Canton de Salies-du-Salat

Salies-du-Salat

2 090 hab. (Salisiens), 681 ha, chef-lieu de canton de la Haute-Garonne dans l’arrondissement de Saint-Gaudens, 21 km à l’est de celle-ci sur la rive gauche du Salat, à sa sortie des Pyrénées; les Romains connaissaient ses eaux, très salées (322 grammes par litre, un record d’Europe), et la nommaient Salinea; on y a d’ailleurs exploité le sel; mais elle n’a jamais été une très grande station thermale. Les nouveaux thermes datent de 1925, et c’est en 1988 qu’a été ouverte la structure d’accueil municipale des Salatines; deux hôtels, 200 résidences secondaires.

La ville a quelques monuments intéressants: donjon, halle aux marchands du 14e s., halle aux grains du 16e s., maisons anciennes à galeries; collège public, institut médico-éducatif, hôpital des thermes et casino (60 sal., groupe Omnium); constructions Comminges Bâtiment (45 sal.), installation et maintenance de matériel électrique Dietsmann (Setram, 115 sal.). La population communale, de 800 hab. en 1861, est montée progressivement à 2 200 en 1975, avant de baisser un peu; elle a repris 60 hab. depuis 1999.

Le canton a 8 600 hab. (8 200 en 1999), 22 communes, 18 764 ha dont 6 125 de bois; étendu sur 23 km du nord au sud, il est limitrophe du département de l’Ariège, et riche en colonies de vacances et maisons pour enfants, en raison de la proximité relative de Toulouse et de sa position en front montagneux d’altitude modérée. Salies est prolongée au sud par le village de Mane (1 040 Manois dont 40 à part, 659 ha) au bord du Salat, qui a une maison familiale rurale et dont la population, augmentée entre 1935 (600 hab.) et 1975, plafonne et tend même à baisser légèrement (-70 hab. de 1999 à 2009); Mane a un Intermarché (45 sal.), une poterie Clarous (30 sal.), une scierie Bottarel (30 sal.).

Au nord-ouest de Salies, Montsaunès (440 hab., 912 ha), dont le nom évoque aussi le sel, fut une fondation des templiers; église romane à sculptures, institut médico-éducatif; la commune est bordée à l’ouest par la Garonne et a reçu l’échangeur de l’A 64 qui donne accès au Couserans; château renaissance de Montpezat, très restauré au 19e s.

Mazères-sur-Salat (610 Mazériens, 668 ha) est à 4 km en aval de Salies sur la même rive; la vieille fabrique de papier à cigarettes Lacroix (papiers Riz-la-Croix), rachetée par le britannique Imperial Tobacco, a dû fermer en 2003; reste un musée Rizla; fabrique d'appareils de filtration 3M Purification (30 sal.), chaudronnerie Artigas (20 sal.). La population diminue peu à peu depuis le début du 20e siècle. Roquefort-sur-Garonne (800 Roquefortains, 1 356 ha dont 491 de bois) est sur la rive droite, au confluent du Salat et de la Garonne; les ruines perchées de son château féodal gardaient la cluse de Boussens, par laquelle la Garonne sort des Prépyrénées; récupération de bétons BRL (25 sal.); la commune a 70 hab. de plus qu'en 1999.

Quelques fortes collines allongées signalent à l’est les chaînons des Petites Pyrénées. Belbèze-en-Comminges (110 Belbéziens, 956 ha dont 327 de bois), 8 km ENE de Salies, marque la limite occidentale de formes de végétation méditerranéenne à la faveur des roches calcaires; large panorama sur les Pyrénées, avec table d’orientation. Plus près de Salies (4 km à l’est), Marsoulas (140 Marsoulasiens, 240 ha) a des grottes et un musée qui rappelle l’activité des maquis locaux pendant la Résistance. Cassagne (660 Cassagnards, 1 097 ha dont 231 de bois), près du confluent du Lens et du Salat à 4 km NE de Salies, a une autre fabrique d’appareils de filtration 3M Purification (35 sal.).

À l’extrémité occidentale du canton, à 11 km de Salies, Montespan (450 hab., 1 257 ha dont 319 de bois) est entourée de plusieurs petites buttes calcaires du front pyrénéen, dont l’une porte les ruines du château féodal; la commune atteint au nord le cours de la Garonne. Le relief au sud du canton est formé de collines confuses, traversées par la vallée de l’Arbas, qui rejoint le Salat à Mane. Castelbiague (230 Castelbiaguais, 584 ha dont 185 de bois) et Saleich (390 Saleichois, 1 429 ha dont 668 de bois) y font figure de ministations estivales dans de petites plaines, la première au bord de l’Arbas, la seconde ouvrant sur le Salat; constructions Sedec (40 sal.).

La commune la plus montagnarde est Urau (150 Uraulais, 1 845 ha dont 1 284 de bois), 11 km au sud de Salies, qui monte jusqu’à 1 250 m en forêt; elle a été créée en 1870 par scission de Saleich, et avait alors plus de 500 hab. Sa voisine Francazal (22 Francazalais, 546 ha dont 400 de bois), qui est proche de l’ariégeoise Prat-et-Bonrepaux et dont le finage atteint le pic de l’Estelas à 1 247 m, recèle la grotte de Laspugues, au nom caractéristique; autocars Couret (25 sal.).