Canton de Chemin

Chemin

370 hab. (Cheminois), 914 ha, chef-lieu de canton du Jura dans l’arrondissement de Dole, 19 km au SO de la ville, dans la plaine en Doubs et Saône sur la N 73. La commune est issue de la réunion de Chemin et Beauchemin en 1826; Beauchemin subsiste comme hameau au sud-ouest. Elle avait alors 450 hab.; elle a repris quelques habitants depuis le minimum de 1975 (290 hab.).

Le canton a 10 100 hab. (9 900 en 1999), 11 communes et 14 742 ha dont 1 846 de bois; il est limitrophe de la Côte-d’Or et de la Saône-et-Loire, et borné à l’est et au sud par la rive droite du Doubs. Il inclut au NE la ville de Tavaux. Saint-Aubin (1 810 1580 Saint-Aubinois, 3 376 ha dont 637 de bois), 8 km au nord de Chemin et 5 km à l’ouest de Tavaux, a un collège privé, ainsi qu’une Maison du patrimoine et des battages. Sa population a été insensible à l’ouverture de l’usine de Tavaux: elle dépassait 1 500 hab. au 19e s. et elle est restée autour de 1 100 hab. entre les deux guerres, puis a progressé surtout entre 1954 et 1975, et a encore gagné 230 hab. de 1999 à 2008.

Au sud du canton, Petit-Noir (1 180 990 Péniculliens, 2 052 ha dont 655 de bois) campe sur une basse butte au milieu des anciens méandres du Doubs; la commune a gagné 190 hab. de 1999 à 2008; son finage possède au sud-est une extension boisée au-delà du Doubs, qui traverse le canton voisin de Chaussin. Annoire (420 Annoiriens, 1 569 ha), 4 km au SO du chef-lieu, a une motte féodale inscrite.

En amont de Petit-Noir, quatre villages se sccèdent sur la rive gauche du Doubs: Longwy-sur-le-Doubs (560 Longvociens, 1 646 ha), Peseux (280 Péseux, 536 ha), Champdivers (450 hab.) qui accueille la menuiserie Daubigny (25 sal.), Molay (490 Molaysiens, 638 ha) qui est juste au sud de Tavaux. Longwy n'est nommée «sur le Doubs» que depuis 1938; elle a gagné 60 hab. de 1999 à 2008, les autres quelques-uns seulement.


Tavaux

4 200 hab. (Tavellois), 1 386 ha dont 169 de bois, commune du département du Jura dans le canton de Chemin, 8 km au SO de Dole. C’est une cité ouvrière et le siège de la grande exploitation d’industrie chimique des salines de Solvay, ouverte en 1928, premier employeur privé du Jura avec 1 450 salariés. Le site industriel s’étend sur 550 ha partagés avec Abergement-la-Ronce et Damparis, dont 220 ha pour l’usine même, au bord du canal du Rhône au Rhin. L’usine traite toute une gamme de produits dérivés du sel et s’est engagée notamment dans la production de pvc, de vinyle, de solvants chlorés et fluorés, récemment d’épichlorhydrine et de 365mfc, un gaz pour mousses thermiques qui est réputé inoffensif pour la couche d’ozone. Mais l’usine a eu quelques difficultés dans ses rapports à l’environnement et le site est très surveillé.

Sa présence entraîne celle de quelques sous-traitants comme les tuyauteries Ponticelli (130 sal.) et Ortec (95 sal.), les installations électriques Sdel Novae (Actemium, 100 sal.), l'ingénierie Eras (25 sal.); transports G. Arnould (25 sal.), supermarché (Supradis, 65 sal.), un collège public. Sur son territoire a été installé l’aéroport régional de Dole-Jura (code LFGJ); il dispose de deux pistes de 2 600 et 800 m et sert à l’entraînement de l’Aéropostale, mais pourrait recevoir ultérieurement le trafic de l’aéroport de Dijon; il voit actuellement passer environ 4 000 passagers par an, dont 3 000 en vols internationaux, et enregistre 15 000 mouvements annuels, dont 900 commerciaux en 2010. Tavaux avait eu 1 500 hab. au milieu du 19e s. et sa population était tombée à 920 en 1926; elle est montée à 2 500 en 1931 et a culminé à 4 900 en 1968; elle a encore perdu 200 hab. entre 1999 et 2008.