Cantons de Mont-de-Marsan

Mont-de-Marsan

32 100 hab. (Montois) dont 1 900 à part, 3 688 ha dont 1 160 de bois, préfecture des Landes. Bastide fortifiée créée en 1133, sous l’autorité du vicomte de Béarn, au confluent de la Douze et du Midou, qui forme en aval la Midouze, Mont-de-Marsan devint le chef-lieu du pays de Marsan et fut une ancienne tête de navigation, expédiant vins et eaux-de-vie d’Armagnac. Le centre se divise en une ancienne cité des pouvoirs entre Douze et Midou, qui conserve la préfecture, le palais de justice et l’hôtel du département, ainsi que le musée Despiau-Wlérick de peinture moderne figurative dans l’ancien donjon, et une ville marchande au sud du Midou, où sont les halles et l’hôtel de ville; au sud-ouest, les grandes arènes (7 500 places) ont été refaites en 1933.

La ville conserve des restes de remparts et un autre musée (histoire naturelle); parc animalier, hippodrome; aérodrome au nord de la ville, avec une piste en dur de 3 200 m et une école de pilotage militaire. L’urbanisation est contenue entre une grande rocade au sud, d’où partent quatre grandes voies, et l’aérodrome au nord, issu d'une piste de 1914, construit en 1932 et agrandi par l'armée allemande pendant la dernière guerre. Peu étendu vers le sud-ouest où il laisse vite la place à Saint-Pierre-du-Mont, le territoire communal va plus loin vers le sud-est dans les quartiers de Beillet et Broca, vers l'est à Saint-Médard sur la rive gauche du Midou, Micarrère sur la rive droite où sont une zone industrielle et la maison d'arrêt isolée, et surtout vers le nord où Nonères, sur la Douze, accueille l'hôpital psychiatrique, et où sont, à la limite de la forêt, l'hippodrome et le grand aérodrome. Une demi-rocade entoure la moitié sud de la ville.

Mont-de-Marsan, qui n’avait que 3 000 hab. au moment de sa promotion comme préfecture, a dépassé 10 000 hab. en 1881 mais a peu grandi ensuite (13 000 en 1936); elle s’est mise à croître après la guerre, passant à 20 000 en 1962, 25 000 en 1973, et continue sa progression. La population municipale a gagné 900 hab. de 1999 à 2007, mais le changement de définition de la population comptée à part s'est traduit par une baisse de 150 hab. dans sa population totale… Elle vit surtout de ses activités administratives et de service: centre d’aide par le travail, trois cliniques ou hôpitaux privés (100 lits), centre hospitalier public général (360 lits) et spécialisé, institution pour enfants; plusieurs lycées et collèges publics et privés, IUFM, IUT (matériaux, biologie, télécommunications). Elle a aussi un centre d’art contemporain, le parc public Jean Rameau créé en 1793, le parc animalier de Nahuques (23 ha) à l’est de la ville; grande feria taurine en juillet, plusieurs festivals dont un d’art flamenco en juillet.

Mont-de-Marsan a un solide équipement de commerces et négoces, où ressortent la société Sodilandes du groupe des centres Leclerc (1 000 sal.), un hypermarché Carrefour (450 sal.), Leader Price (150 sal.), Intermarché (100 sal.), Super-U (60 sal.); le bricolage Vafrag (70 sal.), Mobilier de France (55 sal.), Conforama (40 sal.), Point P (BMSO, 45 sal.), un gros garage Renault (170 sal.), le négoce de matériel agricole Van De Velde (150 sal.), les viandes Bevimo (45 sal.), la location de matériel de chantier Locadour (70 sal.); comptabilité In Extenso (60 sal.), publicité Adrexo (65 sal.), nettoyages Multinet (90 sal.), Service Plus (55 sal.). Moins visibles, les industries sont surtout représentées par les plastiques Monoplast, du groupe Autobar (Veriplast Packaging, 80 sal.) et la Montoise de miroiterie (100 sal.); bétons BCM (40 sal.); installations électriques Sertelec (90 sal.), travaux publics Baptistan (45 sal.). Le Crédit Agricole affiche 2 200 salariés, mais probablement pour le département.

La préfecture des Landes a deux institutions plus originales. Sa base militaire (BA 118) est devenue la première de l’armée de l’air française, avec le Centre d’expériences aériennes militaires depuis 1946, chargé de tester les matériaux nouveaux et la défense nucléaire, l'école des contrôleurs aériens et un centre de détection des aéronefs pour le quart sud-ouest de la France; le nombre de personnes travaillant sur le site est évalué à 3 000. La ville est aussi le siège du puissant groupe Maïsadour (céréales, aliments du bétail, foies gras et conserves Delpeyrat, etc.) qui emploie près de 1 000 personnes et dispose à 10 km au sud de tout un complexe dans la commune de Haut-Mauco (ci-après).

La communauté d’agglomération du Marsan groupe 18 communes et 50 600 hab. L’aire urbaine est évaluée à 59 500 hab., l’unité urbaine à 38 600 hab. L’arrondissement de Mont-de-Marsan a 169 700 hab. (153 000 en 1999), 178 communes, 17 cantons; il occupe tout le nord et l’est du département, enveloppant celui de Dax, de la côte atlantique (Mimizan) à l’Adour (Aire); avec 604 800 ha, il est ainsi l’arrondissement le plus étendu de France métropolitaine. Les deux cantons de Mont-de-Marsan-Nord et Sud comptent 18 communes et 51 100 hab. (46 700 en 1999) sur 46 570 ha, dont 28 200 de bois. Le premier appartient à la forêt landaise, le second déjà aux pays de l’Adour. Seule la commune de Saint-Pierre-du-Mont, au sud-ouest de la ville, fait figure de banlieue peuplée, d’ailleurs en continuité avec l’urbanisation montoise.

Côté nord, aux abords de la vallée du Geloux, qui vient du nord et rejoint la Midouze en aval de la préfecture, Geloux (700 Gelouxois, 5 170 ha dont 4 222 de bois), 16 km NO de celle-ci, est une commune forestière trouée de clairières cultivées, dotée d'une église inscrite du 13e s. et dont la population croît: elle a gagné 170 hab. de 1999 à 2008, soit +27%. La N 134 de Bordeaux à Mont-de-Marsan passe dans la partie orientale du finage. Uchacq-et-Parentis (600 Uchacquois, 3 858 ha dont 2 776 de bois), au nord-ouest de la préfecture, associe deux ancienes villages éloignés l'un de l'autre: Uchacq ramassé à 7 km NO de la préfecture sur la N 134, au bord de l'Estrigon, dont l'église, reconstruite au 19e s., conserve un portail roman classé du 12e s.; Parentis s'étire à 11 km au nord de la préfecture. L'habitat se disperse dans de nombreuses clairières; Loubit est un gros hameau au sud-est, Birbe au nord-ouest a un hippodrome; sylviculture Planfor (20 sal.). La commune a gagné près de 90 hab. de 1999 à 2008.

Saint-Martin-d’Oney (1 200 Saint-Martinois), 3 440 ha dont 3 000 de bois), à 13 km ONO de la préfecture, au sud de Geloux, a gagné 270 habitants dans le même temps. Le village, sur la D 38 et la voie ferrée de Morcenx, possède une église forte à deux tours carrées et crénelées, plus la scierie Midas (25 sal.). La commune est forestière, mais les clairières sont plus étendues au sud, où le finage va au-delà du cours de la Midouze. Campet-et-Lamolère (350 hab., 1 897 ha dont 1 114 de bois) est juste à l'est de Saint-Martin d'Oney sur la D 38, à 10 km ONO de Mont-de-Marsan; les deux châteaux de Campet (17e s., inscrit) et de Lamolère sont près de la route, mais aux deux extrémités de la commune, respectivement à l'ouest et à l'est.

Saint-Avit (660 Saint-Avitois, 4 074 ha dont 4 000 de bois, golf) est à 9 km au nord-est de la préfecture sur la rive gauche de la Douze; église inscrite du 11e s. avec tour de défense du 14e s. Son finage est traversé au sud et à l'est par la voie ferrée de Roquefort et la D 932; la proximité de la ville lui apporte une certaine croissance (+120 hab. de 1999 à 2008) et quelques entreprises: pré-presse Visio Plus (40 sal.), réseaux pour fluides Boude (35 sal.), déménagements Fab S (40 sal.), trateur SOBM (Bistrots de Martin, 30 sal.), négoce de bois Chausson Trialis (20 sal.), travaux publics Coas (90 sal.). Une petite zone d'activités s'est installée au bord de la route au sud-ouest, à la limite de Mont-de-Marsan; le château de Passiance est aux environs; un terrain de golf a été aménagé à l'est du village, à Pessourdat.

Lucbardez-et-Bargues (450 Lucbardéziens, 2 148 ha dont 1 670 de bois) est à 14 km au nord-est de la préfecture; peinture Locatelli (30 sal.). Elle a une église romane isolée, et un petit canyon avec plusieurs étangs et cascades sur le ruisseau des Neuf Fontaines, qui s'achève par l'étang du Parguet juste avant son confluent avec la Douze; celle-ci borde la commune à l’ouest dans une vallée faiblement encaissée. Le château de Bargues, à l'ouest du village, a un petit étang. La population s'est accrue de 120 hab. entre 1999 et 2008. Bostens (190 hab., 766 ha dont 556 de bois) tient l'angle nord-est du canton, 5 km à l'est de Lucbardez et à la tête du ruisseau des Neuf Fontaines; église classée à clocher carré. À l'ouest, la nouvelle autoroute Bordeaux-Pau mord sur les finages de Bostens et de Lucbardez, et traverse au sud celui de Gaillères (590 hab., 1 404 ha dont 955 de bois), dont le village est à 13 km au NE de Mont-de-Marsan et qui a gagné 150 hab. dans le même temps.

Dans le canton Sud, 9 km à l’est de la préfecture, un peu au sud du Midou, Bougue (600 Bouguais, 2 196 ha dont 1 609 de bois) a un musée archéologique et de nouvelles arènes, où se déroule le Bolsin, épreuve de sélection de jeunes toreros créée en 1995; motte féodale de Castets, église inscrite des 12e et 14e s. à clocher-porche fortifié. Son territoire s'étend largement dans la forêt au nord du Midour, sur la rive droite duquel est le hameau d'Harpaillot, devant le confluent du Ludon. La population progresse depuis 1975, où elle n'était que de 300 hab.; elle a gagné 50 hab. de 1999 à 2008. Mazerolles (720 hab., 1 597 ha dont 1 032 de bois) est un peu plus proche de la préfecture, au sud-est, et a gagné 130 hab. dans le même temps; église inscrite du 13e s. Son territoire dépasse au nord la vallée du Midou et comprend deux champs de courses. Laglorieuse (590 Glorieux, 1 159 ha dont 633 de bois), 8 km au sud-est de la préfecture, fut une station thermale; elle a gagné 110 hab. et accueille la menuiserie Loubéry (45 sal.).

Bretagne-de-Marsan (1 300 Bretons, 1 293 ha dont 600 de bois) est un village à 6 km SSE de la préfecture, riche en maisons anciennes. La commune a un hôpital public de 34 lits, un lac de barrage de belle taille et une croissance soutenue: +350 hab. de 1999 à 2008, soit +37%. Benquet (1 500 Benquetois, 2 933 ha dont 1 036 de bois) est à l'ouest de Bretagne; son habitat s'éparpille le long des routes; la grande voie de Mont-de-Marsan à Orthez (D 933) fixe la limite occidentale du finage; métallerie ERM (Études réalisations montage, 50 sal.). La commune organise un festival de chant, et a encore gagné 150 hab. entre 1999 et 2008. Un vaste lac de barage est au sud-ouest, dans la vallée du ruisseau de Saint-Christau; le finage atteint au sud la plaine de l'Adour. Haut-Mauco (820 Haut-Maucois, 1 864 ha) est à 10 km au sud-ouest de la préfecture, de l'autre côté de la route d'Orthez. Au bord de celle-ci et de la voie ferrée se sont établies les installations de la grande coopérative Maïsadour, dont les semences (320 sal.), le magasin pour espaces verts Lisadour (70 sal.) et les aliments du bétail Sud-Ouest Aliment (50 sal.); récupération de déchets Ferso Bio (25 sal.). La population s'est accrue de 79 hab. entre 1999 et 2008.

Saint-Perdon (1 400 Saint-Perdonnais, 3 062 ha dont 1 921 de bois), 8 km OSO de la préfecture, est un village connu pour ses curieuses arènes de bois «à la landaise», offrant 2 360 places; transports Cazaubon (65 sal.) et Ebrex (40 sal.). La commune a gagné 410 hab. de 1999 à 2007, soit 40%. Campagne (950 Campenois, 3 391 ha dont 2 140 de bois) est 4 km plus loin sur la route de Dax (N 124, voie rapide), et conserve à la limite de la commune de Saint-Pardon un gros château néo-renaissance du 19e s. Sa population s'est accrue de 90 hab. après 1999.


Saint-Pierre-du-Mont

9 000 hab. (Saint-Pierrois) dont 370 à part, 7 075 ha dont 1 527 de bois, commune de la banlieue sud-ouest de Mont-de-Marsan (Landes). Surtout résidentielle, elle a un lycée général et un lycée professionnel privés, un collège public avec établissement régional d’enseignement adapté, clinique des Landes (130 sal.); usine de conserves Delpeyrat du groupe Maïsadour (280 sal.), informatique Agi-Net (75 sal.), négoces de matériaux Mat Adour (60 sal.), d'équipements d'automobiles AD Sarrat (75 sal.), de surgelés Gimbert (85 sal.) et Geladour (35 sal.); nettoyage ADNP (35 sal.), magasin Super-U (30 sal.), exploitation forestière BFSA (30 sal.), transports Giacomin (55 sal.), Dumartin (45 sal.), transports par cars Keoilis (45 sal.).

La commune n’avait pas 1 000 habitants dans les années 1930; elle est passée à 2 000 en 1960, 6 000 en 1975 et croît encore: elle a gagné 1 500 hab. de 1999 à 2008. L'habitat est circonscrit par la rocade de Mont-de-Marsan, qui offre deux échangeurs; celui du sud-ouest s'accompagne d'une zone d'activités, celui du nord-ouest d'une base de loisirs avec deux étangs. Le finage est borné au nord-ouest par le cours de la Midouze et atteint à l'est la voie ferrée, au-delà des quartiers de l'Alma et du Pouy.