1 455 ha, commune du département du Gard dans le canton d'Anduze, 6 km ENE du chef-lieu et 9 km au SO d'Alès, au pied des premiers reliefs cévenols. La ville a une église du 12e s., ancienne commanderie de Malte; collège et lycée privés; plusieurs petites entreprises dont la ferronnerie Diaz (25 sal.) et les installations électriques Paita (30 sal.), dépôt d'explosifs Nitro Bickford. Bagard avait moins de 700 hab. avant 1950 et sa population augmente depuis. Elle a gagné 440 hab. entre 1999 et 2009.


Boisset-et-Gaujac

2 360 hab. (Boissetains), 1 424 ha dont 832 de bois, commune du département du Gard dans le canton d’Anduze, juste à l’est et au sud-est du chef-lieu, sur le versant gauche du Gardon d’Anduze. Cette commune d’habitat dispersé, issue d'une réunion des années 1790, est celle qui bénéficie le plus de la croissance démographique récente du bassin; elle n’avait que 400 hab. en 1936, 920 en 1975; 540 hab. s’y sont ajoutés entre 1999 et 2009 (+30%), ce qui lui a fait largement dépasser les 2 000 hab.; centre de convalescence.