Canton de Contres

Contres (Loir-et-Cher)

3 500 hab. (Controis), 3 609 ha dont 1 008 de bois et 94 de vigne, chef-lieu de canton du Loir-et-Cher dans l'arrondissement de Blois, 22 km au SSE de la préfecture, en bordure occidentale de la Sologne. La commune est fleurie (trois fleurs) et a un collège public. Elle a quelque réputation dans l'agro-alimentaire, avec ses cultures de légumes, asperges et fraises, et ses ateliers d'industrie alimentaire; biscuiterie Saint-Michel (groupe Andros, 150, 80 et 80 sal. dont madeleines Morina), conserves et plats préparés de poisson Marco Polo (150 sal.), Conserves du Blaisois (90 sal., légumes et aliments pour animaux de compagnie), conserves de légumes Gillet (35 sal.). Elle abrite également quelques entreprises d'autres branches d'activité: cabines de douches Novellini (50 sal.) et négoce associé (30 sal.); adhésifs pour moules de cuisson (Lhôtelier, 30 sal.); génie climatique Climatelec (70 sal.) et électrique ETDE (20 sal.), assainissement (Orléanaise, 30 sal.); magasins Super U (120 sal.) et Intermarché (45 sal.), transports Bruno Robert (110 sal.) et Berthin (30 sal.), Balneolog (25 sal.), MTA (20 sal.).

Contres a aussi un centre d'accueil pour handicapés (180 sal.) et un atelier protégé du Phénix, une maison de retraite. Le finage est très étiré d'ouest en est; il abrite à l'ouest les restes de l'ancienne abbaye de Cornilly (12e au 16e s.), tandis qu'à l'ouest il englobe une part de la forêt de Cheverny, dont le château de la Gondelaine (hôtellerie). Contres a atteint 2 000 hab. en 1836, dépassé 2 600 dans la seconde moitié du 19e s.; après un léger creux à 2 400 hab. en 1926, la population a augmenté lentement et passé les 3 000 hab. en 1991; elle a gagné 200 hab. de 1999 à 2007. Le bourg est le siège de la communauté de communes du Controis, qui réunit 10 communes (8 700 hab.).

Le canton a 19 000 habitants (16 900 en 2009), 17 communes et 28 491 ha dont 7 634 de bois; le haut lieu du canton est au NE, autour de Cour-Cheverny et du château de Cheverny. À son extrémité NO, le canton touche à la Loire à Candé-sur-Beuvron (1 500 Candéens, 1 549 ha dont 385 de bois), installée au confluent de la Loire et du Beuvron en amont de Chaumont-sur-Loire. Candé a un château du 15e au 17e s. à son nom, plus le château de Madon (15e au 18e s.) tout au nord de la commune; centre de vacances de l'Association Saint-Martin au château de la Borde (85 places). La commune se nommait simplement Candé avant 1927; elle n'avait guère que 500 hab. entre 1950 et 1975 et a crû sensiblement ensuite.

Juste en amont, Les Montils (1 700 hab., 927 ha dont 233 de bois) a gardé une allure de village fort, avec des maisons anciennes et de son ancien château seigneurial. Sa population a évolué comme celle de Candes: à peine 700 hab. dans les années 1960, 1 000 en 1982. Comme Candé, elle a gagné 200 hab. de 1999 à 2007. À l'est des Montils, Chitenay (1 050 hab., 1 561 ha dont 400 de bois) a deux châteaux, celui de Chitenay près du village (17e-18e s.), celui de Malabry (19e s.) plus au sud; la commune a gagné 100 hab. de 1999 à 2007.

Cormeray (1 400 hab., 1 031 ha) est sur la route de Blois à 8 km au nord de Contres; bien située et proche de Cheverny, elle a gagné près de 300 hab. de 1999 à 2007. Des Montils, on remonte la petite vallée de la Bièvre, affluent du Beuvron, jusqu'à Contres. Monthou-sur-Bièvre (710 hab., 1 662 ha dont 542 de bois et 52 de vigne) et Ouchamps (830 hab., 1 308 ha dont 337 de bois) se font face à 3 km au sud des Montils. Monthou a une menuiserie (Gauthier, 30 sal.) et a presque gagné 200 hab. de 1999 à 2007. Ouchamps, qui a 57 ha de vigne et un abattoir et négoce de volailles et gibiers (Ménard, 35 sal.), a presque doublé sa population de 1975 (420 hab.) à 1999 mais est restée stable ensuite

Valaire (90 hab., 668 ha dont 272 de bois), qui est à 3 km au sud de Candé, propose des jardins des «MétamophOZes» dans un ancien prieuré. Fougères-sur-Bièvre (810 hab. dont 50 à part, 1 469 ha dont 114 de vignes), qui se nommait Fougères avant 1881, a une grosse entreprise de menuiserie métallique et serrurerie (Goyer, 280 sal.) et un beau château renaissance (15e-16e s. et des restes du 11e s.), avec galerie et donjon, tours rondes à toits coniques, qui reçoit 15 000 visiteurs par an; lycée professionnel agricole privé de Boissay.

La partie méridionale du canton est viticole. Sambin (910 hab., 2 083 ha dont 308 de bois) occupe un vallon affluent à 4 km à l'ouest de Fougères et cultive 104 ha de vignes; elle abrite un collège privé; la commune a gagné quelque 180 hab. entre 1999 et 2007, soit juste un quart. Feings (660 Finois, 1 652 ha dont 400 de bois) est à moins de 2 km au SE de Fougères et cultive 84 ha de vignes; elle a gagné 120 hab. dans le même temps (+22%). Fresnes (1 000 hab., 1 602 ha dont 500 de bois), 2 km au NO de Contres, a 52 ha de vignes et abrite le château de Roujoux (17e s.); son peuplement a également progressé: 170 hab. de plus de 1999 à 2007, soit un cinquième.

Au SO de Contres, Oisly (340 hab., 1 061 ha) a un musée de la vie d'autrefois et cultive 279 ha de vigne. Sassay (680 Sassayens, 1 644 ha dont 221 de bois) est à 3 km au SSE de Contres et touche au site de stockage souterrain de gaz de Chemery; on y cultive 225 ha de vigne et la population a crû de 140 hab. entre 1999 et 2007. Toutes ces communes ont quelques châteaux plutôt récents, à l'exception du manoir de Bélyvière à Feings, qui est du 16e s., mais moins de bois et d'étangs qu'en Sologne proprement dite.


Cour-Cheverny

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Cheverny. Le château de Cheverny. © RB-RV
Cheverny. Le château de Cheverny. © RB-RV

2 700 hab. (Courchois), 2 980 ha, commune du Loir-et-Cher dans le canton de Contres, 14 km au SE de Blois en Sologne, au bord du Conon, affluent de gauche du Beuvron. Elle a une clinique psychiatrique (100 sal.) au château de la Borde, et plusieurs autres châteaux, dont le manoir du Vivier qui est du 15e s., les châteaux de Sérigny et de la Taurerie au sud-est (19e s.); maison de retraite. Surtout, elle partage avec sa voisine immédiate Cheverny (970 hab.) la gloire du château dont les deux communes portent le nom, et qui est situé dans la seconde. Le château, terminé en 1634, est plus connu pour son superbe parc à la française que pour son architecture, néanmoins réussie; il abrite diverses collections.

Au sud, s'étend la forêt de Cheverny, avec étangs et golf; au SO est le château de Troussay, renaissance aussi, qui loge un musée rural de la Sologne et s'accompagne d'un parc à l'anglaise de 12 ha et de beaux jardins. Cour-Cheverny avait 2 400 hab. en 1866, puis sa population s'était abaissée à 1 700 hab. en 1968; elle augmente depuis, mais au ralenti. Parallèlement, Cheverny avait baissé de 1 300 hab. en 1872 à 700 en 1975, et a crû ensuite jusqu'en 1999.