Canton de Montrichard

Montrichard

3 500 hab. (Montrichardais), 1 436 ha dont 953 de bois, chef-lieu de canton du Loir-et-Cher dans l'arrondissement de Blois, 38 km SO de la préfecture, sur la rive droite du Cher. Le nom ancien fut mons Trichard, d'un nom probablement germanique, ce qui justifie et exige la prononciation habituelle «mon-trichard». De la ville forte, il reste un donjon carré (panorama) qui abrite un musée archéologique, des hôtels particuliers renaissance et des maisons anciennes dont plusieurs à pans de bois. La petite ville a aussi un pont ancien sur le Cher, une fontaine «miraculeuse» à pèlerinages réputée depuis les Gaulois au lieu-dit Nanteuil; parc de loisirs avec plage, depuis 1937. Elle est dotée d'un collège public et d'un hôpital local (10 lits médicaux, 150 en tout), institut de rééducation, centre d'aide par le travail, maison de retraite.

Les caves Monmousseau (30 sal.) abritent un musée des confréries vinicoles européennes qui reçoit 20 000 visiteurs par an: Montrichard est en effet un haut lieu des appellations touraine bien qu'elle ne cultive guère de vigne elle-même. Elle est également «station verte de vacances». La ville accueille un établissement du groupe de plastiques Daher (50 sal.), dont les principales installations, de plus de 400 employés, sont partagées avec Saint-Julien-de-Chédon; ainsi qu'une usine pharmaceutique des laboratoires Dolisos (100 sal.) passée au groupe Boiron, des fabriques de maroquinerie (Chaintron, 40 sal. et Commerciale de Maroquinerie, 30 sal.), de mécanique de précision (Bazin, 20 sal.), de papiers et cartons Spiral (20 sal.); plâtrerie (Mérigot Lucas, 30 sal.), installations électriques (Mercier, 50 sal.), nettoyage (Dirty Floor, 75 sal.); centre d'aide par le travail.

Le finage s'étend au nord dans la forêt domaniale de Montrichard (1 047 ha), qui déborde sur les communes voisines. Montrichard a eu 3 300 hab. en 1881 et a décrû ensuite jusqu'à moins de 2 800 hab. en 1954, puis regagné des habitants jusqu'en 1975 (3 900 hab.); mais elle en perd depuis, dont 200 de 1999 à 2007. Elle est le siège de la communauté de communes du Cher à la Loire, qui associe 12 communes et 14 400 hab.

Le canton a 15 900 hab. (15 200 en 1999), 13 communes et 27 301 ha dont 6 007 de bois; limitrophe du département d'Indre-et-Loire, il s'étend au nord jusqu'à la Loire, et dépasse la vallée du Cher au sud où Faverolles-sur-Cher (1 300 Faverollais dont 65 à part, 1 551 ha dont 225 de bois) exploite la vigne (112 ha), a un institut médico-éducatif (60 places) et un institut de rééducation, un supermarché Carrefour (45 sal.); un métallier (70 sal.). Elle se trouve au-dessus du vaste réservoir géologique de stockage de gaz naturel exploité à Céré-la-Ronde, juste au sud. Elle n'avait que 760 hab. en 1968 et a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2007; son nom a été complété en 1953. Tout au sud du finage sont quelques restes classés de l'ancienne abbaye d'Aigues-Vives (12e s.), dont un beau portail et des peintures, au fond d'un vallon, près d'un étang.

À côté, Saint-Julien-de-Chédon (720 Saint-Juliennais, 987 ha) cultive 135 ha de vigne et dispose d'une zone industrielle dominée par un ensemble d'ateliers de plastiques composites du groupe marseillais Daher, héritier de la société locale Lhotellier avec laquelle il a fusionné en 1999: au total, 400 sal. Dans la vallée du Cher, rive gauche, Angé (810 Angéens, 1 736 ha dont 400 de bois) est à 5 km à l'ESE de Montrichard; la commune conserve des restes d'un château des 15e-16e s. et cultive 194 ha de vignes; forages et canalisations Bardin (35 sal.).

Bourré (750 Bourrinchons, 484 ha), sur la rive droite plus accidentée et juste en amont du chef-lieu, est aussi une commune viticole (77 ha de vignes) qui a des habitats troglodytes; elle accueille une fabrique de conserves de champignons et concentrés de fruits et légumes (100 sal., Sica du Val du Cher), une de conserves de légumes (Reitzel-Briand, 55 sal.) et une serrurerie (Emka, 45 sal.), une maçonnerie (Pereira, 35 sal.) et s'orne du manoir renaissance des Roches (16e s.); la commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2007.

En aval de Montrichard, Chissay-en-Touraine (1 100 Chisséens, 1 817 ha) cultive 56 ha de vignes et a une distillerie Fraise-Or ainsi qu'un atelier de la Maroquinerie de Montoire (30 sal.); supermarché U (65 sal.). Le château de la Ménaudière (15e-17e s. et 19e s.) au nord-est du village, à l'orée de la forêt de Montrichard, abrite un établissement de la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN) dans un parc de 60 ha (soins de suite et réadaptation, 100 places). Chissay, «en Touraine» depuis 1933, regagne quelques habitants depuis 1982, dont 90 de 1999 à 2007, ce qui lui a permis de dépasser les 1 000 hab. Plus loin à l'ouest, Saint-Georges-sur-Cher est sur la rive gauche du Cher.

Tout à l'est du canton, 9 km à l'est de Montrichard, Monthou-sur-Cher (960 Montholiens, 2 016 ha dont 496 de bois), en fait dans un vallon affluent et non dans le val de Cher, a une église des 11e et 13e s. et abrite près de la forêt de Choussy le château du Gué-Péan, des 17e-18e s. avec des tours rondes plus anciennes (16e s.), qui abrite un musée d'histoire, d'art populaire et de folklore et des activités ludiques (aérostation, centre équestre); maroquinerie des Ateliers Montholiens (Amm, 160 sal.), négoce et location de machines Branger (Aeb, 280 sal.). La commune cultive 220 ha de vignes, record du canton; elle a eu 1 400 hab. en 1851, moins de 1 000 depuis 1926 mais tend à augmenter très légèrement depuis 1975 (800 hab.).

Passé la forêt domaniale de Montrichard vers le nord, Pontlevoy (1 700 Pontiléviens, 5 112 ha dont 1 131 de bois), 7 km au NE du chef-lieu, a une ancienne abbaye, avec des restes du 14e et du 15e s., un jardin d'agrément et un cloître du 18e, devenue propriété de Hammes Co. (États-Unis), qui l'a rénovée en en faisant un lieu d'accueil pour la fondation Euramcenter de l'université du Mississippi du Sud. Le village a un collège-internat catholique et un centre d'aide par le travail; il reçoit un festival annuel de musique classique et son musée municipal qui comporte plusieurs sections: camions poids lourds, aviation, publicité (affiches anciennes, avec un fonds du chocolat Poulain), photographique (Louis Clergeau), «dans la rue» (anciens métiers). La commune a un centre d'aide par le travail et un centre éducatif, un établissement du Bureau Veritas (25 sal.); elle contient aussi le château des Bordes (18e et 19e s.) et le manoir de Maré (15e-16e s.) et cultive 48 ha de vignes; au nord, elle a une part de la forêt de Sudais, bordée par l'étang de Sudais (61 ha) qui barre une tête de la Masse. Pontlevoy a dépassé les 2 500 hab. entre 1851 et 1886 puis a décliné jusqu'en 1975, stabilisant ensuite le nombre de ses habitants.

Thenay (860 Thenaysiens, 2 003 ha dont 307 de bois), 3 km à l'est de Pontlevoy, a aussi au nord-est quelques bois et de petits étangs, et cultive 136 ha de vignes; elle a gagné 50 hab. de 1999 à 2007; sérigraphie Rabet (L'Image, 50 sal.), magasin de matériaux (Point P, 25 sal.), traitement de déchets du groupe Onyx (60 sal.).

À 18 km au nord de Montrichard, dominant la Loire, trône le gros château de Chaumont, l'un des très grands du val de Loire, refait aux 15e-16e s. sur une base ancienne, réaménagé au 19e s. et doté de grands parcs (la propriété occupe 2 500 ha), après avoir hébergé une manufacture passée du verre à la faïence et à la terre cuite, et acquis par l'État en 1938; riche mobilier et tapisseries, musée de sellerie et voitures. Le Conservatoire international des parcs et jardins et du paysage organise depuis 1992 à proximité du château un festival international des jardins, espace de création souvent original et audacieux. Le château reçoit 85 000 entrées par an, le festival des jardins 135 000; l'EPIC du domaine régional emploie 40 personnes. L'ensemble est dans la commune de Chaumont-sur-Loire (1 040 hab., 2 684 ha dont 1 000 de bois); la Masse, affluent de gauche de la Loire, y a sa source et le finage s'étend au sud dans les bois; la population communale a perdu quelques habitants de 1999 à 2006.

Vallières-les-Grandes (810 Valleriens, 4 075 ha dont 1 207 de bois), 9 km au nord de Montrichard, est dans la petite vallée de la Masse sur le bas plateau; son finage partage avec Chaumont et Pontlevoy le bois de Sudais; château de la Guillotière (19e s.) au sud-ouest, maison de retraite (35 sal.). La population communale était tombée de 1 100 hab. en 1886 à 490 hab. en 1990, puis a remonté, et rajouté près de 200 hab. de 1999 à 2007, soit un gain d'un tiers. Rilly-sur-Loire (450 Rillageois, 1 022 ha dont 361 de bois) relaie Chaumont en aval; elle a un centre d'accueil et de soins pour handicapés, quelques vignes (55 ha); son finage donne au sud sur le bois de Chassepaille; «sur Loire» date de 1958; la population communale était tombée à moins de 300 hab. en 1982 (460 un siècle avant).


Saint-Georges-sur-Cher

2 400 hab. (Saint-Georgiens), 2 378 ha dont 446 de bois, commune du Loir-et-Cher dans le canton de Montrichard; église du 12e s., manoir des Couldraies (16e et 19e s., prieuré de la Chaise (13e et 16e s.). Grosse commune viticole, elle cultive 450 ha de vignes d'AOC touraine; Caves de la Tourangelle (Bougrier, 35 sal.), espaces verts C. Girault (25 sal.), deux maisons de retraite (le Val Fleuri, 30 sal.; les Cèdres, 25 sal.). La commune a eu plus de 2 500 hab. au 19e s. mais sa population était tombée à moins de 1 700 dans les années 1960; elle augmente depuis et a gagné 150 hab. de 1999 à 2007.