Cantons de Rennes

Rennes

211 800 hab. (Rennais) dont 5 100 à part, 5 039 ha, préfecture d'Ille-et-Vilaine. Le nom de Rennes dérive d'une tribu des Redones, dont le nom, selon A.J. Raude, aurait signifié conducteurs de chars et serait lui-même dérivé d'une vieille racine en rod, la roue; le breton en a fait Roazon. Il est de fait que Rennes est très tôt apparue comme un carrefour, et s'est trouvée au centre d'une étoile de huit routes romaines. Elle prit alors le nom de Condate, confluent; la ville romaine était précisément dans l'angle formé par la Vilaine et l'Ille, au NE du confluent.

Le centre-ville y est resté, des restes de l'enceinte carrée de la ville romaine y ont été trouvés. La ville médiévale s'y est développée, s'entourant au 15e siècle d'une enceinte dont le contour se lit dans les rues qui entourent le centre-ville actuel, presque entièrement rebâti après un terrible incendie en 1720. Au 18e siècle, l'habitat a franchi la Vilaine dans une nouvelle ville au plan quadrillé, doublant à peu près l'ancienne, et à l'extrémité méridionale de laquelle la gare a pris place au 19e siècle.

Le centre de Rennes apparaît ainsi triple. Le carré initial s'organise autour des places du Parlement et de la Mairie au sud-est, de la cathédrale Saint-Pierre et des Lices (avec les halles) au sud-ouest, Hoche et Sainte-Anne au nord. La plupart des rues piétonnes sont dans la partie sud, où trônent les principaux monuments: palais du Parlement (17e s.), actuel palais de justice, très endommagé par un incendie en 1994 mais rétabli; opéra, hôtel de ville (18e s.), cathédrale (refaite au 19e siècle); le très vieux Rennes est entre celle-ci, les Lices et Sainte-Anne.

Le second élément correspond à l'extension de la ville bourgeoise et des pouvoirs vers l'est de la ville ancienne, de part et d'autre de son ancienne limite et en direction du magnifique jardin des plantes du Thabor, créé au 19e siècle, un peu en relief sur 10 ha, avec jardin botanique et roseraie dans les anciennes possessions de l'abbaye bénédictine de Saint-Mélaine: palais Saint-Georges (17e s.) au sud, hôtels de la préfecture et du conseil général, ancienne université.

Le troisième est l'espace des 18e-19e s. entre Vilaine et gare, qui a reçu d'autres bâtiments publics et administratifs moins prestigieux, les musées des Beaux-arts et de Bretagne et le palais du Commerce, plus le Théâtre national, les nouvelles halles et la salle de la Cité. Il s'organise en partie autour de l'esplanade De Gaulle au sud-est, du grand centre commercial Colombia au sud-ouest; au-delà du boulevard occidental (la Tour d'Auvergne), ont pris place l'hôtel de police, la nouvelle cité judiciaire et l'école du notariat. Entre ce troisième ensemble et le premier, la Vilaine a été recouverte sur 500 m en amont du confluent de l'Ille, ce qui assure la suture du centre-ville.

Autour de ces trois éléments centraux, qui font classer Rennes parmi les «villes d'art et d'histoire», les quartiers du 19e et du 20e siècle montrent l'ampleur de la croissance rennaise. Une première ceinture de boulevards, à environ 2 km du centre, a été vite dépassée. Une grande rocade, à environ 4 km du centre, fait à peu près le tour de la commune, mordant sur les voisines à l'est mais non à l'ouest; elle est jalonnée d'échangeurs, nommés «portes», qui ont fixé des zones d'activité et des centres commerciaux.

Au nord du centre, le quartier d'habitation de Maurepas a inauguré les grands ensembles d'HLM des années 1960, et se classe à présent en «zone urbaine sensible», mais il est flanqué par les grands parcs boisés et installations sportives qui longent l'Ille; à l'ouest de celle-ci, une avancée de la commune de Saint-Grégoire associe une grande zone industrielle et le centre commercial du Grand Quartier. La ville comprend douze quartiers, associés deux à deux en six secteurs officiels de la politique de la ville.

Le secteur nord-ouest a reçu les vastes campus hospitaliers et universitaires et de la métropole (Pontchaillou et Villejean), avec l'École nationale de Santé publique et l'Institut régional du travail social, plus quelques administrations; à l'ouest de ces installations, le grand ensemble de Villejean fait partie des zones urbaines sensibles; juste au-delà de la rocade se tient le lycée agricole et horticole privé de la Lande de Breil.

À l'ouest, entre les sorties vers Brest et Lorient, dominent les installations de l'agriculture: École nationale des Sciences agronomiques, Maison de l'Agriculture, plus un centre d'affaires et, au bord de la Vilaine, le Stade Rennais. Au-delà de la porte de Lorient, s'étale la zone industrielle Ouest, où sont notamment la grande usine de caoutchoucs de la Barre-Thomas, et le marché d'intérêt régional.

Passé la Vilaine, le sud-ouest juxtapose le centre commercial et le quartier «sensible» de la porte de Cleunay et, au-delà de la rocade, de grands espaces verts autour la base de loisirs de la Prévelaye, ainsi qu'un vaste domaine de l'armée, avec l'établissement du GIAT et le Commissariat à l'Armée de Terre, mais dans la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande.

Au sud du centre se situent notamment la maison d'arrêt, le centre pénitentiaire de femmes et la caserne de gendarmerie; plus loin, dans un environnement moins sévère, le parc de Bréquigny et ses installations de sports et d'études, le centre commercial Alma et, au-delà de la rocade, l'écomusée du pays de Rennes, dans le parc de 15 ha de l'ancien domaine agricole de la Bintinais. Toutefois, ce sud compte aussi deux zones urbaines sensibles (Champs Manceaux et les Cloteaux, le Blosne). En direction du sud-est se situent les triages ferroviaires et une grande zone industrielle débordant sur Cesson-Sévigné, où ont pris place notamment les installations du grand quotidien Ouest-France.

L'est de la commune, au nord de la Vilaine, est occupé par le très grand complexe universitaire scientifique de Beaulieu, qui déborde aussi sur Cesson et autour duquel gravitent l'hôpital psychiatrique, l'INSA, l'École supérieure d'application des transmissions (ESAT) et le musée des Transmissions, l'IUT et le technopole Rennes-Atalante, qui est entièrement sur le territoire de Cesson. Le centre commercial des Longs Champs et le très grand parc des Gayeulles, avec étangs et base de plein air et loisirs, marquent le nord-est de l'agglomération, en direction de la porte de Normandie dont le vaste échangeur de communication avec l'autoroute des estuaires occupe une bonne part du finage septentrional de Cesson; le Conseil régional s'est installé au NNE de la commune de Rennes, à l'ouest des Gayeulles.

Un métro de type VAL, automatique, a été mis en service en 2002; la ligne compte 15 stations sur 9 km, du quartier de Villejean au nord-ouest à celui de Blosne au sud-est, en passant évidemment par le centre et la gare; 16 rames assurent des services à haute fréquence; le temps total de parcours est de 16 minutes. Le métro emploie une centaine de personnes. Une seconde ligne projetée irait de la porte de Saint-Nazaire (au sud-ouest) aux Longs Champs (au nord-est), tandis que la première doit être prolongée vers Chantepie au sud-est.

Rennes a longtemps été une grande cité bourgeoise provinciale, dominée par le Parlement et le monde judiciaire, ne négligeant pas les possessions foncières dans son rayon d'attraction, la vénérable université elle-même, apparue au 15e siècle, contribuant à la reproduction de cette forme sociale. Mais elle est devenue après la dernière guerre un point d'appui majeur du développement provincial, assez près de Paris pour profiter pleinement des prétendues «décentralisations» vers l'Ouest à la recherche de main-d'œuvre abondante et bon marché, assez loin pour conserver une marge d'initiative, adossée à une région peuplée et active qui ne cherchait plus son salut dans la seule émigration. Elle passe pour un modèle de croissance et de diversification, et a eu la chance de bénéficier d'équipes municipales de qualité, sous la houlette d'Henri Fréville au temps de la droite, puis d'Edmond Hervé, socialiste, ancien ministre et ancien député, élu en 1977. Le maire depuis 2008 est Daniel Delaveau, également socialiste, journaliste, ancien conseiller général.

Les principaux changements sont venus de l'apparition de certaines industries, et spécialement de l'installation de Citroën en banlieue sud et ouest, avec de nombreux effets induits; et probablement plus encore du développement et de la diversification du milieu universitaire et de la recherche, notamment dans la santé et les sciences, ainsi que d'une politique culturelle adaptée à une population mieux formée. Les universités rennaises totalisent 58 000 étudiants et 4 000 chercheurs; les grandes écoles sont l'ENS Agronomique, l'ENS de Chimie (ENSCR), l'EN de Santé publique (ENSP), l'INSA (sciences appliquées), l'INSFA (formation agro-alimentaire); la commune a 17 lycées publics et 8 privés.

La ville organise huit grands festivals annuels; cinéma (Travelling et Jeunes), conte (les Mythos), création (les Tombées de la nuit), jazz, Transmusicales, marionnettes et mimes pour enfants (Marmaille), mise en scène, arts électroniques, culture bretonne (Yaouank). Le centre hospitalier additionne 1 700 lits, plusieurs cliniques 400; plusieurs maisons de retraite, dont les Roseraies (60 sal.). Rennes est également une ville de garnison, avec l'état-major régional, le 16e GA (groupe d'artillerie), le 3e GLCAT (groupe logistique du commissariat de l'armée de terre), l'ESAT (école des transmissions) à Cesson, et le CTAC (centre territorial d'administration et de comptabilité), auxquels s'ajoute le centre électronique de l'armement de Bruz (Celar). Le Stade Rennais occupe 160 salariés, le Théâtre National de Bretagne 100.

Dans les banques, assurances et affaires se distinguent le Crédit mutuel de Bretagne (Arkea, 1 140 sal.) et le groupement informatique du Crédit Mutuel (GICM, 400 sal.), la Banque Populaire de l’Ouest (380 sal.), la Banque de Bretagne (240 sal.), la Société Générale (220 sal.), Allianz ex-AGF (220 et 80 sal.), GLD (conseil, 150 sal.), la Banque de France (120 sal.), le Crédit Industriel de l'Ouest (110 sal.), le Crédit Lyonnais (100 sal.), Geirec (comptabilité, 100 sal.), la BNP (95 sal.), la Banque Postale (85 sal.), Élan Créateur (80 sal.), Bluekango (70 sal.), Cap Vente (70 sal.), KPMG (65 sal.), Fidal (65 sal.), Grant Thornton (60 sal.), Téléassurances (55 sal.).

Quantité d'entreprises s'affichent dans l’informatique et la communication comme France-Télécom (1 200 sal. en plusieurs unités, plus Orange 170 sal.), le quotidien Ouest France (940 sal.), Cap Gemini (380 et 260 sal. en deux unités), Canal Plus (350 sal.), Atos Origin (280 et 90 sal.), Teamlog (150 sal.), Téléperformance (centre d'appels, 180 sal.), Pages jaunes (210 sal.), France-Télévisions (180 sal.), Hebdos Communication (140 sal.), Mediapost (140 sal.), Alyotech (130 sal.), Renesas (130 sal.), Precom (publicité, 130 sal.), SFR (120 sal.), Proservia (100 sal.), Bureau Veritas (85 sal.), Infotel (85 sal.), Aftec (formation, 85 sal.), Apside (ingénierie, 70 sal.), Regionsjob (70 sal.), AG2R (60 sal.), Silicom (60 sal.), Informer (55 sal.), Sword (50 sal.); intérim Standyr (400 sal.).

Les grands magasins de la commune sont un centre Leclerc (à Cleunay, 360 sal.), un Carrefour (à l'Alma, 350 sal.) plus trois Carrefour Market (60, 55 et 50 sal.), les Galeries Lafayette (170 sal.), un Intermarché (150 sal.), deux Super-U (140 et 55 sal.), le Printemps (100 sal.), Monoprix (100 sal.) et la Fnac (100 sal.), Metro (85 sal.), Saturn (65 sal.), électroménager), Conforama (60 sal.), Darty (60 sal.), H&M (55 sal.), librairie Privat (55 sal.); négoces de plomberie Eurosanit (165 sal.), de matériel électrique ST Micro (90 sal.) et Ericsson (60 sal.), de viandes Superhalles (50 sal.), de vaisselle P. Le Goff (50 sal.); aide à domicile et accueil d'enfants Kangourou Kids (165 et 100 sal.), Viadom (85 sal.), Merci Plus (70 sal.) Perrin (60 sal.).

Dans la gestion d'immeubles, Habitat 35 signale 210 sal., l'Office public Archipel Habitat 200 sal., Espacil Habitat 170, Aiguillon 95, GSM 55. La ville a de nombreuses entreprises de construction, travaux publics et réseaux et d'entretien, comme Sacer (1 000 sal.), Veolia (eaux, 410 et 160 sal.), Sade (350 sal.), Cegelec (420 sal.), Eiffage (200 sal.), EDF (135 sal.), GTB (100 sal.), Sacer (80 sal.), CRIC (revêtements, 70 sal.), Dalkia (chaleur, 70 sal.), Charier (55 sal.), Langlois-Sobreti (isolation, 55 sal.), Les Maisons Rennaises (55 sal.), SMAC (55 sal.), Soccram (chaleur, 50 sal.) ainsi que les nettoyages TFN (250 sal.), USP (120 sal.), Netra (100 sal.), Eppsi (55 sal.), et les nettoyages urbains Tribord (85 sal.) et Sobrec (55 sal.), la blanchisserie Initial BTB (90 sal.); gardiennage et sécurité Samsic (230 sal.), Brinks (80 sal.). EDF-ERDF signale 250 salariés.

L’industrie a évolué. La plus grosse unité reste l’usine de joints en caoutchouc de la Barre-Thomas, créée en 1953 à l’ouest de la ville pour faire des roulements à bille et des pièces de caoutchouc, puis spécialisée dans les élastomères et, dès l’origine, liée à l’approvisionnement de l’usine Citroën de la Janais; elle a été vendue en 2000 à l’italien CF Gomma, qui en a déposé le bilan en décembre 2005 puis a été reprise en 2006 par le fonds d'investissement Silver Point Capital (Connecticut) sous le nom de Société des Polymères Barre-Thomas, Citroën continuant à absorber 95% de la production; il lui reste 1 030 sal. (2 000 en 2005). Le groupe ST Microelectronics (460 sal.) a fermé son usine en 2004. Le groupe Legris, à l'origine spécialiste de robinetterie industrielle, conserve son siège à Rennes; il emploie au total 2 450 salariés pour un chiffre d’affaires de 350 M€; mais il s'est diversifié, dans les transports (Savoye), les plastiques (Clextral) et l'équipement des tuileries (Keller), et séparé des grues Potain au profit de Manitowoc, puis des robinetteries Comap au profit d'Aalberts, Legris au profit de Parker Hannifin, et s'est retiré de la Bours en 2004.

Les autres activités productives sont dibersifiées: cosmétiques Yves Rocher (270 sal.) et les produits d'homéopathie Boiron (80 sal.); bonneterie Eveden Huit (sous-vêtements féminins, 120 sal.); Alcatel-Lucent (recherche-développement, 120 sal.), mécanique Chaplain (75 sal.), matériel de élécommunications Nextiraone (60 sal.); une usine d’embouteillage de Coca-Cola (130, à Saint-Grégoire), et une fabrique de spiritueux du groupe Ricard (75 sal.); les viandes et plats préparés Bouchers Services (130 sal.), Maître Jacques (110 sal.), Traiteur de Paris (85 sal.). Dans les transports, le réseau urbain Keolis emploie 860 personnes, les Transports d'Ille-et-Vilaine (TIV, groupe Verney) 350, les Transports frigorifiques européens (TFE) 170, Ziegler 65 sal., Toupies Services (50 sal.), les parkings Citedia 90 sal. La Sncf affiche 2 700 salariés, mais sans doute pour l’ensemble du réseau.

L'arrondissement de Rennes a 635 600 hab. (569 900 en 1999), 31 cantons, 179 communes et 348 250 ha. Les 11 cantons de Rennes totalisent 251 500 hab. (243 300 en 1999), 8 communes, 16 931 ha dont 364 de bois. Toutes les communes, Chantepie et Vern-sur-Seiche au sud-est, Saint-Jacques-de-la-Lande et Vézin-le-Coquet à l'ouest, Pacé, Parthenay-de-Bretagne et Gévezé assez loin vers le nord-ouest, dépassent 2 000 hab. et concourent à l'activité industrielle et tertiaire de l'agglomération; mais elles ne sont pas les seules: les cantons de Cesson-Sévigné, Betton, Bruz et même Liffré participent aussi directement à l'agglomération. La communauté d'agglomération de Rennes Métropole groupe 37 communes et 387 900 habitants (63 800 ha). Le pays de Rennes ajoute à celle-ci quatre communautés de communes voisines et quelques communes isolées du centre du département, ensemble 67 communes et 429 400 hab., sur 114 500 ha; il est le plus peuplé de Bretagne. L'ancien pays historique de Rennes était plus étendu, le plus vaste de Bretagne avec environ 2 400 km2, peuplé aujourd'hui de 520 000 hab.


Chantepie

8 400 hab. (Cantepiens) dont 280 à part, 1 198 ha, commune d’Ille-et-Vilaine dans le canton de Rennes-SE, en première banlieue SE de Rennes juste au-delà de la rocade, sur la route d’Angers. Elle n’avait que 800 hab. dans l’entre-deux-guerre puis a entamé une croissance d’abord modérée (1 600 hab. en 1968) puis accélérée (3 700 hab. en 1982); sa population s'est accrue de 1 400 hab. (+20%) entre 1999 et 2008. Le bourg fait néanmoins partie des villes très fleuries (3 ou 4 fleurs) et a un institut médico-éducatif. Il accueille aussi de nombeuses entreprises. Une vaste zone industrielle s’appuie sur la gare de triage de Rennes, dont le fleuron est l’imprimerie spécialisée de la Fiduciaire Oberthur (460 sal.).

La commune abrite surtout des entreprises de transports, logistique et distribution: transports de voyageurs Keolis Armor (280 sal.) et Handistar (45 sal.), de fret Tradimar (120 sal.); négoce et distribution de médicaments OCP (100 sal.), de matériaux Brossette (75 sal.), de presse et librairie Socultur (35 sal.); magasins Leroy-Merlin (170 sal.), Décathlon (100 sal.), Super Sport (160 sal.), électroménager Boulanger (50 sal.); travaux publics Rennaise de travaux (SRTP, 90 sal.). En outre, Chantepie accueille diverses sortes de services: ingénierie Assystem (95 sal.), informatique Envivio (65 sal.), Cyber Imagination (35 sal.), Experian (30 sal.), centre d'appels Télétech (55 sal.), nettoyages Net Plus (300 sal.) et Bret Net (160 sal.), publicité Comareg (Paru Vendu, 80 sal.), secrétariat AZ (110 sal.), aide à domicile Domaliance (30 sal.), Crédit Mutuel (45 sal.).


Gévezé

3 850 hab. (Gévezéens), 2 754 ha, commune d'Ille-et-Vilaine dans le canton de Rennes-Nord, 17 km NO du centre de Rennes sur la route de Dinan; château de Beauvais, du 16e au 18e s., au sud du bourg; supermarché Carrefour (55 sal.). La population a mieux que doublé entre 1970 et 1990 et a encore gagné plus de 1 000 hab. entre 1999 et 2008, soit 37%. La commune fait partie de l'agglomération Rennes Métropole. Au sud-ouest à 5 km, Parthenay-de-Bretagne (1 320 hab., 480 ha) est la plus petite commune des cantons rennais, mais elle croît aussi (310 hab. en 1975, 570 en 1999), faisant plus que doubler entre 1999 et 2008; belle église, château des 15e et 19e s.


Pacé

9 370 hab. (Pacéens), 3 521 ha, commune d’Ille-et-Vilaine dans le canton de Rennes-NO, en banlieue ouest de Rennes sur la route de Brest, avec un accès direct. La commune touche à celle de Rennes. Elle a un collège public et un privé, une maison de retraite (Nymphéas, 45 sal.) et sa croissance est très vive depuis les années 1960: 1 900 hab. en 1950, 5 000 en 1982; elle a gagné près de 1 400 hab. entre 1999 et 2008. Elle se distingue surtout dans les activités commerciales.

Elle a reçu un hypermarché Cora (310 sal.) avec galerie marchande, un magasin Ikea (260 sal.), une centrale d'achats de bricolage Pinault-bois (55 sal.) et une société de conseil du même groupe (PBM, 130 sal.), une jardinerie Truffaut (30 sal.); des négoces de matériel de levage Fenwick-Linde (Bretagne-Manutention, 150 sal.), de matériaux Wolseley (Réseau Pro, 65 sal.), de matériel agricole Clouard (60 sal.), de bois Silverwood (40 sal.), de matériel de restauration Comptoir de Bretagne (40 sal.), d'électroménager Joncoux (35 sal.).

Le secteur productif est plus limité: fabriques de composants électroniques Sodalec (50 sal.), d'équipements aérauliques Développement Systèmes (45 sal.), pâtisserie BPA (45 sal.), aliments du bétail R. Pigeon (30 sal.), menuiserie Lancelot (25 sal.). Dans les services et le bâtiment s'ajoutent la maintenance d'ascenseurs ABH (100 sal.), les installations thermiques BST Charrier (130 sal.) et électriques Avenel (25 sal.), la plâtrerie EBPI (75 sal.); nettoyages Carrard (130 sal.) et Armor Nettoyage (90 sal.), gardiennage 2ASF (25 sal.); Syndicat ddépartemental dee contrôle du lait (200 sal.), informatique A2 Com (30 sal.), transports Berhault (85 sal.).


Saint-Jacques-de-la-Lande

10 300 hab. (Jacquolandins) dont 130 à part, 1 183 ha, commune d’Ille-et-Vilaine dans le canton de Rennes-SO, en banlieue SO juste au-delà de la rocade. Ce qui freste de l'ancien bourg, contenu au sud-est du finage et environné de lotissements, touche à la grande usine Citroën de la Janais. La commune a reçu l’aéroport de Rennes et la zone industrielle de la Haie des Cognets au nord-ouest, le Parc des expositions au sud, ainsi qu’un collège public. D'autres urbanisations ont pris place au nord du bourg et de l'aéroport (le Haut Bois, la Chevrolais, la Maltière) et la pointe nord-est de la commune est à l'intérieur de la rocade de Rennes au Pigeon Blanc, où est la mairie. Au sud-ouest, le golf de Rennes (18 et deux fois 9 trous) est entre l'aéroport et la plaine de la Vilaine, dont la vallée est trouée de gravières.

La commune avait 1 000 hab. vers 1900; elle est passée à 2 000 en 1936, 3 500 en 1954, 6 600 en 1968 et avait ralenti ensuite un peu sa croissance, mais la population totale aurait gagné 2 400 hab. de 1999 à 2008, soit plus de 30%, dépassant ainsi le seuil des 10 000 habitants. La majorité municipale est traditionnellement de gauche; le maire est Emmanuel Couet, socialiste, l'un des vice-présidents de Rennes-Métropole.

L’aéroport, de catégorie B et de codes RNS et LFRN, occupe 274 ha; il a deux pistes bitumées de 2 100 m et 850 m; il assure des vols réguliers avec Paris et plusieurs villes françaises (Air France et Chalair), Southampton et plusieurs villes britanniques (Flybe), Dublin (Aer Lingus). Le trafic est d’environ 400 000 passagers par an (avec un maximum de 520 000 en 2007) dont 65 000 à 90 000 en vol international, et 8 000 t de fret, 3 000 t de poste. Cela représente 13 000 mouvements commerciaux par an, 50 000 non commerciaux dont 40 000 locaux. L'aéroport a été doté d’une nouvelle aérogare en 2002, d’une capacité de 800 000 passagers/an; gardiennage aéroportuaire Securitas (80 sal.).

La commune héberge tout un ensemble d’entreprises de type suburbain, dont les principaux établissements sont ceux de la Caisse régionale de Crédit Agricole (1 360 sal.) et de France-Télécom (300 sal.). Un vaste ensemble est dans la logistique, avec les transports: Frigo 7 Locatex (200 sal.), UPDS (110 et 70 sal.), DHL (120 sal.), Ducros (110 sal.), BSL (100 sal.), Guisnel THB (100 sal.), Loca Parc (90 sal.), Argentais (85 sal.), TNT (85 sal.), Chronopost (80 sal.), Brit Air (45 sal.), Le Roy (40 sal.), General Logistics (30 sal.), Exapaq (25 sal.) et le portage Rennes Sud (55 sal.).

La commune accueille de gros magasins Castorama (125 sal.), Point P (40 sal.), des supermarchés U (60 sal.) et Carrefour (30 sal.); les négoces en gros de bois et matériaux Point P (140 sal.), de fruits et légumes Pomona (95 sal.), de panneaux DMBP (groupe Saint-Gobain, 75 sal.), de produits chimiques Quaron (80 sal.). Dans les services se signalent l'informatique Sotiaf (50 sal.), les métrages Terragone (géomètres, 40 sal.); les nettoyages Derichebourg (280 sal.), Atmos (70 sal.), Bret Net (45 sal.), ABC Net (30 sal.); publicité Adrexo (120 sal.)

Dans l'industrie et le bâtiment se signalent les fabriques de moteurs Wimetal (Tenneco, 40 sal.), d'équipements aérauliques Axima (35 sal.), d’éléments en béton KP1 (85 sal.) et de mortiers Weber et Broutin (50 sal.); installations électriques Ineo (70 sal.), thermiques Axima Seitha (70 sal.) et Missenard (50 sal.); menuiserie Delormes (45 sal.), finitions de bâtiment SNPR (150 sal.), maçonnerie Beltrame (55 sal.), travaux publics Eiffage (40 sal.).


Vern-sur-Seiche

8 200 hab. (Vernois) dont 200 à part, 1 970 ha dont 210 de bois, commune d’Ille-et-Vilaine dans le canton de Rennes-SE, 9 km au SE du centre de Rennes. Elle est traversée par la voie ferrée de Nantes et la route de Châteaubriant, et inclut le bois de Sœuvres au nord du finage, qui est limitrophe de celui de Rennes. La ville a un collège public et un centre de convalescence. La population n’a pas cessé de croître depuis 1930 (1 100 hab.), passant par 2 500 hab. en 1973, 5 000 en 1988; elle s'est augmentée de 700 hab. entre 1999 et 2008.

Une raffinerie de pétrole y avait été installée en 1965 par Antar, société ensuite absorbée par Elf; elle a été fermée en 1978, entraînant une crise locale que de nouvelles implantations n’ont pas suffi à réduire rapidement; sur le site subsistent le distributeur de gaz liquides Antargaz, descendu à 20 salariés, et GED (Gaz Énergie Distribution, 120 sal.). Néanmoins, la commune affiche un assez large éventail d’activités: électronique Lacroix-Sofrel (équipements de contrôle, 100 sal.), systèmes de vision pour l’industrie Edixia (85 sal., recherche de défauts de soudure), fonderie d’acier Microsteel CIMD (70 sal.), métallerie OMS (45 sal.), laboratoire photographique Cewe (40 sal.), gravières Lafarge Granulats (30 sal.); informatique Astellia (200 sal.), Somaintel (125 sal.), analyses Norisko (35 sal.). En revanche, l'atelier protégé Bretagne Ateliers, qui employait encore 130 handicapés en sous-traitance de la proche usine Citroën (planches de bord), a dû fermer en 2010.

La commune a un hypermarché Leclerc (135 sal.), un Conforama (50 sal.) et plusieurs négoces: distribution pharmaceutique Alliance (65 sal.), combustibles Sofiquem (50 sal.), vaisselle et articles de ménage Gama (40 sal.), publicité Clear Channel (30 sal.) et Mediapost (30 sal.). Dans le bâtiment, constructions Legendre (65 sal.), CGR (55 sal.), Kotan (35 sal.) et BGO-35 (35 sal.), installations électriques Graniou (50 sal.), nettoyage RCM (30 sal.) et ISS (30 sal.), gardiennage Loomis (40 sal.). Les transports sont actifs: Lahaye (370 sal.), Lorcy (200 sal.), Le Roy (150 sal.), Prise (65 sal.), TLC (60 sal.), Sernam (35 sal.).


Vezin-le-Coquet

3 930 hab. (Vezinois), 786 ha, commune d’Ille-et-Vilaine dans le canton de Rennes-SO, en banlieue ouest de la métropole et jointive de la commune de Rennes. Son territoire est traversé par la N 12, la voie ferrée de Brest et la route de Lorient; vaste zone industrielle au SE, entre Vilaine et voie ferrée; usine de viandes Chapin (Salaisons du Couëdic, 150 sal.), miroiterie de l'Ouest Armorique (35 sal.), négoces de quincaillerie Le Tinier-Morin (50 sal.) et Wurth (20 sal.), de poissonnerie La Marée pour tous (45 sal.), interentreprises Cash JMC (45 sal.), d'électroménager Tertre (25 sal.); portage de journaux OPD (35 sal.), emballage et entreposage ALT (25 sal.); maçonnerie Pellerin-Giboire (25 sal.), installations électriques V. Belley (35 sal.). La commune était simplement Vezin avant 1920; elle avait 600 hab. alors, 800 en 1954, puis elle est passée à 2 000 en 1972, 3 000 en 1986; mais elle aurait perdu 80 hab. de 1999 à 2008.