Canton de Génolhac

Génolhac

920 hab. (Génolhacois), 1 730 ha dont 1 192 de bois, chef-lieu de canton du département du Gard dans l'arrondissement d'Alès, 37 km au NNO d'Alès dans les Cévennes à 500 m. Le village est dans la vallée de l'Homol, affluent de la Cèze, sous le belvédère des Bouzèdes qui monte à 1 232 m à l'ouest. Il fait figure de «station verte de vacances» et de porte d'entrée du Parc national des Cévennes, avec un centre de documentation et d'archives du Parc; collège public. La commune a eu 1 500 hab. au début du 19e siècle, 1 200 en 1911, et s'est dépeuplée jusqu'en 1982 puis s'est stabilisée; elle a augmenté de 60 hab. entre 1999 et 2009. Elle est le siège de la communauté de communes des Hautes-Cévennes (9 communes, 3 100 hab.).

Le canton a 3 850 (3 600 en 1999), 11 communes, 18 544 ha dont 10 199 de bois, et dessine une avancée extrême du département vers le nord, entre la Lozère et l'Ardèche, divisée par les serres cévenoles, et drainée au nord par la Cèze, au centre par l'Homol, au sud par le Luech. La communauté de communes des Hautes-Cévennes correspond au canton. Montagnard et dépeuplé, celui-ci atteint 1 506 m au nord, à l'extrémité du massif du mont Lozère, au-dessus de la forêt de Malmontet et de Concoules (260 Concoulois, 1 647 ha dont 1 088 de bois), village de la Régordane à 630 m, où a été ouvert l'écomusée rural de la Cézarenque (ferme-atelier); centre d'aide par le travail.

Ponteils-et-Brésis (340 Ponteillais, 2 780 ha dont 800 de bois, à 580 m), résultat d'une fusion de 1812, et qui avait 900 hab. en 1881, disperse ses hameaux et ses petits châteaux vers les sources de la Cèze et dispose d'une gare sur la voie cévenole; elle a 60 hab. de plus qu'en 1999; ruines du château de Brésis (ou Brézis) au SE; institut de rééducation public (18 lits médicaux). Malons-et-Elze (100 Malonnais, 3 121 ha dont 1 313 de bois, à 650 m), dont les villages ont fusionné en 1816, se disperse et se perd un peu dans le relief du Mas de l'Ayre (forêt domaniale), d'où le finage descend vers le nord jusqu'au bord du Chassezac. La commune avait 1 100 hab. au milieu du 19e s., encore 760 en 1901…

Bonnevaux (100 Bonnevaliens, 881 ha, à 650 m), dont le village est isolé à l'est du canton sur une soulane du haut bassin d'un petit affluent de la Cèze, et qui associe également plusieurs hameaux, est en cours de réhabilitation et a aménagé un petit théâtre de pierre où se produisent des troupes en été; la population était tombée à 40 hab. en 1960, après avoir atteint 360 vers 1805. Aujac (190 Aujaquois, 1 647 ha dont 664 de bois, à 500 m), à 8 km à l'est de Génolhac, occupe un long versant oriental de la Cèze; église romane et restes d'un château féodal (le Cheylard). Sénéchas (250 Sénéchassois, 1 486 ha dont 823 de bois) se tient sur le promontoire de confluence de la Cèze et de l'Homol, au-dessus du lac de barrage qui chevauche la limite départementale de l'Ardèche; elle a gagné 50 hab. depuis 1999; forêt domaniale de l'Homol. Le barrage, construit en 1976 pour l'écrêtement des crues, a une hauteur de 62 m et retient un lac de 28 ha et 1,6 Mm3.

Chamborigaud (800 Chamborigaudois, 1 786 ha dont 1 249 de bois), à 8 km SSE de Génolhac au bord du Luech, est une bourgade plus étoffée, un vieux relais de la Régordane, qui a quelques commerces et services; la voie ferrée y passe en viaduc; la commune avait dépassé 1 800 hab. au milieu du 19e s. L'écrivain Jean-Pierre Chabrol (1925-2001) est né à Chamborigaud. La population s'est accrue de 50 hab. entre 1999 et 2009.

Chambon (290 Chamboniens, 1 465 ha dont 1 341 de bois), 6 km à l'est de Chamborigaud dans la vallée de la Cèze, a été un village minier et industriel du bassin de Bessèges. À l'extrême SE à Portes (370 Portésiens, 1 442 ha dont 1 280 de bois), 11 km au nord de La Grand-Combe, un curieux château féodal, fort haut et rehaussé par des constructions du 16e s. en forme d'éperon, est en voie de restauration. La commune a changé de limites plusieurs fois à la suite de cessions du côté de Bessèges comme de La Grand-Combe; elle a eu 1 500 hab. dans la première moitié du 19e s., encore 1 300 en 1896 et n'a cessé de se dépeupler ensuite. Mais chacune de ces deux communes a gagné 50 hab. depuis 1999.