Canton de Neuillé-Pont-Pierre

Neuillé-Pont-Pierre

2 020 hab. (Novillaciens), 3 900 ha dont 501 de bois, chef-lieu de canton de l'Indre-et-Loire dans l'arrondissement de Tours, 21 km NNO de la préfecture; le nom est ancien, mais désignait un «nouvel» établissement. La commune a un collège public, une école de musique, une maison de retraite; magasin Super-U (50 sal.), fabrique de chariots et brouettes (Demoussis, 25 sal.), ateliers d'imprimerie Façonnage 37 et Pelliculage 37 (30 sal.), transports Lemaître (35 sal.).

La commune est traversée par la vallée de l'Escotais; au nord, le domaine de la Donneterie a un château des 17e et 19e s., accompagné dans la commune voisine de Neuvy-le-Roi par la «ferme industrielle» de Platé; hippodrome et étang de Ramette au sud-ouest du village. La population de la commune a assez peu varié au cours des deux derniers siècles, entre 1 300 et 1 600 hab.; elle augmente depuis les années 1950 où elle était un peu inférieure à 1 300 hab.; elle s'est accrue de quelque 200 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 13 600 hab. (11 400 en 1999), 10 communes et 25 325 ha dont 7 478 de bois; il s'étend en Gâtine tourangelle, et a de nombreux bois. Le plus étendu est, au NE, la forêt de Beaumont, presque tout entière dans la commune de Beaumont-la-Ronce (1 150 hab., 3 904 ha dont 1 675 de bois), 10 km ENE de Neuillé, qui a un château fort et renaissance (13e et 16e, remanié aux 18e et 19e s.), une entreprise de traitement des eaux usées (Voisin, 60 sal.) et une clinique psychiatrique (40 sal.); dolmen de la Pierre levée, menhir et château de Montifray au sud-ouest, manoir de la Cantinière (16e s.) au nord. La population communale, presque stable depuis 1920, a gagné un centaine d'habitants de 1999 à 2008. Rouziers-de-Touraine (1 230 hab., 1 819 ha dont 255 de bois) est à 9 km ESE du chef-lieu et s'orne du château de Rochefort (19e s.); le nom a été précisé en 1920; la commune n'avait que 500 hab. en 1968 et croît depuis.

Semblançay a dépassé les 2 000 habitants. Un peu à l'est, Saint-Antoine-du-Rocher (1 440 Rocantoniens, 2 423 ha dont 541 de bois) a un centre de formation supérieur agricole et horticole, et un golf au château d'Andrée (architecture néoclassique); gros dolmen de la Grotte des Fées, châteaux de la Borde et du Plessis (19e s.) au sud de la commune, quelques vergers. Sa population, inférieure à 700 hab. encore en 1975, s'est accrue de près de 300 hab. entre 1999 et 2008. Cette commune, traversée par l'autoroute A 28 et la voie ferrée de Tours au Mans (gare), héberge le siège de la communauté de communes de Gâtine et Choisilles, qui réunit les communes du canton.

Cerelles (1 250 hab., 1 230 ha dont 354 de bois), un peu plus à l'est, prononcée Srelles, domine la vallée de la Choisille, où se tient le gros château de Baudry (16e au 19e s.) avec parc classé; château de la Badouère (15e s.). Cerelles n'avait que 400 hab. en 1970 et a gagné 250 hab. entre 1999 et 2008.

Charentilly (1 090 hab., 1 413 ha dont 500 de bois) sur la Petite Choisille 4 km au sud de Semblançay, est à 11 km de Tours; église en partie du 12e s., manoir des Ligneries (15e-16e s.) au sud, château de Poillé (19e s.) à l'ouest, ancien moulin à eau et four à chaux. Elle a quelques petits ateliers dont le traitement de métaux Oerlikon Balzers (20 sal.), le recyclage de déchets Ecosys (35 sal.), la maçonnerie Rodrigues (20 sal.). Peuplée de 440 hab. en 1970, elle a reçu des lotissements et bénéficie de l'expansion de l'agglomération de Tours, gagnant encore 80 habitants de 1999 à 2008. Sa voisine la petite Saint-Roch (1 260 hab., 475 ha) au sud-ouest, qui s'orne au nord des étangs des Jumeaux, est en forte croissance: 370 hab. de plus entre 1999 et 2008, soit +42%!

Pernay (1 050 hab., 1 761 ha dont 590 de bois) est à 13 km au SO de Neuillé et à 9 km NNO de Luynes dans la vallée de la Bresme; elle croît aussi: elle avait 510 hab. en 1975 et a gagné 180 hab. entre 1999 et 2008. Sonzay (1 300 hab., 4 834 ha dont 1 852 de bois), 7 km OSO de Neuillé, a un finage boisé dans sa partie méridionale, incluant le bois de la Motte au sud du château classé de la Motte-Sonzay; le château des Cartes est du 18e s.; mécanique Sofacyl (35 sal.). La commune partage avec Neuillé-Pont-Pierre la forêt du Mortier aux Moines - mortier est ici synonyme de mardelle, petit étang. Plus éloignée de Tours que les précédentes, elle croît moins vite et demeure au-dessous des 1 400 hab. du 19e s.


Semblançay

2 070 hab. (Semblancéens), 3 566 ha dont 1 100 de bois, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Neuillé-Pont-Pierre, 6 km au SE du chef-lieu. La commune a des restes de château fort et de fortifications antérieures à Foulques Nerra, et met en scène une «scénoféerie» son et lumière autour des traces de thermes romains et d’une source ferrugineuse, qui fut brièvement exploitée au 19e s. On y vante volontiers le nom de Jacques de Beaune, seigneur de Semblançay, trésorier du royaume et… créancier de François Ier, qui le fit pendre en 1527; ce qui inspira à Clément Marot l’un de ses beaux poèmes de L’Adolescence Clémentine:

«Lorsque Maillart, juge d’Enfer, menoit
À Monfaulcon Samblançay l’ame rendre,
À votre advis, lequel des deux tenoit
Meilleur maintien? Pour le vous faire entendre,
Maillard sembloit homme qui mort va prendre
Et Samblançay fut si ferme vieillart
Que l’on cuydoit, pour vray, qu’il menast pendre
À Montfaulcon le lieutenant Maillart.»

Le trésorier avait fait construire à Semblançay le château de la Source, dont il reste des éléments. La commune a une maison de retraite intercommunale et un institut médico-pédagogique; il subsiste une minoterie issue des Grands Moulins de Semblançay (15 sal., aux Grands Moulins de Paris); bois de Poillé et de la Gagnerie. Semblançay avait moins de 900 hab. autour de 1970, et croît sensiblement depuis; elle a gagné 340 hab. de 1999 à 2008, devenant la commune la plus peuplée du canton.