Canton des Matelles

Matelles (Les)

1 640 hab. (Matellois), 1 681 ha dont 1 098 de bois et garrigues et 147 de vignes, chef-lieu de canton du département de l'Hérault dans l'arrondissement de Montpellier, 16 km au NO de Montpellier. Ancien village fort des Garrigues montpelliéraines, et ancien chef-lieu du «bailliage de la République de Montferrand» au 13e s., le village a eu jadis un statut de ville. En grande partie détruit en 1622 par les troupes huguenotes de Rohan, il conserve néanmoins des vieux murs et un réseau compliqué de belles maisons anciennes à escaliers extérieurs; un centre d'études préhistoriques et un musée de la préhistoire se sont nourris de découvertes locales. Si la commune a été largement dépassée par quelques voisines au cours de la croissance périurbaine montpelliéraine, elle n'en garde pas moins un équipement correct en services, et a également participé à cette croissance: elle n'avait que 320 hab. en 1962 (490 en 1901); mais elle n'a guère gagné que 190 hab. entre 1999 et 2009; distribution d'eau Saur (Cise, 25 sal.).

Le canton a 31 700 hab. (27 800 en 1999), 14 communes, 18 807 ha dont 9 869 de bois et garrigues; il touche au NE au département du Gard et couvre le nord et le nord-ouest du périurbain montpelliérain. Les quatre communes principales, Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Clément-de-Rivière, Prades-le-Lez et Saint-Mathieu-de-Tréviers sont nettement plus peuplées que le chef-lieu, ainsi que Vailhauquès, au sud-ouest, qui a récemment dépassé les 2 000 hab. Proche de celle-ci, Combaillaux (1 480 Combaillaulencs, 906 ha dont 280 de vignes), 12 km au NO de Montpellier, est aux sources de la Mosson; elle n’avait guère que 150 hab. en 1975 et a gagné 180 hab. entre 1999 et 2005; carrières de la Madeleine (35 sal.).

Cazevieille (190 Cazeviellains, 1 621 ha dont 707 de bois), à l'extrême NO du canton, assure l'accès au pic Saint-Loup, un crêt puissant montant à 658 m, à pic côté nord, dont l'ascension est un rite et qui fait un peu figure de montagne sacrée dans le Montpelliérais: sa silhouette dissymétrique se voit de loin et il offre un panorama superbe; Cazevieille a 70 hab. de plus qu'en 1999. Saint-Jean-de-Cuculles (450 Cucullois, 909 ha), au sud du pic, profite d'un site escarpé et soigne ses fêtes annuelles des santons et ses ventes de vins aux enchères; la commune a 250 ha de vignes (AOC coteaux-du-languedoc et pic-saint-loup), 400 ha de garrigues et 200 de bois; elle a gagné 90 hab. entre 1999 et 2009.

À l'extrême NE du canton, Saint-Bauzille-de-Montmel (960 Saint-Bauzillois, 2 152 ha dont 230 de vignes et 1 400 de bois et garrigues), 20 km au NNE de Montpellier, s'organise autour du vigoureux pech des Mourgues (251 m), couronné de corniches rocheuses et qui conserve quelques ruines de l'ancien couvent des Mourgues (ou «moinesses»). Un peu plus éloignée de la grande ville, elle connaît une croissance plus modérée, mais déjà sensible; elle s'est accrue de 220 hab. (+30%) entre 1999 et 2009.


Prades-le-Lez

4 640 hab. (Pradéens), 888 ha, commune du département de l’Hérault dans le canton des Matelles, 11 km au nord de Montpellier, dans la vallée du Lez. Elle a de nombreux commerces et une cave coopérative (21 000 hl), une zone artisanale des Baronnes (7 ha) au SE; ateliers de robinetterie (Flowlink, 55 sal.), de colorants alimentaires (Hansen, 30 sal.), Intermarché (40 sal.). La croissance de la population a été sensible: 520 hab. en 1962, 920 en 1975, 3 600 en 1982; elle s’est toutefois ralentie (+250 hab. de 1999 à 2009) et la partie septentrionale de la commune reste presque vide. Le domaine du château de Restinclières (17e s.), propriété départementale au sein d’un petit bois, est aménagé en écocentre et observatoire astronomique (promenades). Prades est la seule commune du canton des Matelles à faire partie de la communauté d’agglomération de Montpellier.


Saint-Clément-de-Rivière

5 300 hab. (Clémentois) dont 270 à part, 1 273 ha, commune du département de l’Hérault dans le canton des Matelles, 9 km NNO de Montpellier. Cette commune des garrigues est maintenant l’un des éléments de la banlieue résidentielle de Montpellier, sans doute le plus riche par ses villas et la composition de sa population. Le territoire communal, très étiré du nord au sud, est divisé en deux ensembles par un étranglement que franchit la r. Lironde.

Au sud, au ras de la commune de Montpellier, se tient un grand ensemble commercial dominé par l’hypermarché Carrefour (480 emplois), avec un Castorama (110 sal.) et un Darty (25 sal.) et flanqué de lotissements; s’y trouvent aussi le «campus de Bissy» (Esarc) pour l’enseignement commercial privé (groupe Cefire, 65 emplois) et, plus isolée, la clinique psychiatrique de la Lironde (130 emplois, 100 lits). La partie septentrionale est plus résidentielle, en multiples lotissements arborés, avec une maison de retraite (25 sal.) et le minicentre villageois du Boulidou doté de quelques commerces, récemment complété par un ensemble de petites maisons jointives «à la Port-Grimaud» conçu par F. Spoerry.

À la limite nord du finage, se sont établis un collège public puis une nouvelle zone d’activités dite Saint-Sauveur, partagée avec Saint-Gély et Les Matelles, qui comprend un lycée polyvalent, un centre sportif et équestre UCPA, une clinique de rééducation de 80 emplois (Ster), les cliniques Saint-Sauveur (40 sal.) et du Pic Saint-Loup (65 sal.), un atelier de programmation informatique (Cynorg, 100 sal.) et un de maintenance informatique (Wynid, 45 sal.). Près de là, la source du Lez, résurgence au fond d’un cirque dans le plateau calcaire, alimentait un aqueduc vers Montpellier; les eaux sont encore captées, mais passent par une grosse canalisation.

La commune a ajouté en 1985 à son nom celui de la Rivière, dénomination ancienne de la large vallée du Lez. Elle n’avait que 170 hab. en 1962, 240 en 1970 et s’est alors couverte de lotissements, montant à 4 200 hab. en 1990. L’expansion se poursuit et la commune a gagné 600 hab. de plus entre 1999 et 2009. Avec Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Aunès et Mauguio, sa municipalité a mené la fronde contre une insertion forcée dans l’agglomération de Montpellier, et obtenu gain de cause en 2004. Elle adhère à la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup.


Saint-Gély-du-Fesc

8 900 hab. (Saint-Gillois), 1 651 ha dont 376 de bois, commune du département de l’Hérault dans le canton des Matelles, 11 km au NNO de Montpellier sur la route vers Ganges et Mende. La commune, qui est la plus peuplée de la banlieue nord de Montpellier, s’étire du sud au nord parmi les collines qui sont au pied du plateau des garrigues, dont elle n’a qu’un bout de talus; le fisc, ou fesc, désigne ici une propriété ecclésiastique à redevances. Un petit centre ancien, près de la route de Ganges, a été submergé par de nombreuses extensions, dont la plus récente est la Zac des Vautes. Tous les commerces et services de base sont présents, avec un collège public, une cave coopérative (13 000 hl), une maison de retraite. La ville est flanquée de zones d’activités Sud et Nord (3 et 2 ha), de la zone industrielle du Rouergas (5 ha); golf de Coulondres à l’est, et parc avec animaux forestiers. La commune a 700 ha de garrigues et 100 ha de vignes (dont AOC coteaux-du-languedoc et pic-saint-loup).

La commune a beaucoup d’entreprises de type périurbain, mais rien qui soit de taille même moyenne: les principales sont le laboratoire de recherche Amatsi (40 sal.), une confiserie Auzier-Chabernac (35 sal.), l’imprimerie ImpAct (45 sal.); installations électriques Marin (40); Stéreau (35 sal.) construit des stations de traitement des eaux; Intermarché (90 sal.), magasin de sports Pacific Pêche (ASD, 35 sal.), transports GC Santé (25 sal.); aide à domicile Mirabel (20 sal.). Elle est le siège de la Coopérative d’électricité dite de Saint-Martin-de-Londres, qui exploite l’hydrocentrale du moulin de Bertrand sur l’Hérault, et ravitaille les communes des environs (60 emplois). La population de la commune était seulement de 500 à 600 hab. entre 1870 et 1962; elle est rapidement montée ensuite, gagnant encore 1 700 (28%) au cours des années 1990; mais le mouvement se ralentit: l’augmentation entre 1999 et 2009 a été de 1 200 hab.


Saint-Mathieu-de-Tréviers

4 800 hab. (Trévisois), 2 192 ha, commune du département de l'Hérault dans le canton des Matelles, 18 km au nord de Montpellier. La commune est au pied de l'Hortus et du pic Saint-Loup, dont elle inclut la crête orientale qui porte les ruines du château de Montferrand. Le site de Lebous a livré une enceinte préhistorique du 3e millénaire avant notre ère. L'ancien village est sur une butte, à l'ouest de l'agglomération et à l'écart de la route. La plus grande partie de la croissance s'est faite au profit de Tréviers («trois voies»), sur la route des Cévennes. La cave coopérative de 69 000 hl a fédéré celles de Valflaunès et de Notre-Dame-de-Londres et réunit 330 adhérents cultivant un millier d'hectares dans 21 communes (une vingtaine de salariés).

La commune a un collège public, une Maison des artistes avec exposition d'arts plastiques, la Maison de la communauté de communes du Pic Saint-Loup; zone commerciale et zone industrielle avec plusieurs entreprises d'électronique et de maintenance Coméca (100 sal.), Cofidur ex-Matthelec (90 sal.), BP Solar (75 sal.), A Novo Télécom (40 sal.), Atrel (20 sal.), appareils de contrôle Baléa (30 sal.) et Captels (20 sal.); métallerie Cannon (25 sal.), informatique Isimedia (25 sal.).

La commune inclut deux lacs de barrage, celui du Jeantou au nord et celui de Cécélès à l’est, qui sert aux sports nautiques; elle compte 700 ha de bois et taillis et autant de garrigues; 270 ha de vignes sont cultivés (dont AOC coteaux-du-languedoc et pic-saint-loup). On y trouve également une communauté de dominicaines (les Tourelles), une maison de retraite, un foyer pour enfants, un centre de réadaptation et soins respiratoires, un centre de loisirs; et un atelier de reproduction in vitro de bananiers, issu des recherches du Cirad de Montpellier dont il est une filiale (Vitropic, 20 sal.); un Intermarché (40 sal.), une maison de retraite (20 sal.).

La commune est le siège de la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, qui groupe 33 communes (41 200 hab.), notamment du canton des Matelles, et bénéficie à Saint-Mathieu d'un moderne hôtel de la communauté. La population communale a été d’environ 550 hab. entre 1900 et 1950, 570 en 1968; elle a fortement augmenté ensuite, moins que dans les communes du même canton plus proches de Montpellier mais avec continuité; un millier d'habitants s’y sont ajoutés entre 1999 et 2009 (+26%).


Vailhauquès

2 300 hab. (Vailhauquois), 1 612 ha dont 160 de vignes et 800 ha de bois et garrigues, commune du département de l'Hérault dans le canton des Matelles, 18 km au nord-ouest de Montpellier. Le village fut jadis connu pour un sévère bagne d’enfants (1853-1884) dont Marie Rouanet a romancé l’histoire (Les Enfants du bagne, 1992). La commune est à présent une banlieue résidentielle des garrigues, où se sont multipliés les lotissements dans un petit fossé tectonique au pied d'un vigoureux talus de faille que couronne le bois de Nasse. La société d’électronique Gespac (160 sal.) s’y est établie, mais l’emploi est menacé par transferts au Maroc. La commune organise en juillet un festival de théâtre. La population a augmenté de 380 hab. entre 1999 et 2009.