Canton de Saint-Béat

Saint-Béat

400 hab. (Saint-Béatais), 737 ha dont 359 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Garonne dans l'arrondissement de Saint-Gaudens, 34 km au sud de celle-ci, à 495 m. Le village, d'abord nommé Pas du Loup et qui honore la maison natale du maréchal Galliéni (1849-1916), fils d'immigré italien, occupe le site d'un verrou glaciaire scié par la Garonne et il est dominé par la butte conique du Cap de Mont (1 257 m); on y a exploité activement du marbre. La commune offre un collège public, une base de loisirs au petit lac de Saint-Géry dans la plaine de rive gauche en aval, un parcours d'aventure «Robin des Bois», des centres et villages de vacances; carrière des Onyx et Marbres Granulés (50 sal.). Elle a eu 1 400 hab. en 1836 et n'a guère cessé de se dépeupler qu'après 1999.

Le canton a 3 700 hab., 22 communes, 20 990 ha dont 10 634 de bois; il forme exactement la communauté de communes du canton de Saint-Béat. Tout près de Saint-Béat au sud, Lez (60 hab., 260 ha) conserve une tour à signaux; au nord, Eup (150 Eupois, 222 ha, à 530 m) a des restes d'une belle église ancienne et, juste au-dessus, à 655 m, Bezins-Garraux (55 Bézinois-Garraussois, 771 ha dont 491 de bois) s'orne d'un château sous la haute silhouette du pic de Gar, qui monte à 1 783 m.

À l'est de Saint-Béat, le village de Boutx (280 Boutxois, 4 728 ha dont 2 609 de bois), à 3 km et à 680 m d'altitude, commande la route du col de Mente (1 349 m), qui donne accès au bassin du Ger. La station de ski de Mourtis, très appréciée des Toulousains, a été aménagée au-dessus du col, sur l'ombrée de la montagne de la Seube, que domine le Tuc de l'Étang (1 816 m); elle compte 22 pistes de ski alpin avec 10 remontées mécaniques, et 45 km de pistes de ski nordique. La commune inclut au SO le site d'Argut-Dessus, où furent exploitées plusieurs mines; et, à l'est, une part de la haute vallée du Ger dans le bassin de Coulédoux. Son territoire s'est agrandi en 1974 en intégrant les petites communes d'Argut-Dessus et de Coulédoux, mais n'est alors passé que de 250 à 300 hab., contre 970 vers 1850. Boutx a deux hôtels, 480 résidences secondaires, contre 170 principales.

Arlos (100 Arlosiens, 941 ha dont 572 de bois), 3 km SSE de Saint-Béat sur la rive gauche de la Garonne à 520 m, étend son finage jusqu'à la crête frontière au pic d'Estagnous (2 055 m) et culmine au pic de Burat (2 154 m); le GR 10 la traverse. Fos (270 Fossois, 1 817 ha dont 927 de bois), 7 km au SE de Saint-Béat, à 543 m, tient le passage par où entre la Garonne au Pont du Roi après avoir passé en Espagne les gorges de Bausen, qui verrouillent le val d'Aran. Son territoire longe sur11 km la frontière, entre le pic de Sacaube à l'ouest (1 770 m) et le Cap de la Pique à l'est (2 034). Entre la frontière et le village, passé l'ombilic et le barrage du plan d'Arem, la Garonne franchit une barre de relief, que garde une ancienne tour à signaux. La commune a eu plus de 1 700 hab. en 1851 et n'a cessé de se dépeupler.

Juste au-dessus de Fos à 700 m, à l'entrée de la vallée de Maudan, Melles (110 Mellois, 4 532 ha dont 2 000 de bois) est à la tête d'une commune qui occupe tout le SE du canton jusqu'au pic de Crabère (2 529 m) sur la frontière, et le Cap de Gauch en avant plus au nord (2 148 m), ainsi que les sources du Ger, que l'on atteint par le col d'Artigascou (1 351 m); le GR 10 emprunte la vallée, venant d'Ariège par le col d'Auéran (2 176 m).

En aval de Saint-Béat, le confluent de la Garonne et de la Pique s'élargit en une petite plaine triangulaire que ferme en aval le verrou de Fronsac (2210 Fronsacais, 415 ha dont 220 de bois), dominé par les ruines du château féodal du seigneur des Frontignes. Marignac (540 hab., 1 295 ha dont 932 de bois), 4 km à l'ouest du chef-lieu à 510 m, y a une tour à signaux et une église romane des 11e-12e s., et une gare qui avait contribué à l'apparition de l'usine électrométallurgique du groupe Pechiney, qui occupait 250 personnes et était la seule en Europe à produire du magnésium; elle a été fermée en 2004, la firme alléguant la concurrence des importations de Chine.

Cierp-Gaud (900 Cierpois, 1 390 ha dont 528 de bois), de l'autre côté de la Pique sur la route de Luchon, est le village le plus peuplé du canton depuis la fusion de 1972 entre Cierp (580 hab.) sur la rive gauche de la Pique et Gaud (370 hab.) entre Pique et Garonne; une zone d'activités, supermarché Casino (25 sal.),parc de jeux, transports Fernandez (30 sal.). Une agréable route file en corniche vers le sud sur le versant qui domine la Pique, à travers plusieurs petits villages. Cierp avait également absorbé en 1973 la petite commune de Signac, juste en amont sur la rive gauche de la Pique, mais Signac (50 Signacais, 351 ha dont 320 de bois) a repris son indépendance dix ans après, en dépit de sa taille. Plusieurs autres villages tout aussi minuscules s'échelonnent des deux côtés de la Pique en amont.