Canton de Castets

Castets

2 000 hab. (Castésiens), 9 018 ha dont 8 624 de forêt, chef-lieu de canton des Landes dans l’arrondissement de Dax à 21 km NNO de la ville, sur la RN 10 à 4 voies, centre d’exploitation forestière dans le Marensin. En principe, on prononce toutes les lettres du nom, qui évoque un ancien château fort. La population de la commune, qui était de 2 000 hab. en 1876 mais était tombée au-dessous de 1 400 en 1936, a repris depuis. Elle s'est accrue de 110 hab. entre 1999 et 2008. Le village, au bord du ruisseau de la Palue qui coule vers l'étang de Léon, s'est entouré de lotissements au nord et d'une vaste zone d'activités au sud. La N 10 le contourne par l'est et offre un échangeur au sud-est , desservant directement la zone d'activités. Quelqies hameaux parsèment son vaste territoire, comme Jouadherm au nord, la Palue à l'ouest, et des aires de grande culture et des élevages avicoles se voient au sud-est.

Parmi les activités principales, sont une usine de chimie fine et parfumerie Action Pin (55 sal.) du groupe DRT et une autre de produits chimiques de base du même groupe (Firmenich, 35 sal.), la scierie Neurrisse (40 sal.), les Menuiseries industrielles landaises (40 sal.), le négoce de bois Gascogne Wood Products (120 sal.); aquaculture des Viviers de France (truites, 160 sal.); maçonnerie Dasse (90 sal., constructions modulaires), Intermarché (25 sal.); base logistique du groupe Intermarché ITM International, 1 100 sal.). La bourgade a des arènes fréquentées (1 600 places). La communauté de communes Côte Landes Nature a succédé à la communauté de communes du canton de Castets, bien que son nom ne soit pas d'une expression très heureuse; elle correspond exactement au canton et siège au chef-lieu.

Le canton de Castets a 10 100 hab. (9 300 hab. en 1999), 10 communes et mesure 35 km du nord au sud et 30 km d’est en ouest (60 730 ha, dont 47 447 ha de forêt). Il est traversé par la N 10, et tient 28 km du littoral océanique. À l’ouest du chef-lieu, il inclut la commune de Linxe (1 200 Linxois, 8 093 ha dont 7 250 de bois) à 9 km ONO de Castets, qui a une fabrique de panneaux de particules Darbo-Weyerhaeuser (140 sal. avec Morcenx) et le château néorenaissance de Cayola (20e s.) dans un parc boisé. Le village est entouré de quelques hameaux comme Labaste au nord-est, Darbo et Lugasson au sud, Cassagnon à l'ouest. L’ensemble Castets-Linxe a le label de «station verte de vacances». A 6 km à l'est de Castets, Taller (400 hab., 4 107 ha dont 3 522 de bois) est un village d'habitat aéré et maisons dispersées.

À l’ouest, le canton contient les deux communes touristiques de Léon (1 800 Léonnais, 6 445 ha dont 5 063 de bois) et Vielle-Saint-Girons (1 200 hab., 7 203 ha dont 6 256 de bois); leur population a repris récemment quelque croissance avec la vie balnéaire; elles ont respectivement gagné 330 et 130 hab. entre 1999 et 2008. Léon est une «station verte de vacances» 13 km OSO de Castets, dotée de trois villages de vacances, qui a une petite industrie du bois (scierie Lesbats, 60 sal.); maçonnerie R. Cassagne (25 sal.) Son territoire s'étend vers le sud-est et comprend de petits hameaux, ainsi que quelques dunes au sud. Il est connu pour son étang, retenu derrière les dunes littorales mais de forme plutôt ronde, qui occupe 340 ha (deux fois moins qu'au 19e s.), retenant 2,6 millions de mètres cubes d'eau, et par le courant d’Huchet qui en sort, très ombragé et qui est maintenant devenu réserve naturelle de végétation d’allure exotique (arums, hibiscus, cyprès, tamaris et fougères hautes); Huchet-Plage n’a que quelques maisons et appartient à Linxe, qui possède d'ailleurs aussi la partie septentrionale de l'étang et dont la limite communale suit le courant d'Huchet. Une réserve naturelle protège la partie occidentale de l'étang, ses rives et les abords du courant. Les principaux équipments de loisirs sont sur la rive sud, aux abords du village de Léon, mais une autre station est aménagée au nord, près de Vielle.

L'habitat de Vielle-Saint-Girons, 15 km ONO de Castets, se divise en trois quartiers: la petite urbanisation de Saint-Girons-Plage sur l’Atlantique, le vieux village de Saint-Girons-en-Marensin, les groupes de villas de Vielle, près de l’étang de Léon. La commune accueille la société DRT (Dérivés résiniques et terpéniques, 720 sal. en tout, trois usines); liée au groupe suisse Firmenich, exploite une usine chimique traitant la térébenthine (160 sal.) et une fabrique de pesticides (Action Pin, 75 sal.); la chaudronnerie Atlantique Automatisme Incendie y a son siège et déclare 430 sal., mais sans doute pour la France entière; citernes métalliques France-Réservoirs (30 sal.), transformation de poissons des Viviers de France (20 sal.), grange tropicale à reptiles. Saint-Michel-Escalus (300 hab., contre 130 en 1982, 1 759 ha dont 1 328 de bois), 10 km à l’ouest de Castets, a un parc floral et animalier au moulin de la Galoppe; le gros hameau d'Escalus est au nord, à égale distance de Léon et de Vielle, tandis que Saint-Michel n'a que deux ou trois maisons sur la route de Castets à Léon au sud-est. La commune a gagné une cinquantaine d'habitants de 1999 à 2008.

Au nord, le canton déborde largement sur le pays de Born en englobant Lit-et-Mixe (1 500 Litois, 11 295 ha dont 9 717 de bois), qui a un musée des Vieilles Landes et une institution pour enfants, et Saint-Julien-en-Born (1 500 Juliénois, 7 293 ha dont 4 400 de bois), qui a une station d’aquaculture, toutes deux à plus de 20 km de Castets. Le village principal de Lit-et-Mixe est juste derrière les dunes littorales; il a projeté sur la côte un débutt de station à la plage du Cap de l'Homy. La commune résulte d’une fusion de 1827; elle n'a gagné qu'une conquantaine d'habitants depuis 1999. Le hameau de Mixe est lui aussi derrière les dunes, 4 km au sud du village principal. La commune accueille un magasin Super-U (25 sal.). Au nord-ouest, la station littorale de Contis-les-Bains déborde un peu sur le territoire de Lit-et-Mixe dans le lotissement de Contis-Sud, au sud du courant de Contis qui sépare les deux communes et qui, aménagé, est formé par la réunion des rivières venant d’Onesse (le Mézos) et de Lespéron (le Vignac). Le village de Saint-Julien est à 3 km au nord-est de Lit-et-Mixe, un peu à l'écart des dunes où s'élargit une petite plaine drainée par le courant de Contis; son urbanisation se prolonge un peu en direction de l'océan par les quartiers du Grand Pont et de la Lette, sur la route de Contis-les-Bains, qui est la principale station de plage du canton. Contis a le seul phare des Landes, haut de 38 m, d’où la vue est généreuse. Saint-Julien a gagné 140 hab. de 1999 à 2008.

Lit-et-Mixe a cédé en 1869 du territoire pour la création d’Uza (170 Uzaquois), petite commune sur le ruisseau de Vignac 5 km à l’est de Lit, qui affiche 1 288 ha dont 1 287 de bois, un record en la matière; scierie Sonoma (20 sal.). Un peu en amont sur le Vignac à 5 km s’isole le petit village de Lévignacq (360 hab., 4 232 ha, presque tout en forêt), à la limite du Born et du Marensin, qui avait également cédé du terrain pour la création d’Uza, et qui a une église fortifiée et de belles maisons à colombage; scierie Espiet (45 sal.), négoce de bois Gascogne Wood Products (40 sal.), pisciculture et transformation de poissons des Viviers de France (20 sal.). Au nord du village, le quartier de Belloc forme une autre unité d'habitat au sein de petites clairières, Louise lui répondant à la limite sud du finage. La population de Lévignacq a décliné jusqu’en 1990, mais augmente un peu depuis; elle avait atteint le millier d’habitants au milieu du 19e s. et en avait encore 550 dans les années 1930.