Canton de Saint-Jean-du-Gard

Saint-Jean-du-Gard

2 850 hab. (Saint-Jeannais) dont 160 à part, 4 164 ha dont 3 277 de bois, chef-lieu de canton du département du Gard dans l’arrondissement d’Alès, 28 km au NO d’Alès dans la vallée du gardon de Saint-Jean; collège public, transports Boudon (40 sal.), supermarché U (20 sal.). La bourgade est un centre de services et une cité touristique: musée des vallées cévenoles; parc de loisirs Atlantide Parc avec aquarium tropical, train touristique à vapeur vers Anduze; exposition musée de véhicules anciens (Magic Voyage). Elle est le point de départ de la Corniche des Cévennes, qui monte au col de Saint-Pierre au nord de la commune (panorama). La population avait atteint atteint 4 000 hab. au milieu du 19e siècle; elle est descendue à 2 400 en 1936 et s’y est tenue jusqu’en 1990 puis a légèrement augmenté (+130 hab. de 1999 à 2009).

Le canton, limitrophe du département de la Lozère, a 3 400 hab. (3 200 en 1999), 3 communes, 7 568 ha dont 5 524 de bois. À Mialet (590 550 Mialetains, 3 076 ha dont 2 024 de bois), 10 km à l’est du chef-lieu dans la vallée du Gardon de Mialet, se trouve la grotte de Trabuc, la plus vaste des Cévennes proprement dites, avec lac et cascades, et très riche en concrétions, qui fut un refuge protestant. Mialet est un haut lieu protestant, dont la mémoire est entretenue par le pont des Camisards et surtout le Mas Soubeyran, hameau devenu lieu de rassemblement rituel, où se tient chaque premier dimanche de septembre une «assemblée du Désert», et où la maison de Roland (ancien chef camisard) a été aménagée en musée du Désert. Mialet a eu plus de 1 500 hab. au 19e s., et un minimum de 350 en 1975; elle a gagné 40 hab. depuis 1999.

Corbès (150 hab., 328 ha dont 223 de bois) forme une petite enclave au nord-est du canton de Lasalle à 10 km SE du chef-lieu et 5 km au NNO d'Anduze sur un replat au-dessus du Gardon de Saint-Jean; son territoire touche à l'est au confluent des Gardons de Saint-Jean et de Mialet; anciennes mines au sud sur le flanc du relief de la Paillerette.

La guerre des Camisards, dont le nom vient de la chemise blanche portée par les insurgés, fut une révolte de protestants des Cévennes entre 1702 et 1705, lancée par le meurtre d'un abbé intégriste au Pont-de-Montvert et durement réprimée par les forces royales. Elle a non seulement agité les Cévennes, mais tout le pays nîmois jusqu'à Aigues-Mortes. Elle avait été précédée en 1681-1685 par les trop fameuses dragonnades censées convertir les protestants cévenols au catholicisme. Nombreux sites internet dont http://www.camisards.net, http://www.museeprotestant.org et http://museedudesert.com