Canton de Saint-Martin-de-Londres

Saint-Martin-de-Londres

2 300 hab. (Saint-Martinois), 3 820 ha (dont 2 096 de bois et garrigues), chef-lieu de canton du département de l’Hérault dans l’arrondissement de Montpellier, 25 km NO de la préfecture. C’est un ancien bourg fortifié, très apprécié, qui a conservé de très belles maisons anciennes, et une église romane à trois absides en forme de trèfle, héritière d’un prieuré du 11e s., autour d’une charmante petite place de la Fontaine. Le sens de Londres reste obscur; il vient peut-être d’une racine prélatine qui évoquerait un lieu sauvage, un «désert», ou des marais, ce qui surpendrait davantage pour ce causse. La commune avait eu plus de 1 000 hab. au milieu du 19e s., à peine 620 en 1954; sa population a augmenté surtout après 1980 et s'est accrue de 400 hab. entre 1999 et 2009.

L’habitat est sorti largement des limites du bourg et se complète désormais de plusieurs lotissements, en partie habités par des personnes travaillant à Montpellier; commerces de base et artisans, maison de retraite, cave coopérative de 48 000 hl (130 ha cultivés dans la commune, sans AOC); fabrique de biscottes SLP ex-Clément (60 sal.), passée au groupe Albatros de Fontenay-le-Comte en 2000, puis aux biscottes Pasquier en 2006, enfin à la Financière Saint-Martin, créée par le directeur de l'usine; charpentes Champeau (20 sal.), location de matériel EDL (20 sal.); aide à domicile la Colombe (20 sal.).

Le finage se partage entre le plateau des garrigues, qui atteint 487 m, et un fossé tectonique dont le plancher est vers 200 m et qui est drainé vers l’Hérault par le Lamalou. Celui-ci s’encaisse dans le calcaire aux sites spectaculaires de la gorge des Arcs, avec arche naturelle et gourgs. Un barrage avec station hydroélectrique a été établi au moulin de Bertrand sur l’Hérault; il appartient à la Coopérative d’électricité de Saint-Martin-de-Londres (85 sal.), qui fournit le courant aux communes des banlieues nord de Montpellier.

Le canton a 5 100 hab. (4 200 en 1999), 10 communes, 23 364 ha dont 13 971 de bois et garrigues; il touche au département du Gard, mais exceptionnellement au NO, sur la Séranne. Il est fait de deux parties bien distinctes, séparées par la gorge de l’Hérault. À l’est, le fossé tectonique de Saint-Martin-de-Londres et ses abords ont des allures de causse, prolongé à l’est par le causse de l’Orthus. Notre-Dame-de-Londres (500 410 Londrins, 2 815 ha), 5 km au NE du chef-lieu, a une cave coopérative (100 ha de vignes), une église classée des 11e-12e s., un château du 12e et du 15e s. restauré, avec parc; une entreprise de transports (Pascal, 40 emplois). La commune a gagné 90 hab. de 1999 à 2009.

Mas-de-Londres (440 Maslondrais, 1 906 ha), 2 km au SE de Saint-Martin, a gagné 160 hab. (+57!) depuis 1999. La commune à un aérodrome (code LFNL) dit de Saint-Martin-de-Londres, au pied du pic Saint-Loup, avec une piste en herbe de 600 m, où se pratique le vol à voile (CCVM du Pic Saint-Loup) grâce aux fortes ascendances dues au relief; on cultive encore 170 ha de vignes, mais la garrigue occupe 1 100 ha; transports Pascal (40 sal.). La commune de Rouet (60 hab., 2 477 ha dont 1 930 de bois et garrigues), à l’est, a un maigre habitat très dispersé sur le causse, largement occupé par les bois de la Baume au nord et du Patus au sud; plusieurs dolmens dont celui de Lamalou à la source actuelle du ruisseau de ce nom, château du Rouet. Le finage s’achève au sud-est par le superbe escarpement de l’Hortus.

Dans la partie SO du canton, Viols-en-Laval (200 Violois, 1 603 ha), 5 km au sud du chef-lieu, n’a guère de centre mais le château de Cambous (16e s.) y est associé à un ancien village préhistorique assez bien réaménagé, avec base de loisirs et musée; vaste champ de tir, transports Record (30 sal.). Viols-le-Fort (1 080 860 Violains, 1 058 ha), 2 km au SO, est plus étoffé, a gagné 220 hab. depuis 1999 et possède quelques commerces, un atelier de meubles d’art (D. Imbert, 20 sal.), les transports Record (30). Il reste abrité derrière ses remparts, mais il est entré dans l’aire résidentielle montpelliéraine; le finage compte 1 100 ha de garrigues, 350 de bois et taillis, une vingtaine d’hectares de vignes; on y trouve des dolmens. De l’autre côté de l’Hérault, le canton inclut la commune de Causse-de-la-Selle et les trois villages du petit pays de la Buèges, très apprécié des visiteurs et voisin de Saint-Guilhem-le-Désert. Le canton est intégré dans la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup.