Canton de la Vistrenque

Vistrenque (La)

canton du département du Gard dans l'arrondissement de Nîmes, chef-lieu Bouillargues. Le canton a 20 100 hab., 6 communes, 5 901 ha. Il englobe une fraction de la commune de Nîmes et les communes de ses banlieues méridionales: Rodilhan, Garons, Caissargues, Milhaud. Toutefois, la Vistrenque est aussi une contrée fort ancienne, comme pays du Vistre, c'est-à-dire de la rivière qui coule en plaine le long du rebord des Garrigues nîmoises. Il se distingue à la fois par des sols argileux et moins secs que ceux des Garrigues et des Costières, de surcroît irrigables à partir du canal du Bas-Rhône, et par la concentration des voies de circulation et des villages associés. Une appellation de vin de pays porte le nom de Vistrenque et intéresse 13 communes gardoises, dont Nîmes et Vergèze.


Bouillargues

6 100 hab. (Bouillargais), 1 577 ha dont 397 de vignes, chef-lieu du canton de La Vistrenque dans le département du Gard, 7 km au SE de Nîmes; analyses et essais Apave (40 sal.), jardinerie (Manie Bat, 90 sal.), magasin But (meubles, 30 sal.), espaces verts CMEV (25 sal.), travaux publics Volpilière (55 sal.); collège public. De son vaste finage originel sont sorties en 1836 Garons, en 1904 Caisssargues et en 1961 Rodilhan. Aussi la population a-t-elle fluctué: 2 400 hab. en 1806, 2 900 en 1876, un creux vers 1 500 entre 1920 et 1960, puis une nette augmentation qui se poursuit (+800 hab. entre 1999 et 2009).


Caissargues

3 800 hab. (Caissargais), 802 ha dont 256 de vignes, commune du département du Gard dans le canton de la Vistrenque, 5 km SSE de Nîmes. La commune, créée en 1904 à partir du finage de Bouillargues, touche à la ville de Nîmes et a reçu son principal stade de sports (football). Caissargues n'avait que 500 hab. entre sa création et 1954; la croissance est principalement des années 1970: 800 hab. en 1968, 3 300 en 1982; elle s'est ralentie depuis mais continue; la commune a gagné 400 hab. entre 1999 et 2009. Traversé par la plaine de la Vistre, son finage s'étire vers le sud de part et d'autre de la route de Saint-Gilles et de l'A 54.

Caissargues a attiré quelques établissements comme le laboratoire photographique du groupe ABC Photos (200 sal.), le négoce de matériel médical Bastide (100 sal.), le magasin de matériels de télécommunication SFD (35 sal.) et la réparation électronique Cordon (25 sal.), et plusieurs entreprises de service, en particulier de nettoyage (Onet, 380 sal.; Drôme DSN, 130 sal.) et de distribution comme Argel (surgelés, 50 sal.) et TFE (35 sal.); un Intermarché (30 sal.), Metro Cash & Carry (80 sal.); Banque Populaire (75 sal.); installations électriques Spie (45 sal.).


Garons

4 500 hab. (Garonnais), 1 228 ha dont 223 de vignes, commune du département du Gard dans le canton de La Vistrenque, 9 km SSE de Nîmes. Située dans la plaine au sud de Nîmes, elle en a reçu des équipements, notamment un échangeur sur l’A 54 vers Arles et les installations de l’aérodrome de Nîmes, dont l’essentiel est cependant sur le territoire de Saint-Gilles. Elle abrite, notamment dans la zone d'activités dite Aéropôle, une série d’établissements du suburbain nîmois; Nestlé Waters Services (220 sal.), distribution de quincaillerie Tréfilaction (90 sal.); fabrique de cartonnages Suclo-Xface (65 sal.), transports Geodis (35 sal.) et Laroche (30 sal.), plusieurs ateliers et entrepreneurs de travaux publics et réseaux dont Santerne (55 sal.) et Sud TP (30 sal.); ingénierie Cereco (25 sal.); maison de retraite Le Temps partagé (55 sal.). L’aérodrome a eu d’abord, et conserve, une fonction militaire; la base d’aéronautique navale, installée en 1961, occupe 1 500 personnes. La zone aéroportuaire compte en outre 800 emplois dans 20 entreprises.

L’aéroport, rebaptisé Nîmes-Arles-Camargue-Cévennes (codes FNI et LFTW), est mixte (civil et militaire) mais sous autorité militaire; il dispose d’une piste de 2 440 m et s’étend sur 75 ha. Il a toutefois perdu les liaisons régulières avec Paris, en partie à cause de la concurrence du TGV; Ryanair assure des liaisons avec les Îles Britanniques. Au total, le trafic n’est guère que de 180 000 passagers depuis le retrait d’Air-France et l’échec d’Air-Littoral, presque totalement en vols internationaux, alors que les vols Nîmes-Paris se montaient encore à 162 000 en 2001. Environ 11 000 mouvements civils ont été enregsitrés en 2010, dont 1 400 commerciaux, 6 500 locaux et 3 000 voyages privés. La commune, détachée de Bouillargues en 1835, avait un millier d’habitants autour de 1900, 620 seulement en 1954; la croissance a été rapide entre 1965 et 1990; le nombre des habitants s'est encore accru de 800 entre 1999 et 2009.


Milhaud

6 050 hab. (Milhaudois), 1 825 ha dont 325 de bois et 114 de vignes, commune du département du Gard dans le canton de La Vistrenque, 7 km au SO de Nîmes sur la N 113 et séparée du reste du canton par une extension méridionale de la commune de Nîmes. Son territoire, traversé par tout le couloir de circulation entre Nîmes et Montpellier, va des garrigues au nord à la plaine du Vistre au sud. Il abrite plusieurs petites entreprises de commerce, un collège public et un lycée professionnel, une maison de retraite (Jardins Médicis, 30 sal.); magasin Intermarché (80 sal.), surgelés Thiriet (25 sal.) et Tourpargel (20 sal.); matériel de levage Lafont (30 sal.), imprimerie Merico Delta (30 sal.); constructions Cofex (25 sal.), travaux publics Sols Méditerranée (25 sal.), négoce de matériaux Comat (20 sal.). Milhaud a eu 1 600 hab. au milieu du 19e s., 1 100 à 1 200 dans les années 1930-1950 puis sa population a augmenté au rythme des banlieues de Nîmes de 1965 à 1990; elle a encore gagné 1 090 hab. de 1999 à 2009.


Rodilhan

2 770 hab. (Rodilhanais) dont 220 à part, 469 ha, commune du département du Gard dans le canton de la Vistrenque, 7 km ESE de Nîmes; zone industrielle: lycée professionnel agricole et centre de formation agricole (CFPPA), cave coopérative, négoce de matériaux Bianucci (20 sal.). La commune a été détachée de Bouillargues en 1961. Elle avait alors 350 hab. et sa croissance a été rapide sous l’effet de la périurbanisation nîmoise: 1 000 hab. en 1968, 2 000 en 1985. Elle se ralentit pourtant: la commune n’a gagné qu’une trentaine d’habitants entre 1999 et 2009. La commune est surtout résidentielle.