Canton de Pont-Saint-Esprit

Pont-Saint-Esprit

10 500 hab. (Spiripontains) dont 260 à part, 1 849 ha dont 553 de vignes, chef-lieu de canton du département du Gard dans l’arrondissement de Nîmes, 61 km à l’ENE d’Alès sur la rive gauche du Rhône. La commune est à la fois limitrophe des départements de l’Ardèche et du Vaucluse; son nom vient du grand pont sur le Rhône construit de 1265 à 1309 et fortifié. La ville bénéficie de la N 86 et de la voie ferrée de rive droite du Rhône, ainsi que de deux ponts sur le Rhône; musée départemental d’art sacré et musée municipal, rencontres musicales en août; hôpital public (12 lits), collèges public et privé, maison de santé pour enfants, cave coopérative.

La ville accueille les installations électriques SPIE Nucléaire (350 sal.), quelques ateliers, dont l’huilerie Emile Noël (40 sal.), et surtout des activités tertiaires: supermarchés Intermarché (45 sal.), Carrefour (40 sal.) et Casino (20 sal.), transports par cars Auran (50 sal.) et transport de fret Boudon (45 sal.); entreposage Mainco (80 sal.), installations électriques Ineo (30 sal.), bétons Charpentier (20 sal.). L’aérodrome de Pont-Saint-Esprit est très près du bourg, mais sur la rive gauche du Rhône à Lamotte-du-Rhône (Drôme) de l’autre côté du Rhône, dans le Vaucluse.

Longtemps dirigée par Gilbert Baumet, passé durant ses mandats (1971 à 2010) du Parti socialiste à l'UMP, qui fut ministre, sénateur, député et président du conseil général, la mairie a été conquise en 2011 par Roger Castillon, divers gauche, cadre dans l'industrie nucléaire, qui a battu G. Baumet avec 65% des voix. La population communale a atteint 5 300 hab. en 1891, 5 800 encore en 1921; abaissée à 4 400 en 1936, elle a augmenté ensuite jusqu’en 1990, et ajouté encore un millier d'habitants de 1999 à 2009.

Le canton, à l’angle NE du département, a 19 300 hab. (17 200 en 1999), 16 communes, 24 222 ha dont 10 514 de bois et garrigues; il est limité par les cours de l’Ardèche et du Rhône, et tous ses villages, même les plus éloignés du Rhône, sont en expansion depuis les années 1930 ou 1960 selon les cas. Saint-Alexandre (1 130 990 Alexandrins, 1 287 ha dont 372 de bois), 4 km SO du chef-lieu, cultive 396 ha de vignes (cave coopérative); la commune va du Rhône aux hauteurs de Valbonne; sa population augmente depuis le creux des années 1930-1950 (450 hab.) et s'est accrue de 140 hab. depuis 1991; travaux publics Eiffage (20 sal.).

Saint-Paulet-de-Caisson (1 830 Saint-Pauletois, 1 688 ha dont 591 de vignes et 491 de bois), 5 km à l’ouest du chef-lieu, qui a jadis exploité une mine de fer, s’étend de l’Ardèche au NE à la chartreuse de Valbonne au SO. Celle-ci, au milieu des bois, a été restaurée comme centre de réinsertion et réadaptation (1975), avec festivités culturelles estivales et domaine viticole. Saint-Paulet a eu 1 100 hab. au 19e s. mais sa population était descendue à 750 hab. en 1936; elle a crû ensuite, surtout depuis 1980, et a encore gagné 200 hab. entre 1999 et 2009. Le village est le siège de la communauté de communes du Valcézard (16 communes, 9 100 hab.).

Saint-Julien-de-Peyrolas (1 330 Peyrolais, 1 254 ha dont 408 de bois), 9 km NO du chef-lieu dans la vallée de l’Ardèche, cultive 360 ha de vignes (cave coopérative); son village a de l’allure, avec remparts et deux tours; sa population croît depuis le minimum de 1963 (600 hab.) et a gagné 210 hab. de 1999 à 2009. Un peu plus loin, le village d’Aiguèze (230 Aiguezois, 2 003 ha dont 1 346 de bois, 168 de vignes), 11 km au NO de Pont-Saint-Esprit, est classé parmi les «villages de charme». Il niche à la sortie des gorges de l’Ardèche et le finage communal, étiré vers l’ouest, possède tout le versant droit des gorges sur 8 km, dont les sites du Garn et de la léproserie des Templiers; mais sans route, seuls des chemins branchés sur le GR 4 permettent d’y aller voir.

Dans la partie occidentale du canton, Goudargues (1 060 960 Goudargais, 3 027 ha dont 1 949 de bois, 123 de vignes), 15 km à l’ONO de Bagnols-sur-Cèze, au bord de la Cèze, a de grands bois qui cachent des avens dans les reliefs du plateau de Lussan, lesquels montent à 327 m; restes d’une abbatiale bénédictine au bord d’un étang, plusieurs hameaux; elle a 100 hab. de plus qu'en 1999. Plus au nord, Montclus (160 Montclusiens, 2 188 ha dont 1 076 de bois), 11 km au SE de Barjac sur la rive gauche de la Cèze, offre les ruines d’un château féodal; belle vallée sinueuse et encaissée de la Cèze, mas classé du Grand Galès, fête médiévale. Cornillon (920 700 Cornillonnois, 1 558 ha dont 558 de vignes et 201 de bois), 13 km au NO de Bagnols, est un petit village d’allure médiévale qui a conservé une partie des remparts et des restes de son château et qui est inscrit comme site protégé; maçonnerie Châtaignier (50 sal.). Sa population est également croissante (430 hab. en 1968) et a augmenté de 220 hab. (+31%) entre 1999 et 2009.