Canton de Cadours

Cadours

1 070 hab. (Cadoursains), 1 058 ha, chef-lieu de canton de la Haute-Garonne dans l’arrondissement de Toulouse, 40 km ONO de la préfecture. Il offre une belle halle de 1830 à piliers hélicoïdaux; un collège public; installations électriques Gabrielle (85 sal.). La population a cessé de diminuer (590 hab. en 1954 contre plus de 1 000 au milieu du siècle précédent) et vient même de se montrer sensible à la croissance toulousaine: elle a augmenté de 360 hab. entre 1999 et 2009 (+51%). La communauté de communes du canton de Cadours correspond exactement au canton.

Le canton a 5 100 hab. (3 800 en 1999), 16 communes, 15 674 ha dont 1 646 de bois et occupe l’angle NO du département, entre ceux du Tarn-et-Garonne et du Gers. Ses communes se partagent les hautes collines qui continuent au nord les hauteurs de Bouconne, en partie couronnées par les anciens cailloutis des plus vieilles terrasses de la Garonne, ce qui diversifie les terroirs, non sans y multiplier les sites accidentés et de moindre fertilité. Sous ce balcon, la partie occidentale donne sur les collines un peu plus basses du Lectourois.

Cox (340 Coxéens, 407 ha), 4 km NNO de Cadours, s’est perché sur la plus haute butte, à 287 m; le village cultive une tradition de poterie, qu’il doit à ses argiles; musée et maison du Potier; il a 70 hab. de plus qu'en 1999. À Brignemont (400 Brignemontois, 2 196 ha dont 245 de bois), 5 km au NO de Cox sur le même alignement, à la pointe extrême du canton, un vieux moulin à vent restauré se visite; la commune a gagné 80 hab. depuis 1999.

Laréole (140 Réolains, 888 ha), 3 km ONO de Cadours, a un superbe château du 16e s., à multiples rangs alternés de briques et de pierres, en forme de grand carré à tours d’angles, et cachant à l’intérieur une superbe galerie renaissance; il appartient au Conseil général, qui a commandé une restauration réussi; négoce de fruits et légumes Les Aulx du Sud-Ouest (20 sal.). À 8 km au SE de Cadours en Bouconne, Bellegarde-Sainte-Marie (200 Bellegardiens, 1 166 ha) cache dans un vallon l’ancienne abbaye cistercienne de Sainte-Marie du Désert, qui date du 12e s. et dont les restes ont été en partie réaménagés en 1862, quand elle a accueilli une communauté de trappistes, qui subsiste. Son nom était seulement Bellegarde avant 1958.