Canton de Saint-Sever

Saint-Sever

5 000 hab. (Saint-Severins), 4 696 ha dont 2 762 de bois, chef-lieu de canton des Landes dans l’arrondissement de Mont-de-Marsan à 16 km SSO de la ville, centre de la Chalosse; on prononce Saint-Sevé. Le bourg s’est nommé un temps Cap-de-Gascogne et a été chef-lieu d’arrondissement jusqu’en 1926. Il est sur la grand-route de Mont-de-Marsan à Orthez, sur une colline dominantn la rive gauche de l'Adour. La commune avait 5 400 hab. en 1820 et encore 4 800 en 1901, et a connu son minimum en 1931 (3 900 hab.); la population a crû ensuite jusqu’en 1975 (4 700 hab., sdc) avant de baisser à nouveau. Mais elle a repris 400 hab. entre 1999 et 2008.

Son patrimoine compte une église romane issue d’une abbaye bénédictine (10e-11e s.), le couvent des jacobins (centre culturel), une halle aux grains; musée archéologique dans un ancien couvent de jacobins (13e, 15e, 17e s.); elle est «station verte de vacances» et dispose de grandes arènes de 4 000 places. Saint-Sever reste un gros marché agricole avec plate-forme logistique; centre hospitalier (15 lits), collèges public et privé.

Le territoire communal s'étend en partie sur la rive droitre de l'Adour dans le quartier en patte d'oie de Péré; sur la rive gauche, il dispose en aval d'une large section de plaine alluviale, agrandie au sud par le débouché de la large vallée du Gabas; le cours du Gabas fixe la limite méridionale du finage; à l'ouest, le quartier d'Aureilh se tient sur la colline de confluence entre Gabas et Adour. Vers l'est, le plateau entre les deux cours d'eau est large et parsemé d'habitations, la plaine de l'Adour est trouée d'étangs de gravières et accueille le Bahus, qui suit le pied du coteau et atteint l'Adour au pont de la grand-route et du chemin de fer.

Les activités majeures relèvent de l’industrie alimentaire: volailles des Fermiers landais (370 sal., 750 adhérents et 8 millions de volailles/an, groupe Maïsadour), maïs doux Valdour (même groupe plus Bonduelle, 120 sal., 100 millions de boîtes par an), légumes surgelés Aquitaine (ALS, également à Maïsadour, 110 sal.), préparations de viandes Dubernet (160 sal.), Delpeyrat (75 sal.) et Castaing (45 sal.). À cela s’ajoutent une spécialité de duvets dérivée des élevages de volaille de la Manufacture européenne de literie (Pyrenex, 140 sal.), de petites fabriques de produits chimiques France Énergie Bois (20 sal.) et de linge de maison Abel Crabos (20 sal.); supermarchés Carrefour (210 et 40 sal.) et Intermarché (70 sal.), négoces d'articles de ménage Sopecal (30 sal.) et d'informatique AIS (25 sal.); transports Lauque (50), Landes Froid (25 sal.); constructions métalliques Feugas (50 sal.), maçonnerie Bernadet (35 sal.), peinture Ducournau (20 sal.).

Le canton a 14 communes et 10 100 hab. (9 200 en 1999) sur 20 270 ha (6 046 de bois); il est traversé par la large vallée de l’Adour; quelques bois au nord annoncent la Lande, tandis qu’au sud du fleuve se découpent les collines de Chalosse, où débouche la vallée SSE-NNO du Gabas. La communauté de communes du Cap de Gascogne correspond exactement au canton plus une commune (15 membres, 10 600 hab.) et siège au chef-lieu. Montaut (580 Montaldes, 1 488 ha dont 300 de bois), 8 km OSO du chef-lieu, sur une crête de commines qui domine le Gabas au bord de la large plaine de l’Adour, a conservé des remparts et, un peu à l’écart dans les collines méridionales, une ancienne église abbatiale du 12e s. à clocher-donjon du 14e s.; musée de préhistoire, avec expositions d’art; abattage de volailles Lafitte (100 sal.), négoce agricole Agralia (45 sal.). La commune occupe le sud-ouest du canton et comprend au sud-ouest le hameau de Brocas et son église classée du 13e s. Banos (240 Banossais, 577 ha) est dans un site comparable mais plus proche du chef-lieu, son finage atteignant à l'est la vallée du Laudon, affluent de gauche du Gabas.

Trois communes sont au nord de l'Adour. Cauna (420 Caunaquois., 1 339 ha) est à 7 km ONO du chef-lieu, sur le rebord de la terrasse de rive droite de l'Adour; son territoire s'etend principalement dans la plaine alluviale, riche en étangs de gravières; carrières Lafitte (50 sal.), revêtements Garcia (25 sal.). Le village d'Aurice (680 Auriçois, 1 731 ha dont 660 de bois), 8 km NNO de Saint-Sever sur la D 365, est bien plus éloigné de l'Adour, dans la plaine de Chalosse. Le château d’Estignols, du 17e s. avec un beau parc, est au sud, près de la route. Le territoire communal n'atteint l'Adour que sur 500 m en aval de Saint-Sever, mais inclut une partie de sa zone d'activités de rive droite près de Péré, accueillant un parc logistique où sont les entrepôts et camions frigorifiques de TFE (440 sal.) et Stef (SLS, 75 sal.); foies gras Delpeyrat (60 sal., ex-Saint-Jours), matériel agricole Dupuy (35 sal.). Bas-Mauco (310 Bas-Mauciens, 1 150 ha) est une commune d'habitat dispersé au nord-est de Saint-Sever; un lotissement, la mairie et quelques ateliers font figure de centre au bord de la route de Mont-de-Marsan (D 933 S), 5 km au nord du chef-lieu; restauration collective Culinaire des Pays de l'Adour (40 sal.)

Montgaillard (570 Montgaillardais, 2 046 ha dont 341 de bois), 8 km ESE de Saint-Sever au-dessus du versant droit de la vallée du Bahus, fut jadis une bastide; mégalithe, clocher-mur; la commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2008. Son territoire est principalement sur le plateau, où est notamment le château de Robert; mais il comprend au nord un secteur de la plaine de l'Adour, la limitant débordant la rive droite à la faveur d'anciens tracés du fleuve, et incluant ainsi plusieurs étangs de gravières. À l'est, il va jusqu'à la petite vallée du Téchénérat. Au sud, un lac de barrage dans un vallon affluent du Bahus est partagé avec Fargues.

Le village de Fargues (320 hab., 1 184 ha) 3 km au SE de Montgaillard, il domine la vallée du Bahus au sud par un versant à deux étages, quelques habitations et le château de Bombardé se tenant sur un étroit replat intermédiaire. Il contient une autre portion de plateau au sud de la vallée et de la D 25 qui la suit. Il conserve une allée couverte. Montsoué (580 Souémontains, 1 798 ha dont 502 de bois) est à 8 km ESE de Saint-Sever sur la D 25, à l'ouest de Montgaillard dans les collines à l'ouest du Bahus, dont le cours fixe la limte orientale de la communes; au pied du versant de rive gauche, au sud-est du finage, le hameau de Bahus-Juzanx a église et cimetière; tour et chapelles sur le pouey de Montsoué au sud-ouest du village. Sarraziet (200 hab., 701 ha dont 204 de bois), au sud de Montsoué, 5 km au sud-ouest de Montgaillard et 13 km au SE de Saint-Sever, est sur une colline qui domine la vallée du Bas, affluent de droite du Gabas; motte féodale.

Dans la vallée du Gabas tout au sud, Coudures (450 hab., 1 165 ha) 10 km SSE de Saint-Sever, vient d’une bastide anglaise fondée en 1274 sur l'éperon de confluence entre la vallée du Gabas et celle du Bas; le cours du Gabas limite son territoire à l'ouest, celui du Bas au nord et à l'est; le plateau entre les deux est divisé par le vallon de l'Estéla, barré par un grand étang collinaire, dit lac de Coudures. La commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2008. Eyres-Moncube (390 Eyrois, 1 219 ha dont 400 de bois) aligne ses maisons au pied du versant de droite du Gabas, 6 km au sud du chef-lieu: son finage s'étend sur le plateau des deux côtés de la vallée; elle est issue d'une fusion de 1844.

Dumes (270 hab., 248 ha) est à 7 km SSO de Saint-Sever près de la grand-route, d'un lotissement et du château de Navaillès. Son petit finage trianglaire a pour grand côté occidental le cours du Laudon. Audignon (350 hab., 931 ha), sur la rive droite du Laudon 6 km au SO du chef-lieu, se signale par une église romane classée à retables et par le château néo-renaissance de Captan (19e s.), qui est au nord-est du territoire, dans un garnd parc avec bois, au-dessus du Gabas; la commune, encore traversée par la voie ferrée de Mont-de-Marsan à Orthez, accueille un élevage de volailles Socavic (Société avicole de la Chalosse, 65 sal.).