Canton de Saint-Ambroix

Saint-Ambroix

3 430 hab. (Saint-Ambroisiens), 1 174 ha dont 800 de bois, chef-lieu de canton du département du Gard dans l’arrondissement d’Alès, 18 km au NE d’Alès sur la rive gauche de la Cèze. Elle fut une capitale de la filature de soie. Elle est dotée d’un collège public et un privé, un centre de convalescence. On y voit la tour médiévale Guisquet, le rocher de Dugas couronné par une tour carrée du 16e siècle; fête médiévale du «bœuf qui vole» (Volo Bioù), marchés, supermarchés Carrefour (40 sal.) et Intermarché (35 sal.); nettoyage Samnet (85 sal.). La commune a eu plus de 4 000 hab. en 1876; après un creux à 3 300 en 1896 avec la ruine de la sériciculture, puis un autre au même niveau dans les années 1930, elle est remontée à 4 200 en 1968 mais n’a pu s’y tenir, chutant jusqu’en 1999.

Le canton, limitrophe de l’Ardèche, a 14 400 hab. (13 100 en 1999), 16 communes, 17 837 ha dont 5 532 de bois et garrigues. Il s’étire sur 28 km du NO au SE, unissant ainsi des fragments du pied des Cévennes, du bassin d’Alès et des plateaux des Gras. Tout au nord, Courry (320 Courrois, 822 ha dont 324 de bois), 7 km au nord du chef-lieu, est connue par la grotte de la Cocalière, à concrétions et vestiges préhistoriques, creusée dans les calcaires du jurassique supérieur et qui s’affiche dans sa publicité comme l’«une des trois plus belles grottes de France»; la commune s'est accrue de 60 hab. depuis 1999.

Saint-Brès (660 550 Saint-Brésiens, 1 137 ha) est à 2 km au nord de Saint-Ambroix. Meyrannes (880 Meyrannais, 631 ha), 4 km en amont du chef-lieu sur la rive gauche de la Cèze, et Molières-sur-Cèze (1 620 Moliérois, 871 ha dont 350 de bois), en face, assurent une quasi-continuité de l’urbanisation le long de la Cèze entre Bessèges et Saint-Ambroix. Meyrannes s’est dépeuplée depuis les 1 750 hab. de 1911 mais vient de stopper le mouvement. Molières n’est une commune que depuis 1882, en partie taillée dans l’ancien territoire de Meyrannes; elle avait alors 2 900 hab.; montée à 3 300 en 1931, elle n’a cessé de se dépeupler jusqu'en 1999, mais a regagné 170 hab. en 2009. Le château féodal de Montalet est en cours de restauration; la cartonnerie Cévennes Emballages du groupe Smurfit-Socar, fruit d’une tentative de reconversion après la fermeture de la mine en 1974, occupe 120 salariés.

Quatre communes complètent le côté cévenol du canton. Les Mages (1 860 Mageois, 1 269 ha dont 303 de bois), commune créée en 1834 et dont le village est à 5 km SSO de Saint-Ambroix. La commune est la moins engagée dans la Cévenne, et sa population est restée assez constante avant un début de croissance à partir de 1980, confirmé entre 1999 et 2009 où elle a gagné 310 hab.; la commune accueille les fabricants d'appareils d'informatique Cervus Electro (40 sal.) et de stores MSL (25 sal.); elle offre un musée Schoenenberger (sculptures de femmes et d’enfants).

Saint-Jean-de-Valériscle (750 Valérisclois, 815 ha dont 600 de bois) à 2 km en amont sur l’Auzonnelle, Saint-Florent-sur-Auzonnet (1 170 Florentins, 931 ha dont 504 de bois) à 11 km SO du chef-lieu, et Le Martinet (800 hab., 1 035 ha), juste en amont et aux sources de l’Auzonnet. On y trouve des cités minières et des musées: écomusée-élevage de l’escargot La Caracole et Maison des liqueurs à Saint-Florent (où néanmoins la distillerie Germain, qui datait de 1851 et avait une bonne spécialité de pastis, a dû fermer en 2004), musée des blasons à Saint-Jean. Le Martinet a un collège public; la commune a été créée en 1921 seulement, à partir de Saint-Florent, avec 2 400 hab.: c’est dire que la chute de population a été accusée, du moins après 1960, évidemment liée à la crise des charbonnages.

Le nombre d'habitants de ces trois communes s'est stabilisé depuis 1999. Saint-Florent a subi en 2001 les difficultés de la liquidation d’une usine de turbines à vapeur (AMSF, 120 sal.) dont Alstom s’était délestée peu avant. Passée de 3 900 hab. à 1 600 après le détachement du Martinet, la population de Saint-Florent était remontée à 2 300 en 1962, et s'est réduite jusqu'en 1999. Saint-Jean-de-Valériscles, dont le territoire a été deux fois amputé par la création des communes des Mages et de Molières, et qui cependant avait eu jusqu’à 2 100 hab. en 1926, a beaucoup perdu ensuite et a tout juste maintenu son niveau actuel après 1999.

Dans la plaine, Saint-Julien-de-Cassagnas (650 Saint-Juliennois, 446 ha), 7 km au sud de Saint-Ambroix, propose un parc ornithologique des Isles et sa population progresse un peu (+120 hab. de 1999 à 2009). Potelières (330 Poteliérois, 647 ha), dont le finage borde la rive droite de la Cèze à 6 km au SE de Saint-Ambroix, a une petite fabrique de matériel agricole (Gard, 35 sal.) et a gagné 70 hab. entre 1999 et 2009.

Allègre-les-Fumades (790 Allégrais, 2 459 ha dont 546 de bois), 9 km au SE du chef-lieu, associe dans la plaine le quartier de Fumades-les-Bains, avec un établissement thermal (eaux froides sulfurées, maladies de la peau et respiratoires) qui reçoit 1 800 curistes par an (32 000 nuitées) et un casino indépendant (45 sal., 105e de France, 8 M€). Elle a deux campings (460 places) et 20 résidences secondaires (sur 600 logements) mais pas d'hôtel classé. Sur la garrigue boisée du plateau de Lussan subsistent les vastes ruines des remparts, de l’ancien village et du château d’Allègre. La commune, qui a obtenu en 1998 l’adjonction du nom de la station thermale à son ancien nom d’Allègre, a une fabrique d’aliments du bétail Sanders-Glon (60 sal.), une cave coopérative. Sa population avait décliné entre 1890 (1 100 hab.) et les années 1960 et 1970 (550 hab. environ); elle a un peu repris ensuite et vient de gagner 170 hab. entre 1999 et 2009 (+27%). Allègre est le siège de la communauté de communes Cèze-Cévennes (14 communes, 8 900 hab.).

Enfin, tout au sud-est, Bouquet (190 Bouquetins, 3 026 ha dont 1 227 de bois), à 15 km de Saint-Ambroix, hérite de grottes et d’avens et de deux oppidums au nord et au sud, ce dernier près du Guidon du Bouquet, un crêt arqué localement repérable et marquant autant par son nom que par son éminence, qui monte à 629 m au mont Bouquet. La commune a gagné 40 hab. de 1999 à 2009. Le village de Bouquet est le siège de la communauté de communes du mont Bouquet, qui rassemble 6 communes et 1 600 hab. Il existe aussi une sous-appellation Mont Bouquet des vins de pays des Cévennes.


Saint-Brès

2 680 hab. (Saint-Brésois), 486 ha, commune du département de l’Hérault dans le canton de Castries, 14 km NE de Montpellier. L’ancien village, au bord de la N 113, est démultiplié par les lotissements; la commune est surtout résidentielle. Son territoire est limité au nord par la Via Domitia (ici chemin de la Monnaie) et l’autoroute A 9 qui la longe; tout au sud, le canal d’irrigation du Bas-Rhône-Languedoc coupe la pointe de la commune. Le reste du finage a des cultures variées et un bassin de lagunage. La commune avait 440 hab. en 1962 et sa population a augmenté surtout après 1970, passant les 1 000 hab. en 1974, les 2 000 en 1991; elle s'est accrue de 150 hab. de 1999 à 2009.