Canton du Caylar

Caylar (Le)

440 hab. (Caylarès), 2 208 ha, chef-lieu de canton du département de l'Hérault dans l'arrondissement de Lodève, 20 km au nord de Lodève, à 750 m. Le village est perché, avec rochers, restes de remparts et de château, une pittoresque petite place centrale ornée depuis 1989 d'un arbre sculpté, la chapelle de Roc Castel (12e s.) et un large panorama, un retable polychrome en pierre du 14e s. Le Caylar a depuis longtemps joué un rôle d'étape sur ce très ancien passage; nommé Castlar en 1098 («le château»), il fut seigneurie, et place de foires; il était alors considéré comme une ville, souvent appelée Le Caylar d'Alajou. La commune avait encore 800 hab. en 1880 puis sa population est descendue à 260 hab. en 1975; elle remonte lentement depuis et a encore gagné 50 habitants entre 1999 et 2009. Mais le village a bien peu de commerces pour un chef-lieu de canton; deux petits hôtels, un camping; une maison de retraite, une aire de service de l'A 75 (30 sal.).

Le canton a 1 040 hab. (950 en 1999), 8 communes, 22 757 ha dont 3 578 de bois et garrigues. Il s'étire d'ouest en est sur 27 km le long de la limite du département de l'Aveyron, entièrement sur le causse du Larzac. Pégairolles-de-l'Escalette (150 Pégairollais contre 450 en 1820, 3 213 ha dont 354 de bois), 9 km au nord de Lodève, occupe le rebord du causse du Larzac au passage de la N 9 et de l'A 75, qui dévalent ou montent d'un coup 500 m d'altitude; près de la moitié des logements sont des résidences secondaires.

Le pas de l'Escalette, célèbre passe franchie par la route venant de la plaine vers le causse et, au-delà, vers l'Auvergne et Paris, est à la limite nord de la commune, qui occupe la vallée nord-sud de la Lergue, avec cirque et cascades en amont, et de grands versants boisés (1 450 ha de bois et taillis). De part et d'autre s'étendent des portions du causse (1 500 ha de pacages et landes) trouées de grottes et d'avens et se terminant au-dessus de la vallée par d'abruptes corniches; on exploite sur les bas versants 170 ha de vignes (AOC coteaux-du-languedoc).

Des très petits villages du causse émerge tout à l'est Saint-Maurice-Navacelles (160 hab., 6 860 ha), connue pour le canyon de la Vis, profond de plus de 300 m, en un des plus beaux sites naturels de France. Tout au nord, à Navacelles, il s'orne de surcroît d'un «cirque» formé par le recoupement d'un ancien méandre, qui laisse en son centre une butte entourée de prairies, avec un petit hameau. Le site, qui a aussi plusieurs grottes dont celle des Camisards, est discrètement aménagé; autour du village, qui est à 580 m d'altitude, nombreux buissons de buis méticuleusement taillés. Le finage contient 3 400 ha de landes et pacages, 2 700 de bois et taillis; il y reste quelques élevages. En aval, près de la limite orientale de la commune, le hameau de Madières se tient au fond du canyon, partagé avec Rogues qui est dans le Gard; usine hydroélectrique. La commune a eu plus de 800 hab. au début du 19e s., 570 en 1901, moins de 100 entre 1970 et 1985, et regagne un peu depuis; elle a 125 résidences secondaires sur un parc de 150 logements. Les communes du canton font partie de la communauté de communes du Lodévois-Larzac, qui siège à Lodève.