Canton de Rhôny-Vidourle

Rhôny-Vidourle

canton du département du Gard dans l'arrondissement de Nîmes, chef-lieu Aimargues, créé en 1991 par scission du canton de Vauvert et nommé d'après deux cours d'eau, le Rhôny étant un maigre ruisseau né à Nages en Vaunage et passant à Vergèze avant de se confondre avec le Vistre. Le canton a 23 200 hab. (19 300 en 1999), 8 communes, 10 451 ha dont 727 de bois et garrigues; il est limitrophe du département de l'Hérault, bordé à l'ouest par le cours du Vidourle et à l'est par celui du Vistre, et toute sa partie méridionale, en plaine, est inondable par fortes crues. Dans la partie NE du canton se trouvent Uchaud, Vergèze et son satellite Codognan. Le Cailar à l'est et Gallargues-le-Montueux au NO ont également dépassé 2 000 hab.

Les deux autres communes sont Vestric-et-Candiac (1 370 Vestriçois, 1 092 ha), dans la plaine de la Vistre entre Uchaud et la source Perrier des Bouillens, et la petite Mus (1 310 Mussois, 260 ha) juste à l'ouest de Vergèze. La première a un collège privé au château de Candiac, isolé dans la partie méridionale de la commune, qui n'avait que 190 hab. en 1936 puis est passée à 500 hab. en 1975, 1 000 en 1990, mais n'a gagné que 40 hab. après 1999; pépinières du groupe BRL (Compagnie du Bas-Rhône-Languedoc). La communauté de communes Rhôny-Vistre-Vidourle est un peu plus grande que le canton (10 communes, 24 000 hab.) et siège à Vergèze.


Aimargues

4 300 hab. (Aimarguois), 2 648 ha dont 459 de vignes, chef-lieu du canton de Rhôny-Vidourle dans le département du Gard, 28 km au SO de Nîmes. Le bourg, ancienne capitale de la Basse Vistrenque, est à 3 km du lit du Vidourle, mais en zone inondable par très fortes crues. La commune atteint au sud les marais proches de la Camargue. La commune a eu 2 800 hab. en 1876 et en 1901 et sa population avait ensuite un peu diminué (2 200 hab. en 1962), avant de se remettre à augmenter; elle a encore gagné 800 hab. de 1999 à 2009.

La plus ancienne entreprise reste la bonneterie du groupe Éminence (460 sal.), créée dans le Gard en 1944 et qui a son siège à Aimargues, mais qui appartient au fonds d'investissement Orium après être passée par le suisse Schlesser. L'autre «grand» comprend le siège et l’usine de Royal Canin (530 sal.), société d’aliments pour animaux de compagnie qui a été créée en 1967 par un vétérinaire à Aimargues et emploie 4 500 personnes dans le monde, disposant de 11 usines dont deux en France (la seconde est près de Cambrai); la société était passée en 1972 au groupe Guyomarc’h, puis à BNP Paribas qui l’a vendue en 2002 à Masterfoods, filiale du trust états-unien Mars.

Aimargues a aussi un éditeur de logiciels Itesoft (110 sal.); boulangerie Gilles (30 sal.); hypermaché U (90 sal.), négoce alimentaire Soframa (45 sal.), transports Doumen (50 sal.) et Badaroux (35 sal.), constructions ETM (20 sal.), plâtrerie SAB (25 sal.), station de gaz GDF (20 sal.), diverses entreprises de services et commerces. Aimargues a une cave coopérative et quelques grands domaines agricoles comme celui de la Palunette (30 sal.); un camping (180 places).


Cailar (Le)

2 420 hab. (Cailarens), 3 001 ha dont 256 de vignes, commune du département du Gard dans le canton de Rhôny-Vidourle. Le bourg est à 3 km SE d'Aimargues; son finage s'étire sur 14 km jusqu'en Camargue, et il est traversé au sud par le canal de Sète au Rhône; horticulture du Mas des Abeilles (Oliver, 40 sal.). La commune a eu 1 500 hab. en 1901; après être descendue à 1 100 en 1962, elle a entamé une croissance continue mais n'a guère gagné que 70 hab. de 1999 à 2009.


Codognan

2 500 hab. (Codognanais), 465 ha, commune du département du Gard dans le canton de Rhôny-Vidourle, 2 km au sud de Vergèze; éléments en béton Guiraud (50 sal.). La commune avait moins de 700 hab. dans les années 1930 et a progressé depuis, passant par 1 500 hab. en 1985; en pleine expansion, elle a gagné 540 hab. entre 1999 et 2009, soit plus d'un quart.


Gallargues-le-Montueux

3 340 hab. (Gallarguois), 1 089 ha dont 274 de vignes, commune du département du Gard dans le canton de Rhôny-Vidourle, 6 km au NO d’Aimargues. C’est un village perché sur le tracé de la Via Domitia. La commune a une cave coopérative, une maison familiale rurale, une maison de convalescence (les Oliviers, 55 sal.). Le Vidourle fixe la limite occidentale de son territoire, qui est aussi celle du département. La commune a eu 1 900 hab. en 1901, moins de 1 300 entre 1935 et 1956, et s’est peuplée surtout après 1980; elle a gagné 980 hab. entre 1999 et 2009, soit +42%.

Gallargues qui vit à présent au rythme de l’autoroute (deux échangeurs, 55 emplois de la société d’autoroutes ASF), mais a aussi une cartonnerie (Socar-Smurfit, 160 sal.), une ingénierie (Jabil, 20 sal.), une imprimerie de journaux (Midi-Print, 45 sal.) et même de petites fabriques de bijoux (Clozeau, 25 sal.) et de vêtements (AKS-Nausicaa, 50 sal.), d'équipements de communication Systelcom (Axians, 25 sal.); installations électriques JP Elec (25 sal.); négoces d'articles médicaux Home Air (35 sal.) et Bastide Le Confort Médical (25 sal.), de volailles Farret (25 sal.), de cosmétiques Objectif Coifure (20 sal.); transports Alloin (55 sal.), collecte de déchets Méditerranéenne de Nettoiement (55 sal.).


Uchaud

4 090 hab. (Uchaudois), 880 ha, commune du département du Gard dans le canton de Rhôny-Vidourle, 12 km au SO de Nîmes dans le couloir de circulation vers Montpellier; quelques petites entreprises dont les aliments du bétail Sakata (60 sal.), Institut théologique missionnaire; vastes pépinières du groupe BRL (Compagnie du Bas-Rhône-Languedoc). Uchaud a eu 1 300 hab. vers 1870, seulement 810 en 1936, et s’est mise à croître ensuite; elle a augmenté de 770 hab. entre 1999 et 2009 (+24%).


Vergèze

4 320 hab. (Vergézois), 1 016 ha dont 203 de vignes, commune du département du Gard dans le canton de Rhôny-Vidourle, 17 km au SO de Nîmes au milieu du couloir de circulation vers Montpellier. L’activité et le peuplement de la ville sont largement liés à la présence de la source Perrier, à 2 km au SE du bourg. La firme Nestlé y emploie 1 090 personnes (2 500 naguère), plus 130 dans la verrerie associée; laboratoire de bio-analyse Adme (55 sal.), fabrique de matériel de chantier Unac (30 sal.), transports Randon (35 sal.), récupération de déchets Vial (25 sal.); supermarché U (45 sal.); collège public. La commune a eu 1 800 hab. en 1901, 1 500 en 1951, puis sa population a régulièrement augmenté, passant par 2 600 hab. en 1975; elle s'est encore accrue de 630 hab. entre 1999 et 2009. Vergèze est le siège de la communauté de communes Rhôny-Vistre-Vidourle, qui réunit 10 communes et 22 900 hab.

La source Perrier

La source Perrier était nommée les Bouillens à cause des effets de bouillonnement de son gaz carbonique naturel. Connue des Romains, elle ne commence pourtant à être exploitée qu'à partir de 1863, sous la forme d'une station d'hydrothérapie sans grand succès. En 1888, son propriétaire, un négociant et propriétaire de Vergèze, s'associe au docteur Louis Perrier, alors directeur des thermes d'Euzet au SE d'Alès, qui devient le seul propriétaire en 1898. Il vend ensuite la source au Britannique John Harmsworth, héritier du groupe de presse Daily Mail-Daily Telegraph, qui crée la forme de la bouteille d'après ses massues indiennes, et obtient le fameux label «fournisseur de SM Georges V» dès 1905, ce qui lui permet de développer les ventes en Grande-Bretagne et surtout dans les colonies. La production annuelle passe à 10 millions de bouteilles en 1914, 18 en 1933. En 1946 la source, en déclin accusé à cause de la guerre et de l'abandon des marchés coloniaux, est rachetée par l'industriel français Georges Leven, alors simple agent de change; le produit devient un modèle de démarche publicitaire, la production monte à 130 millions de bouteilles par an en 1952 et se diversifie dans les boissons fruitées (Pschitt notamment). La verrerie est créée en 1973 et devient capable de livrer 120 000 bouteilles à l'heure. Première marque mondiale d'eaux minérales, Perrier atteint le milliard de bouteilles en 1990, juste avant d'avoir des problèmes en Amérique du Nord, dus à la découverte de traces de benzène qui obligent à détruire 280 millions de bouteilles.

C'est dans ces conditions que Nestlé acquiert la firme en 1992, en l'intégrant à Nestlé Waters, associée à d'autres eaux de table comme Vittel, Contrexéville et San Pellegrino. À partir de quoi ont commencé les problèmes de personnel, d'économies et de perspectives de réduction drastiques des emplois. L'usine de Vergèze a été réduite à moins de 1 500 salariés et ne livrerait que 600 000 bouteilles par salarié contre 2 millions ailleurs, tandis que le marché des bouteilles de verre est désormais concurrencé aux États-Unis par celui des bouteilles en plastique; la firme voudrait dépasser le rythme du milliard de bouteilles par an, et une production de 550 millions de bouteilles à la verrerie (http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/publicite/collections-97/l-univers-de-la-publicite/marques-et-personnages/perrier et http://www.perrier.com).