Canton de Saint-Hippolyte-du-Fort

Saint-Hippolyte-du-Fort

3 880 hab. (Cigalois), 2 938 ha dont 1 259 de bois et 301 de vignes, chef-lieu de canton du département du Gard dans l’arrondissement du Vigan, 55 km ONO de Nîmes au pied des Cévennes sur le Vidourle. Cité de piémont aux activités d’échange et de service caractéristiques, le bourg a un vieux fort remanié par Vauban, qui est entré dans le nom de la commune au 19e siècle; il offre un musée de la Soie, un musée des Sapeurs-pompiers. Il a abrité de 1870 à 1934 une école d’enfants de troupe, déplacée ensuite à Épinal; institution pour enfants sourds-muets, centre de convalescence, collège pubic; cave coopérative, supermarché U (45 sal.).

En héritage d’une tradition locale de travail du cuir, le siège et une usine des chaussures de sécurité Jallatte (135 sal., au groupe belge Etex depuis 1993) sont installés dans le fort Vauban depuis 1947. Plusieurs anciennes filatures de soie, gros bâtiments de trois étages, se voient dans les environs. La commune a eu 5 500 hab. au tout début du 19e siècle, quand l’industrie de piémont était prospère, et en avait retrouvé 4 500 en 1891; puis la population s’est érodée jusqu’à 3 000 hab. en 1936, avant de reprendre un peu et d’osciller, depuis 1968, autour de 3 500 hab. Elle a gagné 410 hab. de 1999 à 2009.

Le canton, limitrophe du département de l’Hérault, a 5 200 hab. (4 600 en 1999), 5 communes, 12 678 ha dont 5 748 de bois et garrigues. Il est assimilé à l’ancien pays du Cigalois, conservé dans le gentilé du bourg, et s’étend surtout en plaine. Néanmoins, il monte au nord aux sources du Vidourle jusqu’à 971 m dans la commune de Cros (270 220 Crosois, 1 694 ha dont 1 300 de bois), aux pentes raides et à l’habitat très dispersé. Pompignan (830 660 Pompignanais, 4 131 ha dont 1 570 de bois, 380 de vignes), 9 km au sud du chef-lieu, occupe une plaine karstique à avens, encadrée par les crêtes du mont Haut (525 m) à l’ouest et de Taillade (420 m) au sud; sa pierre est renommée; la commune a eu le double d’habitants au début du 19e s. mais remonte sa population un peu depuis 1982 et a gagné 170 hab. de 1999 à 2009.

La commune de Conqueyrac (110 Conqueyracois, 2 718 ha dont 859 de bois), au sud-est du chef-lieu, disperse ses mas et les eaux du Vidourle, qui s’y perd avant de réapparaître à Sauve; deux étangs de barrage. La Cadière-et-Cambo (210 Cadiéborois, 1 197 ha dont 760 de bois), 4 km à l'ouest du chef-lieu, est au débouché des gorges de la Cadière qui descendent de la forêt domaniale de la Fage où se perche le hameau de Cambo à 574 m; maçonnerie Deshons (25 sal.); la réunion de Cambo et de La Cadière date de 1968.