Canton de Saint-Vivien-de-Médoc

Saint-Vivien-de-Médoc

1 500 hab. (Viviennais), 2 940 ha dont 350 de bois, chef-lieu de canton de la Gironde dans l’arrondissement de Lesparre-Médoc à 17 km NO de celle-ci; Saint-Vivien tout court avant 1923. La commune va du rivage de la Gironde et de ses palus drainés au nord-est, à l’extrémité de la forêt landaise à l’ouest; la N 215 et la voie ferrée de Bordeaux au Verdon passent à l'ouest du village; église classée, en partie du 12e s.; marché et gare. Au nord-est, la commune comprend une zone de palus bordée par l'ancien rivage, et au-delà une large bande de polders (les Mattes des Cabireaux) portant des installations d'aquaculture. Le chenal du Guâ évacue les eaux vers la Gironde et passe par l’ancien port de Saint-Vivien, à présent à l'intérieur des terres à 2 km de la rive de la Gironde, comme le château du Grand Canau un peu au sud; parcs à huîtres en Gironde. La population augmente un peu depuis les années 1960 (1 000 hab.).

Le canton a 9 100 hab. (8 200 en 1999), 7 communes, 21 130 ha dont 8 752 de bois; il englobe toute la pointe de Grave, avec Le Verdon et Soulac-sur-Mer; un tiers est dans la forêt de pins à l’ouest, deux tiers sont dans les polders à l’est. Grayan-et-l’Hôpital (1 100 Grayanais, 4 540 ha dont 2 200 de bois), dont le centre est à 5 km à l’ouest du chef-lieu, est au sud du territoire de Soulac et possède 8 km de plage. Un établissement des moines hospitaliers avait donné la paroisse de L’Hôpital, associée à Grayan peu après 1800, d’où son nom. Un large espace de palus est au nord du village; parcours de motocross au nord-ouest. Le territoire communal cache en pleine forêt, près des plages à son angle sud-ouest, un centre naturiste Euronat qui se dit le plus grand d’Europe, sur 335 ha, avec thalassothérapie (50 sal.). Le village de l'Hôpital est au sud dans la forêt, près du lac de Thiès et de la lagune de la Barreyre; hameau de Daugagnan à l'est dans la forêt. La population municipale avait baissé, de 900 hab. en 1886 à 510 en 1954 et 1968, et augmente depuis; elle s'est accrue de 370 hab. entre 1999 et 2008, donc de moitié!

Au sud-est du canton, Jau-Dignac-et-Loirac (1 000 Jovisiens, 4 123 ha) occupe une petite île complètement entourée de polders, qui porte 348 ha de vignes; au bord de la Gironde, phare de Richard avec musée de l’Estuaire. Le nom de la commune résulte d’une fusion très ancienne (1806); l'habitat se répartit en quelques hameaux, Jau et la Hourcade au nord-ouest, Dignac au nord-est, le Centre à l'est, Loirac au sud-est, Noaillac et Méric au sud-ouest; le château Listran, au nord, cultive 28 ha de vignes (aoc médoc). De larges polders (mattes) sont entre l'île et la Gironde, dans laquelle sont installés des parcs à huîtres. La commune atteint à l'est le port de Goulée; le hameau de Goulée est sur un ancien îlot juste à l'ouest. La population a bien diminué depuis les années 1880 (1 900 hab.) mais a un peu repris depuis 1975 où elle n'était plus que de 800 hab.; elle a gagné 150 hab. de 1999 à 2008.

À 5 km au nord de Saint-Vivien, Talais (650 Talaisiens, 1 527 ha) est dans une position similaire, mais sur une île bien plus petite que Jau, et sans vigne; le chenal de Talais fixe la limite septentrionale de la commune dans les mattes; à l'ouest, le finage s'arrête à l'orée des bois de Soulac. La commune a gagné 100 hab. après 1999. Vensac (800 hab., 3 400 ha dont 1 926 de bois), 3 km au sud de Saint-Vivien, a un moulin à vent-musée et une centaine d’hectares de vignes entre forêt à l'ouest et palus à l'est: le chenal du Guâ passe un peu au sud de la limite communale au sud et à l'intérieur de son territoire à l'est. La route nationale et la voie ferrée sont entre le village et les palus orientaux. La commune a gagné 90 hab. après 1999.


Soulac-sur-Mer

2 800 hab., 2 889 ha dont 1 000 de bois, commune littorale de la Gironde, sur la côte atlantique près de la pointe de Grave, dans le canton de Saint-Vivien-de-Médoc à 29 km NO de Lesparre. Le premier site connu fut un port de Noviomagus, ville de l'arrière-pays; le village portuaire qui lui succéda fut progressivement victime du recul de la côte et de l'avancée des dunes et le site habité dut être déplacé; la basilique romane, dite Notre-Dame de la Fin des Terres, ensevelie en 1756, a été exhumée au 19e s. et fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco.

Soulac est l'une des plus anciennes stations balnéaires puisque la baie des Olives y a été aménagée à cette fin dès 1854, et qu'elle fut accessible par voie ferrée dès 1874; Le Verdon en a été détaché la même année. La station dispose d'un aérodrome (piste souple de 770 m), d'un hippodrome, d'un musée d'art et archéologie, d'un musée de peinture de la Fondation aquitaine, d'un musée de la Forteresse Nord-Médoc (guerre de 1944-1945); plage et lotissement de l'Amélie au SO; petit casino indépendant (11,5 MF/an); hôpital public, collège public. La population croît régulièrement depuis le 19e siècle (2 100 hab. en 1954). Soulac est le siège de la communauté de communes de la Pointe du Médoc (11 communes, 13 700 hab.).


Verdon-sur-Mer (Le)

1 400 hab. (Verdonnais), 1 709 ha dont 430 de bois, commune extrême de la Gironde à la pointe de Grave, sur la rive gauche de l’estuaire, 38 km au nord de Lesparre-Médoc, dans le canton de Saint-Vivien-de-Médoc. La commune a été créée en 1874 à partir de Soulac, sous le nom du Verdon, devenu «sur Mer» en 1911. Sa population était passée de 950 hab. en 1926 à 1 700 en 1931 avec l’amélioration des équipements portuaires; elle a diminué après 1982 (1 700 hab.), puis repris une petite centaine d'habitants après 1999.

Le Verdon a servi d’avant-port de voyageurs pour Bordeaux entre 1933 et 1939 et a reçu un terminal pour conteneurs en 1976; elle conserve un bac pour Royan et la voie ferrée vers Bordeaux. Sur la Gironde se succèdent trois ports: le port de plaisance de Port-Bloc au nord sous la pointe de Grave et le fort du Verdon; Port-Médoc au centre, transformé en port de plaisance, devant le quartier du Pastin; le port du Verdon au sud pour les navires modernes.

Le centre est entre les deux derniers, au bord de la petite plage de la Sarretière. En arrière, le marais du Logit témoigne d'un comblement imparfait des palus au milieu des dunes boisées qui l'entourent. Le hameau des Brandes est au sud du marais, les hameaux du Royannais et des Huttes au sud-ouest sur la route de Soulac. La côte atlantique est bordée par des dunes, avec la plage Océane au nord, la plage et les rochers Saint-Nicolas à l'ouest. Au sud, la commune comprend un large secteur de palus traversé par la route d'accès direct au port, avec des élevages ostréicoles en Gironde et plusieurs fermes d’élevage de gambas, et la station d’aquaculture «semi-extensive» de l’association Curuma.

Le phare de Cordouan, le plus vieux en France, a été édifié dès 1584 sur un petit îlot rocheux et rehaussé au 18e s. jusqu’à 67,5 m, fait partie de la commune; il est en mer sur un affleurement rocheux à 8 km ONO de la pointe de Grave, où se visite le musée du phare.